Observer et utiliser la respiration. Jean-Michel HÉRIN

Que ce soit dans des domaines aussi variés que l’Anesthésie, l’Hypnose, l’Acupuncture ou l’Art, la respiration est fondamentale. Ce mouvement initial est essentiel puisque, c’est un lieu commun, quand il n’y a pas de respiration, il n’y a pas de vie. De la même manière, ce qui ne bouge pas, ce qui n’est pas dynamique, est figé. Il ne « respire » pas.

ANESTHÉSIE

« Je vous invite à prendre une grande respiration, et à profiter de ce nuage d’oxy- gène, au-dessus de votre visage, pour bien vous fortifier, avant de vous endormir. Pendant ce temps nous allons mettre en place un dispositif pour bien vous hydrater... », comme le dit Damaris, infirmière anesthésiste à Strasbourg...

Assurer l’oxygénation des tissus est vital en anesthésie. Celle-ci dépend de la fonction des poumons, qui vont assurer l’évacuation du gaz carbonique et l’oxy- génation du sang. Puis l’appareil circula- toire va se charger de distribuer le sang oxy- géné aux tissus. La circulation dépend elle- même des mouvements respiratoires, et en particulier du diaphragme qui, tout comme le cœur, agit comme une pompe.

La fonction diaphragmatique ainsi que celle des muscles respiratoires acces- soires est l’une des préoccupations prio- ritaires en anesthésie. Celle-ci peut être compromise soit par l’action intrinsèque des drogues anesthésiques, qui dépriment la respiration, soit par un mécanisme cen- tral, au niveau du cerveau, soit par un mé- canisme périphérique, au niveau des mus- cles respiratoires. La perméabilité des voies aériennes peut également compromettre la respiration.
L’anesthésie péridurale, la rachianes- thésie, ainsi que certaines anesthésies loco-régionales peuvent tout autant com- promettre les paramètres de mécanique ventilatoire.
Il y a aussi le fameux « prenez une GRANDE respiration... je pique ». Pour l’avoir expérimenté en tant que patient : ÇA MARCHE ! Comme quoi quand nous sommes en situation de vulnérabilité tout ce qui nous est proposé est bon à prendre !

HYPNOSE

En hypnose, la respiration est un outil fondamental, puisqu’elle va permettre la synchronisation du thérapeute et du pa- tient grâce à la technique de synchroni- sation respiratoire (pacing). La respira- tion permet également, à elle seule, d’in- duire la transe hypnotique ou encore de refaire un travail pendant la transe.

Dès le début de la consultation, le thé- rapeute peut observer la respiration du patient. Est-elle fluide ? Aisée ? Le patient respire-t-il vite ? Superficiellement ? Prend- il souvent de grandes inspirations ? Soupire- t-il ? Est-il gêné pour inspirer ? Pour expirer ? La respiration ne peut pas mentir...

Pendant toute cette phase de l’interro- gatoire, d’observation, le thérapeute va synchroniser sa respiration sur l’expiration du patient. Par un phénomène de mirro- ring respiratoire (pacing), mais également verbal et gestuel, la respiration du patient va petit à petit se caler sur la respiration du thérapeute. L’un et l’autre accordent leurs rythmes pour respirer et, de ma- nière implicite, accorder leurs rythmes vitaux, se mettre « sur la même longueur d’onde », vibrer à l’unisson, afin d’activer leurs fameux « neurones miroirs ». L’inconscient du thérapeute et celui du patient vont pouvoir se synchroniser.
 

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Bouffées de chaleur: apports de l’hypnose. Marc PICARD-DESTELAN 

Je travaille sur le problème des bouffées de chaleur dans le cadre d’un établissement de soins pour des personnes souffrant de cancer, en particulier le cancer du sein. En effet, ces soins entraînent fréquemment des modifications hormonales responsables de bouffées de chaleur.

 

 

 






Les 11 principes d'Erickson. Etude synthétique 

Abraham HERNÁNDEZ COVARRUBIAS. Article traduit par Gérard FITOUSSI  

Erickson était réputé pour son efficacité thérapeutique et la rapidité avec laquelle il traitait les patients difficiles. C’était sa spécificité et, pour
y parvenir, il n’hésitait pas à utiliser des techniques et des stratégies différentes avec
un style qui lui était propre.Il n’a cependant pas systématisé ses stratégies. 

 

 

 


Note troisième. Selon François Roustang. Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND
 

En quelques mots, François Roustang dessine, sans détour, la place singulière que tient le symptôme dans son univers. Tout symptôme en effet y est considéré comme « une isolation, un retranchement du flux de la vie, un arrêt, une mise à l’écart » 

 

 

 


Traumatismes complexes : Adaptation de l'hypnose. Olivier PIEDFORT-MARIN
 

Les séquelles de traumatismes complexes sont souvent un défi pour la psychothérapie
à bien des égards. Par traumatismes complexes on comprend principalement des événements traumatisants pendant l’enfance et l’adolescence, événements souvent répétés ou réguliers sur de nombreuses années. 

 

 

 


Personne âgée démente et l'hypnose aux urgences. Marie-Laure MOUEZA
 

En tant que soignante, je me forme au mieux. Actuellement la réponse médicamenteuse est limitée. On ne dispose pas de traitement curatif. Les traitements non médicamenteux apportés par les soignants sont alors d’une grande importance car ils sont souvent les seuls mis en œuvre pour maintenir l’état de santé et d’autonomie des personnes. J’ai donc décidé de me former à l’hypnose. 

 

 

 


La respiration est le souffle de vie. Jeanne-Marie Jourdren
 

La vie est indissociable de la respiration. Le soin l’est tout autant : la respiration est le lien qui unit le monde intérieur du patient au monde extérieur. Quel que soit le soin effectué, quelle que soit la discipline pratiquée, le soignant devra être attentif à la respiration du patient. La respiration traduit de façon fidèle le rythme du monde intérieur de tout un chacun. 

 

 

 


Mouvement de respiration. Concepcion RUANO-SICHI
 

"C’est toujours le même mouvement, il suffit de se fondre en lui, de s’y absorber. Tenter de revenir. Tenter de passer. Affronter l’écume et la vague. On pourrait croire que c’est un affrontement mais on aurait perdu d’avance. On n’affronte rien. Entrer dans l’océan ne peut pas être l’affronter. On entrera un peu plus loin, on s’accordera à lui. C’est toujours le même mouvement. Dans l’espace physique de la vague. Dans la pensée. C’est ce mouvement-là, exactement. La liberté qu’on prévoit, qu’on entrevoit après la barrière de la vague.

 

 

 


En orthophonie, la respiration. Isabelle HUÉ-DELETTREZ
 

L’attention à la respiration du patient revêt, pour l’orthophoniste, une importance particulière, que la plainte concerne la voix, l’articulation, la communication bien évidemment, mais aussi dans les autres domaines d’exercice de l’orthophonie tels que le langage écrit, les troubles affectant la logique, les mathématiques, la neurologie...  

 

 

 




Observer et utiliser la respiration. Jean-Michel HÉRIN
 

Que ce soit dans des domaines aussi variés que l’Anesthésie, l’Hypnose, l’Acupuncture ou l’Art, la respiration est fondamentale. Ce mouvement initial est essentiel puisque, c’est un lieu commun, quand il n’y a pas de respiration, il n’y a pas de vie. De la même manière, ce qui ne bouge pas, ce qui n’est pas dynamique, est figé. Il ne « respire » pas. 

 

 

 


Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
 

La respiration est le premier mouvement qui nous attache à la vie : sans ce mouvement, pas d’énergie et pas de vie. Le manque de cette énergie est crucial. Cette énergie est vitale, elle nous remplit de vie. La variation de cette énergie aura des conséquences sur tout notre organisme, sur toutes les fonctions vitales. Lorsqu’elle vient à manquer, le corps met en œuvre mille et une stratégies pour compenser et préserver ce qui est de plus précieux : la vie. 

 

 

 


« Ça tombe bien ! » Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 48
 

Pas vrai ! Mon vélo a de nouveau un pneu crevé, juste maintenant quand je dois aller au cabinet et suis déjà limite avec le temps.  

« Salut ! mais que fais-tu dans le froid de ce matin ? » Ah, ça tombe bien, un ami qui passe au bon moment avec sa bagnole. Je lui demande un passage et réussis à arriver à temps au boulot.  

 

 

 


Laissez advenir...Sophie COHEN
 

Laissez advenir... Laissez advenir ce qui est... ce qui est là... présent, dans le maintenant à l’intérieur de vous-même... Sentir ce qui est en place à l’intérieur de vous-même... de votre corps... ressentir, oui, comme ça... c’est très bien... Juste res- sentir ce qui est... est-ce que vous sentez les zones fraîches... les zones chaudes ? Sentez-vous ici des tiraillements ? Là des fourmillements ?... 

 

 

 


Cette phobie, une peur de mourir… ou de vivre ? Dr Adrian CHABOCHE
 

Dans notre exploration des dimensions humaines et de ce qu’elles recèlent de mystérieux aux confins des pathologies, il semble nécessaire à notre pratique de s’autoriser à avoir des regards innovants et neufs sur ce que l’on pense savoir. Nos connaissances, les théories, si elles nécessitent bien qu’on les maîtrise à un moment donné, sont là pour être oubliées. Ou ré-inventées.

 

 

 


Hypnose et danse avec Catherine Contour. Dr Dina ROBERTS
 

Pour ce numéro, j’ai choisi d’inviter Catherine Contour, dont la pratique artistique et pédagogique a été considérablement influencée par le pas de côté qui l’a emmenée vers l’hypnose. A partir d’une formation aux arts décoratifs et à la danse contemporaine, elle enrichit son approche du corps et du mouvement par des pratiques énergétiques. C’est lors d’un stage de Qi gong organisé par Jean Becchio qu’elle découvre par hasard l’hypnose à laquelle elle décide alors de se former et qui prendra peu à peu une place centrale dans son travail. 

 

 

 


Les Grands Entretiens: Jean-Marc Benhaiem par Gérard Fitoussi
 

Une des premières questions qui me vient à l’esprit est celle qui a mené à la création du premier diplôme universitaire d’hypnose à la Pitié Salpêtrière, lieu hautement symbolique. Peux-tu nous en donner la genèse ? Jean-Marc Benhaiem : Après avoir ouvert une formation à l’hypnose médicale en 1996, je décide en 2000 de proposer à l’Université de la transformer en DU. 

 

 

 


Livres en bouche. Jean-Marc Benhaiem
 

30 jours pour pratiquer l’autohypnose, Pascale Chami, psychologue, Damien du Perron, médecin. J’ai lu le livre et j’ai aimé ! Les deux auteurs de cet ouvrage, aidés par une longue pratique d’hypnothérapeutes, ont décidé de construire des exercices qui sont des réponses à nos problèmes. 

 

 

 


Recherches: Neuroscience of consciousness 2017. Dr Adrian CHABOCHE
 

Cet article est le fruit d’une initiative conjointe de la Société internationale d’Hypnose et de la Confédération française d’Hypnose et Thérapies brèves (CFHTB). Ces deux sociétés savantes ont réuni des scientifiques du monde entier en marge du Congrès international d’hypnose ayant eu lieu à Paris en août 2015, pour une journée de réflexion autour de la recherche sur l’hypnose.