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Mis à jour : il y a 1 semaine 5 jours

Hypnoscope Août 2017 - Actualités Thérapeutiques

jeudi 31 août 2017 - 11:01
L’hypnose médicale pour lutter contre la douleur - La Montagne La psychologue d’une maison de retraite de l'Allier passe un diplôme universitaire d’hypnose médicale pour accompagner des personnes âgées en luttant contre la douleur.
De plus en plus présente dans les hôpitaux, l’hypnose médicale fait aussi son apparition dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Une psychologue de l'Allier suit actuellement une formation à l’université Clermont Auvergne pour passer un diplôme et mettre en place un protocole de prise en charge à la maison de retraite de Vendat, près de Vichy.

Une approche complémentaire

« Je ne m’intéresse pas à l’hypnose par effet de mode », insiste Mathilde Billiard, psychologue aux Opalines et dans une autre structure gériatrique à Gannat. « Cette approche a démontré son efficacité sur la diminution de la sensation douloureuse. Elle va permettre à l’infirmière de réaliser un soin dans un contexte plus apaisé, au médecin de réduire la consommation de médicaments, au résident de se sentir moins douloureux. »
Les établissements explorent d’autres pistes pour accompagner les patients particulièrement sensibles aux effets iatrogènes. « La tendance actuelle est de diminuer la prise de médicaments, dans la mesure du possible, et d’avoir d’autres approches complémentaires, explique Denis Lethuaire, médecin coordonnateur à l’Ehpad. Car les personnes âgées sont sensibles aux effets secondaires indésirables. On sait qu’au-delà de trois-quatre médicaments, on ne maîtrise plus trop les interactions et nos résidents en prennent souvent six voire dix. Ce n’est pas propre à cet établissement. C’est propre à l’ensemble de la population et aux polypathologies. »

Limiter les chutes

« Le non médicamenteux n’est pas possible, reconnaît Laurent Vallade, le directeur de l’Ehpad. L’hypnose, comme l’acuponcture, n’est pas le remède à tous les maux. Pour autant, on peut petit à petit réussir à diminuer la consommation de médicaments pour le bien-être de la personne. Car ce n’est pas parce qu’on consomme des médicaments qu’on est mieux. On sait que cela entraîne des problématiques de perte d’équilibre, de perte de force, de chute. On lutte contre cela tous les jours. Il y a plein de pistes à explorer. »

A Vichy, plusieurs services de l'hôpital utilisent aussi l'hypnose médicale
Urgences, bloc opératoire, maternité, neurologie… À Vichy, l’hypnose est pratiquée dans plusieurs services du centre hospitalier Jacques-Lacarin. Depuis 2015, 48 agents paramédicaux (sages-femmes, infirmiers…) et 20 médecins ont été formés en interne. De nouvelles formations sont programmées en 2017 et 2018, quand d’autres praticiens ont fait le choix de retourner à la faculté. « Ce n’est absolument pas l’hypnose de spectacle que l’on peut voir à la télévision, insiste Fabienne Vaysse, médecin aux urgences et titulaire d’un diplôme universitaire d’hypnose médicale. On ne fait pas faire n’importe quoi aux gens. On induit un chemin et c’est l’inconscient du patient qui travaille pour trouver ses ressources et calmer des douleurs, des angoisses… »
Estelle Dissay



Offrir plus qu’un accouchement - Le Progrès La maternité de l’hôpital Lucien-Hussel multiplie les services bien-être avant et après la naissance.
De Saint-Jean-de-Bournay à Saint-Rambert-d’Albon en passant par Givors, on vient accoucher à la maternité de l’hôpital Lucien-Hussel de Vienne. Cela représente environ 1 700 naissances par an.

Classé niveau 2, l’établissement peut accueillir des naissances “difficiles” à partir de 32 semaines et 1,5 kg pour l’enfant grâce au plateau technique de néonatalogie. Seules les CHU (centre hospitalier universitaire) des grandes villes comme Lyon sont mieux classés (niveau 3). Mais Florent Chambaz, le directeur, après le travail sur le côté sécurité des soins pour la mère et l’enfant, veut mettre également en avant celui autour de « la qualité de l’accueil de la mère, de l’enfant, du conjoint » et « le renforcement le lien de la parentalité ». D’où l’appartenance au réseau Aurore (Association des utilisateurs du réseau obstétrico-pédiatrique régional) pour une qualité des soins et du bien-être.

Pour le bien-être de toute la famille
Cette approche se décline en deux volets. D’une part, des choses très pratiques comme la possibilité pour le père ou conjoint de dormir à la maternité afin de rester proche de la mère et de l’enfant, avec un petit-déjeuner en self-service de 7 h 30 à 9 h. D’autre part, une « offre de médecine complémentaire » comme de l’acupuncture en préparation à l’accouchement et à la suite, de l’hypnose, de la sophrologie, des cours de préparation en piscine ou, depuis septembre, du yoga. À la rentrée, une consultation allaitement reprendra. Elle avait cessé faute de praticien disponible.
Après la naissance, un partenariat avec la CPAM permet, via le réseau Prado, d’écourter le séjour en maternité au profit d’un suivi à domicile plus long par des sages-femmes. « Les mamans doivent arriver comme chez elles dans le service », explique Florent Chambaz. L’hôpital essaie de maintenir ce lien même en néonatalogie où une chambre mère et bébé est installée malgré la nécessité des soins.


Morlaix. À l’hôpital, de l’hypnose pour mieux vivre les soins - Ouest France Des soignants du Centre hospitalier des pays de Morlaix sont progressivement formés à cette pratique. Objectif : rassurer les patients et atténuer la douleur lors de certains actes.

Et si l’hypnose pouvait rendre moins difficile un passage à l’hôpital ? C’est le pari fait par de plus en plus d’établissements en France, dont celui de Morlaix. Depuis 2016, 25 soignants ont été formés, ou sont en passe de l’être.

On est très loin ici des pendules et autres hypnotiseurs de plateaux télé. « Nous avons un cahier des charges très strict, avec notamment un volet sur l’éthique », explique Bernard Laurent, directeur des soins.

Coté formateur aussi, c’est du sérieux. Michel Ruel (*) a longtemps été chef d’un service de médecine interne à Nanterre. Il se consacre aujourd’hui exclusivement aux consultations d’hypnose et à la formation des personnels médicaux et non-médicaux (infirmiers, etc.).

« Langage rassurant »
Au centre hospitalier des pays de Morlaix, ce sont principalement les infirmier(e) s, aides-soignant(e) s et kinésithérapeutes qui en bénéficient.
Ils apprennent notamment à améliorer leur communication dans les soins. « Il s’agit d’adopter un langage rassurant et mobilisateur, raconte Michel Ruel. Par exemple, éviter de dire : Je vais vous piquer, ça ne va pas faire mal. Mais plutôt : Je vais vous faire un soin qui va vous faire du bien. »
Les personnels sont aussi formés à l’autohypnose. « Je propose des exercices simples pour leur permettre de mieux vivre des situations complexes, comme la mort d’un patient, le surmenage… »
Mais le plus gros volet concerne la pratique à destination des patients. « Il y a d’abord l’hypnose conversationnelle, qui consiste à inviter le patient à focaliser son attention sur quelque chose qui lui tient à cœur pendant un acte médical », tout cela au cours d’une discussion.
Une méthode qui, selon les stagiaires morlaisiens, a porté ses fruits lors de prises de sang anxiogènes.

Contre la douleur

Quant à l’hypnose plus formelle, elle vise à accompagner des soins plus traumatisants. Le patient est alors invité à fermer les yeux pour être guidé dans « un voyage intérieur ».
Ce souvenir agréable, ce sport favori ou cette tarte aux pommes sont revécus grâce à la mobilisation de sensations – tactiles, olfactives… – connues. Un changement de pansement peut alors, parfois, se faire sans aucune douleur.

« Ou s’ils sentent quelque chose, ce sera amoindri car sans tonalité affective. » C’est-à-dire sans angoisse liée, par exemple, à un traumatisme passé. Au CHPM, un changement de drain thoracique a ainsi été « nettement facilité » grâce à cette pratique.

L’hypnose ne se substitue pas au traitement. Mais elle peut permettre de diminuer la dose de médicaments, par exemple lors d’une anesthésie locale. Les traitements peuvent aussi voir leur action améliorée. Autre bienfait soulevé par le spécialiste : « Les gens deviennent acteurs de leur guérison. »
(*) Michel Ruel vient de sortir Se soigner avec l’hypnose et l’autohypnose, avec la collaboration de Chantal Briquet, psychologue ; préface du Dr Jean Becchio.




François Roustang : le début d’une aventure. Dr Julien Betbèze

mercredi 30 août 2017 - 10:39
Revue Hypnose & Thérapies brèves n°45 Le début des années 1980 a été marqué par l’arrivée sur la scène thérapeutique de l’importance de l’œuvre de Milton Erickson, avec la publication en 1984 en français du livre de Jay Haley, Un thérapeute hors du commun. L’entrée de l’hypnose thérapeutique en France a été facilitée par les formations mises en place par Jean Godin et Jacques-Antoine Malarewicz. Mais si l’hypnose thérapeutique a pu être accueillie comme une pratique et également comme une pensée, elle le doit au travail théorique effectué par François Roustang depuis la publication de Suggestion au long cours en 1984 . Durant les années 1980 la crise du modèle lacanien éclate, les analyses de François Roustang n’étant pas étrangères à cette modification du paysage culturel.

Si dans ce texte François Roustang, selon la tradition lacanienne, confond encore l’hypnose et la suggestion, critiquant celle-ci au sein du processus de transfert, il note déjà que chez Freud l’étude des processus psychiques sont ceux d’un individu pris isolément. Roustang souligne la construction de la réalité : « quiconque a pratiqué plusieurs analystes sait bien qu’il n’a pas découvert avec chacun le même passé », attirant l’attention sur le risque de la fabrication de double chez les analystes.

C’est dans le prolongement de cette critique que François Roustang pointe l’importance pour chaque thérapeute de se situer à partir d’une position de liberté, en dehors de la répétition de la parole sacrée proférée par tel ou tel maître, que ce soit Lacan ou Freud. Et c’est justement parce qu’il a pu se positionner comme un penseur libre, que François Roustang a pu interroger les discours convenus sur la différence radicale entre l’hypnose pensée comme suggestion et le transfert.

Si François Roustang est passé pour un penseur iconoclaste, il est avant tout quelqu’un qui ose se poser des questions remettant en cause des positions faussement assises, simplement en reprenant les textes fondateurs et en les relisant dans leur fraîcheur native. Ne pas se prendre pour ce que l’on n’est pas, telle pourrait être sa devise, s’adressant en particulier à tous ces psychanalystes qui s’imaginent faire œuvre de science au lieu de reconnaître simplement vouloir changer quelque chose. Savoir reconnaître la dimension prosaïque d’une pratique, ne pas prendre des vessies pour des lanternes, est la condition minima pour pouvoir aider quelqu’un à se dépêtrer des fils entremêlés de sa vie.

Lorsque la psychanalyse lacanienne oublie la dimension des suggestions au sein même de l’interprétation, elle construit une stratégie discursive pour établir un pouvoir culturel visant à éliminer toute dissidence et tout intérêt pour le corps. François Roustang fait partie de ces penseurs qui ont permis non pas de rejeter Freud, mais de penser au-delà des apports de ce dernier, pour retrouver l’importance de l’hypnose thérapeutique. Nous devons le retour en France de l’intérêt pour l’hypnose à sa grande intelligence, à la beauté de son style, mais surtout à son courage d’être resté fidèle à une parole libre, au risque d’être éjecté comme un malpropre par le pouvoir institutionnel des dominants. Il a vraiment pris le risque de se retrouver seul pour rester fidèle à une éthique de la vérité.

C’est dans cette période, en juin 1983, que je l’ai rencontré pour la première fois à Cerisy-la-Salle, lors d’un colloque autour de René Girard. Il était présent pour une conférence sur Casanova dont il décrivait les stratégies d’esquive de la rivalité, et les montages pour ridiculiser l’autorité sans jamais l’affronter directement. En écoutant cet exposé, nous sentions à la fois les points communs avec cet auteur qui a cherché dans son œuvre à dévoiler les visages masqués, à dégonfler les secrets, à faire émerger les rires, les tromperies au sein du lien social ; nous sentions aussi toute la différence avec un homme qui avait le courage d’affronter les discours dominants et qui était capable de prendre le risque d’être là où on ne l’attendait pas. Cette année 1983 est celle aussi où François Roustang a participé, avec René Girard et Mikkel Borch-Jacobsen, à un colloque à l’hôpital Fernand-Vidal sur l’hypnose. René Girard, par l’intermédiaire de son ami Jean-Michel Oughourlian, s’intéressait à cette pratique qui peut être pensée comme une des modalités thérapeutiques de l’approche mimétique.

Edito: Les couleurs de la vie. Sophie Cohen
Ce numéro est sous le signe du vivant, du vital. Tout d’abord grâce à notre artiste : Mario René Madrigal. Ce peintre né au Nicaragua, avant de se révéler au Costa Rica, exprime une continuité entre les temps du précolombien et les temps actuels. Il opère ces liens au travers de la symbolique et les couleurs qu’il utilise. 
Arrêt du tabac: script détaillé d'une séance. Dr Daniel Quin
Je propose quotidiennement des séances de sevrage tabagique en me servant de mon statut assumé de fumeur. J’aime fumer ! Il s’agit dans la structure d’intervention que je souhaite partager avec vous d’une sorte de recette universelle. A vous de l’adapter individuellement à chacun de vos patients et d’en faire « du sur-mesure » comme nous l’ont enseigné Erickson et ses disciples.

Techniques d’hypnoanalgésie. Dr Gilda Pardey Bracho
En neurochirurgie certaines procédures, en particulier de type fonctionnel, méritent des états alternant entre la sédation/analgésie (moments inconfortables et/ou douloureux) et l’état de conscience critique, afin d’évaluer l’efficacité de la procédure chirurgicale : électrode correctement placée, amélioration des symptômes lors de la stimulation corticale ou médullaire, et absence d’effets indésirables lors de la stimulation/résection chirurgicale.
Sclérose en plaques: Diminuer la spasticité. Valérie Etchevers
Depuis quelques années je travaille en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), où je pratique l’hypnose dans ma fonction d’infirmière, et je travaille également en cabinet. Il m’est arrivé assez fréquemment de rencontrer des personnes atteintes de sclérose en plaques. La sclérose en plaques, ou SEP, est une affection du système nerveux central. Elle touche le cerveau, le cervelet et la moelle épinière qui ont en commun d’être constitués de cellules spécifiques, les neurones.
Dossier François Roustang: l'Editorial du Dr Jean-Marc Benhaiem
Les grands penseurs sont fascinants. Leurs textes contiennent des ouvertures et des avancées à n’en plus finir. A chaque lecture et relecture, un nouveau concept apparaît. Ils vont à l’essentiel. Ils sont lus par une multitude qui y trouve son compte. L’écriture est précise. Chaque mot est pesé, choisi. Les textes et ouvrages de François Roustang sont de cette veine. "François a enseigné, a beaucoup écrit, fut beaucoup lu, mais se sentait peu compris", nous rappelle Gaston Brosseau depuis Montréal.

Roustang, l’homme libre. Guillaume Delannoy
C’est une amie qui m’a fait découvrir François Roustang. A une époque de sa vie où elle allait très mal, elle avait acheté La fin de la plainte, un livre destiné à un large public, mais aussi adressé aux professionnels de la relation d’aide, raison qui avait certainement guidé le choix de cette intellectuelle qui cherchait des pistes pour sortir de sa souffrance, mais qui n’aurait jamais, au grand jamais, daigné acheter ou même feuilleter un livre de développement personnel.
« De l’insoutenable légèreté de l’être ». Sylvie Le Pelletier-Beaufond
« De l’insoutenable légèreté de l’être » : c’est en ces mots que François Roustang évoque lors d’un de nos derniers entretiens, à l’aube de ses derniers jours en guise peut-être de clôture de son œuvre, l’essence de la vie qu’il nous invite inlassablement à contacter, dans une forme de présence au monde libre, intense, fluide. François Roustang sans relâche incite, propose, impose même de s’installer dans la vie telle qu’elle est, dans cette « légèreté de l’être, insoutenable parfois ».
Dans les blocs opératoires. Dr Marc Galy
En octobre 1995 François Roustang donne une conférence à la Fondation Ling de Lausanne : « Pourquoi notre culture se méfie-t-elle de l’hypnose ? ». Cette conférence est publiée dans Feuilles oubliées, feuilles retrouvées en mai 2014 par Payot. Dans ce texte, il souligne que « notre époque accueille relativement volontiers l’hypnose lorsqu’elle est capable de produire des effets d’anesthésie ou d’analgésie, c’est-à-dire lorsqu’elle nous coupe des stimuli afférents qui pourraient être cause de douleur… ».
Faire vivre avec, jusqu’au bout ! Prolonger le geste de François Roustang. Dr Eric Bonvin
Après avoir exploré durant de nombreuses décennies l’expérience de vivre en ce monde avec les êtres vivants, permis à ceux qui en souffrent de la vivre mieux, évité d’échouer sur les écueils mortifères de la modernité, François Roustang a, tout au long de son cheminement, laissé de précieux indices sur l’expérience de vivre. Son parcours l’a conduit dans tous les domaines où elle peut être explorée, comme dans l’institution spirituelle religieuse, la psychologie, la psychanalyse, la philosophie puis l’hypnose thérapeutique.
François Roustang : le début d’une aventure. Dr Julien Betbèze
Le début des années 1980 a été marqué par l’arrivée sur la scène thérapeutique de l’importance de l’œuvre de Milton Erickson, avec la publication en 1984 en français du livre de Jay Haley, Un thérapeute hors du commun. L’entrée de l’hypnose thérapeutique en France a été facilitée par les formations mises en place par Jean Godin et Jacques-Antoine Malarewicz. Mais si l’hypnose thérapeutique a pu être accueillie comme une pratique et également comme une pensée, elle le doit au travail théorique effectué par François Roustang depuis la publication de Suggestion au long cours en 1984.
« Jamais contre d’abord ». Dr Stefano Colombo
Je me suis bien préparé pour cette marche à la montagne. Je le sens. J’avance à un rythme régulier. La première partie est une étape d’exploration : un nouveau paysage, des repères à fixer, une évaluation de la difficulté, le choix du bon chemin. Peu à peu, le terrain devient plus irrégulier, la pente commence à se faire sentir. Pendant cette deuxième étape, nous marchons en file indienne à une cadence qui convient à chacun du groupe. Nous avons, au fond, presque le même entraînement.
Le vent dans le dos. Dr Véronique Bonnet
Bonne nouvelle, ça pousse le facteur... « Le vent dans le dos » : l’expression est lancée dans la discussion, elle se pose sur la table. Il amène des lettres du bout du monde. Au fait, de quel bout s’agit-il ? C’est un restaurant « branchouille » où se rassemblent les amis, dans une ambiance qui éveille le regard. Du monde peuplé d’amis, de chaleur et de lumière. Ah, comme c’est bon dans le corps ces lettres... lire ces mots adressés.
La guérison n’a pas d’odeur. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, continuons notre exploration. Certains patients nous surprennent, parfois nous tourmentent, et même nous heurtent. Nous nous efforçons alors de parler d’empathie. Selon Carl Rogers : « Etre empathique, c’est percevoir le cadre de référence interne d’autrui aussi précisément que possible et avec les composants émotionnels et les significations qui lui appartiennent comme si l’on était cette personne, mais sans jamais perdre de vue la condition du “comme si” ».
Méditation Vipassana. Dr Dina Roberts
Les liens entre la méditation et l’hypnose suscitent beaucoup de questionnements. Je n’avais aucune pratique méditative lorsque j’ai décidé d’aller en faire l’expérience, en immersion, lors d’une retraite de dix jours pendant laquelle j’ai pratiqué la méditation Vipassana. Cette technique, également décrite comme un « art de vivre », propose d’apprendre à « voir la réalité telle qu’elle est » en passant par une exploration de soi fondée sur l’observation des sensations physiques.

Entretien avec Joyce Mills. Par Gérard Fitoussi
Pouvez-vous nous parler de votre parcours personnel ? Joyce Mills : Enfant, je racontais déjà des histoires. Mon fils aîné fut atteint de paralysie cérébrale, ce qui m’a conduit à m’intéresser à un programme pour les enfants dans sa condition. J’obtins mon doctorat en 1982 et en 1992 nous avons déménagé à Hawaii. Dix jours après notre arrivée, l’île fut touchée par un ouragan, le pire désastre naturel de cette région au XXe siècle. Cet événement a changé ma vie et mon travail.
Le gorille invisible. Quand nos intuitions nous jouent des tours
Notes de lectures par Christine Guilloux. Vous souvenez-vous d’avoir vu passer le gorille ? Ou vous est-il passé sous le nez sans que vous n’y preniez garde ? Vous riez jaune. Votre attention a été détournée, absorbée par une tâche et vous n’avez eu d’yeux que pour la tâche qui vous était assignée. Rappelez-vous, vous assistiez, sur une vidéo, à un jeu de basket entre deux équipes, l’une habillée en tee-shirts blancs, l’autre en tee-shirts noirs, et vous aviez à compter le nombre de passes entre les joueurs de l’équipe des blancs.

La psychothérapie des obsessionnels compulsifs. Claude Michel
Notes de lectures par Gérard Fitoussi. Dans un des ouvrages de références de l’hypnose, « Hypnotic suggestions and metaphors » de D. Corydon Hammond, où sont répertoriées nombre de propositions concernant l’utilisation de l’hypnose dans une variété de troubles, y compris les troubles anxieux, on ne trouve cependant pas de référence à l’utilisation de l’hypnose dans les TOC, pas plus que dans, par exemple, le « Oxford Handbook of Hypnosis ».
L'Hypnose à l’Académie nationale de médecine? Dr Lauriane Bordenave
Entretien avec Jean-Marc Benhaiem. Audition de l’Académie nationale de médecine. Lauriane Bordenave : Bonjour Jean-Marc, tu as été auditionné par l’Académie nationale de médecine (ANM) en janvier de cette année au sujet de l’hypnose. Pour quelles raisons ? Jean-Marc Benhaiem : en mars 2013, l’Académie nationale de médecine publie un rapport et des recommandations sur les médecines complémentaires.
Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
Humilité, transmission et partage d’expérience. Petites réflexions à l’intention des futurs congressistes. Le 10 mai 2017 va s’ouvrir en terre volcanique, à Clermont Ferrand, le 10e Forum de la CFHTB : notre terre d’Auvergne et ses volcans montent tranquillement en température... Cette manifestation exceptionnelle, une fois tous les deux ans, va réunir les 35 branches du bel arbre que constitue la Confédération Francophone Hypnose et Thérapies Brèves.

Le mois dernier : Hypnose et anorexie
Hypnose et neurochirurgie
Dominique Megglé
L'hypnose, ça marche vraiment ?




Master Class Jeanne-Marie JOURDREN "L’hypnose comme thérapie du mouvement" - Décembre 2017

lundi 21 août 2017 - 10:17
Formation "L’hypnose comme thérapie du mouvement. Retrouver le chemin de vie" animée par Jeanne-Marie Jourdren, Kinésithérapeute et Enseignante en Hypnose, titulaire du Certificat Européen d’Hypnose Dates : 18 au 21 Décembre 2017 Durée : 4 jours Public concerné : professionnels de santé déjà formés en hypnose au CHTIP ou dans un institut de la CFHTB. Et particulièrement les kinésithérapeutes, les soignants en médecine physique-réadaptation, les soignants prenant en charge des patients présentant des troubles du mouvement/ travaillant ou souhaitant travailler avec des techniques manuelles et de l'hypnose. Objectifs de la formation - Savoir observer le corps et ses mouvements dans toutes les dimensions physiques et relationnelles

- Savoir poser des hypothèses de traitement

- Redonner souplesse et stabilité intégrer les techniques manuelles à celle de l’hypnose et réciproquement

- Rendre le praticien souple et fluide dans toutes ces techniques de soins

Dans ces 4 journées de formation de nombreux exercices sont proposés; ils visent à intégrer des pratiques manuelles à celles de l’hypnose conversationnelle ou formelle. Le praticien, quelque soit sa discipline pourra inclure ces apprentissages pour optimiser une rééducation dite « classique » mais aussi dans des situations de soins en hypnose. Les exercices ont pour objectifs l’apprentissage d’une remise en mouvement du patient de la manière la plus globale et pertinente qu’il soit.


Le corps traduit toute notre histoire et peut-être bien au delà. Il reflète toutes nos capacités et toutes nos émotions. La façon dont nous bougeons est la fidèle traduction de notre monde intérieur. La fluidité du mouvement n’est que le signe d’une souplesse de notre monde intérieur. Le corps ne connaît pas la temporalité. Il a acquis des compétences sensitives, motrices et émotionnelles tout au long de la vie. Chacun réalise ses compétences à sa façon, chacun le fait à son rythme même si à chaque étape de vie, certaines acquisitions sont essentielles. Le développement sensori-moteur est plus précoce chez certains mais si le système sensoriel et moteur est efficient tout le monde acquiert les mêmes compétences à quelques variations près. Plus les expériences seront variées et émotionnellement bien vécues, plus les compétences seront ancrées corporellement et accessibles à tout moment de la vie.

La posture, les mains et la voix traduisent à merveille les trésors de notre monde intérieur. Comme tous trésors, certains sont bien cachés. Parfois, le patient ne peut les trouver seul. Un thérapeute peut être parfois bien utile pour l’accompagner. Un juste accompagnement rempli de bienveillance et de créativité permettront à la personne de découvrir en lui, toutes les ressources pour continuer son chemin de vie.

La marche et la façon de se mouvoir est une magnifique métaphore de la manière dont les gens avancent dans leur vie. L’observation de ces compétences qui allient motricité et sensorialité, informe le thérapeute sur bien des informations sur le monde intérieur du patient. Elles seront bien utiles pour la construction de séances efficaces et pertinentes afin de faire avancer le patient.

Dans notre pratique quotidienne de thérapeutes, nous accueillons des patients qui viennent nous consulter parce qu’ils sont bloqués sur leur chemin de vie. Des choix difficiles à faire, des épreuves de vie difficiles à surmonter, des pages à tourner, le thérapeute ne fait que valider ou aider le patient à valider l’ordinaire et le normal sur le chemin de vie. Les passages des cycles de vie sont des moments bien particuliers sur le chemin de la vie: un des plus évidents est celui de la parentalité: devenir mère et père ne se fait pas toujours dans une douce continuité.

Des nombreuses compétences non acquises peuvent alors cruellement manquer: de nombreux symptômes peuvent alors apparaître. Leurs compétences physiques qu’elles soient motrices ou sensitives ne sont plus assez efficientes pour continuer ce chemin. Nos soins ont pour objectif de réadapter le patient à ce chemin. Faire récupérer une motricité efficace, une souplesse suffisante ou un équilibre dynamique, tels sont les objectifs les plus courants lors des séances.

Le chemin de vie est souvent semé d’embuches, apprendre à rester souple et à retrouver son équilibre à chaque déséquilibre, tel peut être un bon résumé des thèmes abordés dans la formation.


Tarifs *Professionnels de santé ayant déjà suivi une formation au CHTIP / UTHyL: 750€
*Professionnels de santé formés à l’IFH ou dans un institut de la CFHTB: 850€
*Etudiants : 560€
*Convention de formation continue : 1000€

Lieu CISP Maurice Ravel
6 avenue Maurice Ravel
75012 Paris

Salle Terrasse Bel-Air

Hypnoscope Juin/Juillet 2017 - Actualités Thérapeutiques

jeudi 27 juillet 2017 - 11:53
«L’hypnose donne une place aux perceptions des patients» - Le Matin Cet outil thérapeutique permet d'apaiser la douleur, de vaincre les phobies ou d’éviter une narcose. Le point avec un expert, le Pr Éric Bonvin.

Longtemps rejetée par la médecine faute d’avoir révélé les secrets de son action, l’hypnose est aujourd’hui utilisée partout, depuis les cabinets de psychothérapie jusqu’aux blocs opératoires en passant par les cabinets dentaires ou les services de pédiatrie pour apaiser douleurs, angoisses, phobies ou encore addictions. Décryptage avec l’un des plus grands experts de Suisse romande, le Pr Éric Bonvin, également psychiatre et directeur de l’Hôpital du Valais.

Après des décennies de marginalisation, l'hypnose est revenue par la grande porte dans le monde de la médecine. Pr. Éric Bonvin, comment expliquez-vous cette réhabilitation ?
Un heureux paradoxe se vit aujourd’hui: la médecine du XXIe siècle est plus technique et performante que jamais, mais cela exige d’elle de mieux prendre en compte la dimension humaine. On parle d’ailleurs de patient «partenaire». Cela signifie que l’on ne prend pas uniquement en compte l’organe malade, mais l’individu dans sa globalité, en intégrant son ressenti, qui peut tout autant le tétaniser et nuire à un traitement qu’être une force si l’on parvient à l’influencer dans le sens d’un soulagement. L’hypnose est à ce titre un magnifique prétexte pour donner cette place clé aux perceptions des patients.

Sauf que la médecine n'a pas toujours fait de l'hypnose son alliée...
C’est vrai. L’hypnose a été le précurseur de l’anesthésie et de la psychothérapie au XIXe siècle, mais les décennies qui ont suivi ont confronté les experts à l’impossibilité d’en comprendre le fonctionnement, quand bien même ses effets thérapeutiques n’ont cessé d’être démontrés. C’est finalement par peur de ce potentiel mal compris et à l’image de ce que firent les illustres psychiatres Carl Gustav Jung ou Sigmund Freud, que la médecine s’en est éloignée.

Nos techniques actuelles ont-elles pu éclaircir une partie du mystère ?
Oui. Les neurosciences ont permis d’observer que l’expérience hypnotique repose sur la dynamique naturelle de notre attention et de nos perceptions. Elle apparaît comme étant à l’état de veille ce que le sommeil paradoxal – le temps des rêves – est au sommeil. Autrement dit, une expérience de modification de nos perceptions dans laquelle l’imagination peut s’affranchir des limites de sens ou de logique imposées par la conscience. L’imagerie cérébrale a pu démontrer que l’expérience d’hypnose stimule et potentialise cette particularité de notre cerveau de s’activer de la même manière qu’une situation soit effective ou imaginée. En d’autres termes, notre cerveau ne ferait pas la différence entre le réel et l’imaginaire et l’hypnose n’est autre que l’art de l’hypnotisé de jouer de cette particularité à des fins de soulagement.

En tant qu'expert du domaine la part d'ombre restante vous dérange-t-elle ?
Pas du tout, car ce n’est pas cela qui est important. Notre culture tolère mal l’inexplicable, surtout dans le monde médical, mais je n’en suis pas moins fasciné par ce que j’observe chez des patients qui parviennent à transformer un vécu pénible en une expérience apaisée qui leur permet de «faire avec» et d’influencer la dynamique de soin. Les aptitudes humaines face à l’adversité sont fascinantes.

Pour quelles situations l'hypnose est-elle indiquée ?
Globalement, l’hypnose trouve son utilité lorsqu’une personne éprouve de la difficulté à composer avec un aspect de sa vie qu’elle supporte mal ou plus, cela peut être la maladie elle-même, un soin, une opération, une phobie. C’est ainsi que l’hypnose permet de remplacer certaines anesthésies générales par de simples sédations, de diminuer les prescriptions de médicaments antidouleur, de changer son rapport à une substance addictive pour s’en détacher ou de modifier ses perceptions empreintes de peur ou d’angoisse.

Le lâcher-prise nécessaire à l'expérience dissuade certains, qui évoquent l'inquiétude face à ce qu'ils vont peut-être faire ou dire sous hypnose. Cette crainte est-elle justifiée ?
En premier lieu, l’expérience hypnotique ne peut être obtenue sans le consentement de l’hypnotisé. Elle requiert ensuite des conditions incontournables: la bienveillance, la maîtrise et l’éthique du praticien d’une part, et l’entente du patient et du soignant sur l’objectif de la séance d’autre part. L’expérience n’appartient alors plus qu’au patient, qui n’a pas même besoin de parler ou de faire un retour sur ce qu’il a vécu mentalement. Son principal défi est de s’autoriser à se laisser aller. Le praticien est quant à lui garant du bon déroulement du processus.

Qu'est-ce qui vous a personnellement amené à l'hypnose ?
J’ai consacré ma thèse à la dimension relationnelle entre soignés et soignants dans le cadre des soins au centre des grands brûlés du Centre hospitalier universitaire vaudois. Je me suis rendu compte que les techniques classiques de relaxation étaient limitées pour apaiser la souffrance des grands brûlés. Je me suis formé à l’hypnose et les résultats que j’ai constatés m’ont convaincu. Au fil des années, j’ai pu voir ce que les patients pouvaient changer dans leur vie grâce à l’hypnose. Il y a quelque chose d’extrêmement puissant à pouvoir se laisser vivre l’instant présent tel qu’il est et à se plonger dans l’immédiateté de la vie.

UNE PRATIQUE RECONNUE
Reconnue par l’assurance maladie, l’hypnose n’est pas pour autant régie par un tarif spécifique.
En psychothérapie, elle s’intègre dans la catégorie des «thérapies brèves» (une à trois séances peuvent suffire) et dans les consultations médicales comme de la «psychologie de soutien» ou du «temps relationnel».
Quelques repères pour appréhender sainement une telle démarche? S’orienter vers un professionnel diplômé ou reconnu par l’établissement sanitaire dans lequel il exerce, prendre en compte la qualité de la relation et percevoir un apaisement dès les premières séances.


Au CHU de Rouen, rencontre avec un infirmier anesthésiste - Paris Normandie Portrait. Infirmier anesthésiste, un métier fascinant mais peu connu. À l’occasion d’un colloque normand, rencontre avec un IA du CHU.

Au 7e étage du pavillon Dévé, à l’hôpital Charles-Nicolle, Philippe Pinon entre dans la grande salle de réveil. L’ambiance est calme et détendue. Plusieurs patients sédatés se réveillent doucement sous le regard attentif des infirmiers et médecins. Un enfant s’est recroquevillé en position fœtale sous un drap emmêlé. Philippe Pinon a des gestes assurés, note des mesures sur des tablettes fixées au lit des patients.
L’infirmier anesthésiste de 44 ans exerce depuis le début de sa carrière, en 1999, au CHU de Rouen. Il a suivi sa formation initiale à l’Institut de formation en soins infirmiers de Saint-Étienne-du-Rouvray, un peu par hasard. « Je ne savais pas quoi faire, un copain m’a dit qu’il passait le concours d’infirmier, j’ai suivi... »

« Un travail d’équipe »
Aujourd’hui, Philippe Pinon aime son métier. D’autant qu’il a su évoluer au fil de sa carrière. Entre 1999 et 2005, il a exercé en qualité d’infirmier diplômé d’État en réanimation chirurgicale. « Quand les patients étaient sédatés ou ventilés, je manipulais un tout petit peu, mais sous l’entière responsabilité du médecin anesthésiste réanimateur. » Puis l’infirmier a eu la chance de rencontrer un cadre qui lui a proposé de passer le concours d’infirmier anesthésiste (IADE). Après deux ans de formation à Rouen et à Caen, Philippe Pinon intègre les blocs opératoires. « C’est impressionnant les premières fois, mais on n’est pas lâché tout seul. Le plus impressionnant que j’aie vu était une opération de la tête, le chirurgien avait ouvert, puis enlevé la boîte crânienne », se souvient-il.

Avec ses nouvelles fonctions, l’infirmier anesthésiste est devenu le bras droit des médecins anesthésistes. « On compte un médecin anesthésiste pour deux ou trois salles d’opération, mais dans chacune, il y a un IADE. C’est lui qui contrôle toute la salle avant l’opération, avec une check-list, il gère le matériel avant l’arrivée du patient. C’est également lui qui pose des questions au patient, qui établit le contact et essaie de détendre le patient quand il est stressé. »

Le patient est endormi sous la responsabilité du médecin mais c’est l’infirmier anesthésiste qui reste auprès de lui pendant toute l’opération. « C’est un travail d’équipe et c’est aussi ce qui me plaît », confie Philippe Pinon. Après cinq années en bloc pédiatrie, Philippe Pinon a intégré le « secteur tête et cou » (neurochirurgie, ORL, ophtalmologie et ambulatoire). Il tient aussi des permanences de soins, la nuit et les week-ends, en pédiatrie. « J’adore ce métier, méconnu mais passionnant. C’est utile et j’ai l’impression d’apporter quelque chose au patient. »

Une journée, trois colloques
Vendredi 16 juin marquera la journée normande des professions de santé liées à la réanimation. Trois colloques seront, en effet, organisés parallèlement à la Faculté de médecine de Rouen, bâtiment Stewart.
Le premier concernera les paramédicaux en réanimation. Il y sera notamment question du sommeil en réanimation, du plan blanc Amavi du CHU de Rouen, de l’éducation thérapeutique en réanimation cardiaque ou encore de l’hypnose en réanimation.

Hypnose et plan blanc
Le deuxième sera réservé aux chirurgiens et médecins anesthésistes. Différentes conférences seront proposées sur des thèmes comme « la prise en charge anesthésique du brûlé en pédiatrie », le rôle de l’IADE lors du déclenchement du plan Amavi ou encore l’utilisation de l’hypnose en pédiatrie et chirurgie de l’adulte.
Enfin, le troisième colloque, organisé par le pôle réanimations anesthésie Samu du CHU de Rouen, aura pour thème « anesthésie réanimation et médecine d’urgence en situation d’exception ».
Des intervenants de plusieurs hôpitaux français sont attendus et il sera notamment question des attentats et de leur gestion en milieu hospitalier. Ces trois colloques simultanés sont réservés aux professionnels de santé.
Patricia Buffet, Stéphanie Peron


Santé : l’hypnose pour accompagner les patients atteints du cancer - Activradio Maîtriser le stress et la souffrance psychologique des patients atteints de cancer est l’un des grands enjeux pour le corps médical. A Saint-Etienne, la Clinique Mutualiste a lancé en 2016 une étude sur l’impact de l’hypnose médicale chez les patientes souffrant d’un cancer du sein. Les résultats sont encourageants.

Une boite à outils pour gérer ses émotions
Une centaine de malades a donc bénéficié de séances avec le Dr Bruno Stimesse pendant lesquelles des méthodes leur étaient apprises : méditation, points d’acupuncture, stimuli des yeux… Des techniques utilisées notamment auprès des victimes d’attentat ou de choc psychologique. L’idée de cette « boite à outils » est d’accepter la situation mais surtout de mettre le patient dans les meilleures conditions avant une opération. Et c’est prouvé : la consommation d’antalgique post-opératoire diminue. Une deuxième étude, scientifique cette fois avec tirage au sort, vient de débuter avec 150 patientes. Résultat dans un an et demi.

Le témoignage de Anne
En novembre 2016, le diagnostic tombe pour Anne, 38 ans. S’ensuivent 6 mois de chimiothérapie et une opération mi-juin entrecoupés de séances avec le Dr Stimesse. « L’idée que l’on puisse, nous agir, m’a beaucoup plu. C’est plus facile d’aborder une chirurgie quand on est acteur, plutôt que d’une façon passive. Maintenant je pratique régulièrement chez moi, cela m’apporte de la sérénité ». La jeune femme qui se sent « très en forme », quelques jours seulement après son opération, est déjà tournée vers l’avenir : « il y a ces techniques et d’autres choses dans ma vie que j’essaie de modifier pour faire en sorte que ce soit la première et la dernière fois. »
Marie Dufour


Charte Ethique du CHTIP

mercredi 5 juillet 2017 - 14:37
Le CHTIP se propose de donner une formation qualifiante à la pratique thérapeutique de l’hypnose et des psychothérapies brèves qui s’en inspirent.
En raison des dangers que feraient peser sur le crédit scientifique de l’hypnose et des professionnels de santé qui l’utilisent un mauvais usage de cette formation, il est demandé aux membres de la CFHTB de souscrire au code éthique de la Confédération Francophone d’Hypnose et de Thérapies Brèves et à charge pour eux de communiquer celle-ci à leurs stagiaires. L’intérêt et le bienêtre du patient constituent l’unique objectif.

L’hypnose est considérée comme une possibilité d’aide parmi d’autres formes de pratiques scientifiques ou cliniques validées. Il en résulte que la connaissance des techniques d’hypnose ne saurait constituer une base suffisante pour l’activité thérapeutique ou de recherche. Le professionnel de santé doit donc avoir les diplômes requis lui permettant d’exercer dans le champ où s’exerce son activité hypnotique : Médecin, Chirurgien-dentiste, Psychologue, Sage-femme, Infirmier, Kinésithérapeute.

La formation à l’hypnose médicale est destinée à améliorer les capacités de communication thérapeutique des stagiaires et leur permettre de mieux exercer les compétences thérapeutiques pour lesquelles ils sont habilités.

Le professionnel de santé limitera son usage clinique et scientifique de l’hypnose aux aires de compétences que lui reconnaît le règlement de sa profession.
L’hypnose ne sera pas utilisée comme une forme de distraction. Tout particulièrement, toute participation à des spectacles publics, ludiques sera proscrite.


Le professionnel de santé ne facilitera ni ne soutiendra la pratique de l’hypnose par des personnes non qualifiées.

Le professionnel de santé ne donnera en aucun cas des enseignements impliquant l’apprentissage des techniques hypnotiques à des personnes ne disposant pas d’une qualification adéquate. Des exceptions seront faites à ce principe pour les étudiants en fin de qualification dans les champs professionnels où doit s’inscrire leur pratique de l’hypnose : Médecins, Chirurgiens-dentistes, Psychologues, Sages-femmes, Infirmiers, Kinésithérapeutes.
Dans tous ces cas, le passage à la pratique de l’hypnose reste conditionné à l’obtention de qualification complète dans le champ professionnel considéré. Pour les étudiants des professions paramédicales, la pratique de l’hypnose supposera la mise en place d’une structure de travail supervisée, selon le champ d’application, par un Médecin, Chirurgien-dentiste, Psychologue, Sage-femme pratiquant l’hypnose médicale depuis plus de 5 ans.

La communication d’informations relatives à l’hypnose auprès des différents médias est recommandée dans la mesure où elle s’appuie sur des connaissances précises et permet de minimiser les distorsions et les représentations erronées relatives à l’hypnose. Réciproquement, il est demandé aux professionnels de santé formés par l’un des membres de la CFHTB et membre de celle-ci d’éviter toute action (communications, publications, etc.) tendant à compromettre l’aspect scientifique et la dimension éthique de la pratique hypnotique en donnant à celle-ci une représentation tendancieuse en dehors du champ médical et thérapeutique nécessitant un Diplôme d’état.

En cette matière, citer ses sources est une règle qui s’impose. Pour toutes ces raisons, les professionnels de santé en cours de formation sont encouragés, sous supervision de leurs formateurs, à publier des travaux scientifiques auprès de la communauté scientifique. Ils doivent en revanche s’abstenir totalement de faire des communications publiques sur l’hypnose ou les thérapies brèves dans les médias non scientifiques (conférences, articles, interviews, contacts avec la presse écrite ou audiovisuelle) tant que leur formation n’est pas terminée.


Le non respect de la charte éthique pourrait conduire le bureau de la CFHTB à prononcer l’exclusion du membre.

Comment bien choisir sa formation. Hypnose Thérapeutique ou Hypnose Médicale ?

mercredi 5 juillet 2017 - 14:30
Nous proposons deux cycles différents de formation, pour nous adapter à vos besoins en hypnose thérapeutique et thérapies brèves. Formation en Hypnose Thérapeutique et Thérapies Brèves - Vous êtes psychiatre, psychologue, médecin généraliste intéressé par le travail psychologique ou psychosomatique, autre spécialité soignante pratiquant des entretiens thérapeutiques ?

Vous souhaitez apprendre l’usage de l’hypnose en thérapie brève, pour les troubles anxieux, dépressifs, douloureux chroniques, psychotraumatiques ?
Vous souhaitez améliorer votre communication, votre stratégie, aider les patients à modifier leurs perceptions et trouver leurs propres ressources d’espoir et de résilience ?
 
Vous pouvez vous inscrire pour le cycle d’hypnothérapie : « hypnose thérapeutique, et thérapies brèves » sur ce site, formation-hypnose.com (site de couleur bleue)

Cycle d’apprentissage de l’hypnothérapie en 12 journées.

La 1ère année, où vous apprendrez les bases de l’hypnose et les techniques avancées. La formation est pratique et concrète avec beaucoup d’exercices et adaptée à votre exercice de la psychothérapie utilisant l’hypnose.

La 2ème année explore les principaux modèles de thérapies brèves que nous utilisons : les modèles orientés vers la solution (modèle de S. de Shazer (Milwaukee) et de MC Cabié et L. Isebaert (Bruges) ), et le modèle narratif (M. White), utiles pour de nombreuses problématiques rencontrées en thérapie.

La 3ème année comporte des modules complémentaires sur des thématiques spécifiques comme la douleur chronique, le psychotraumatisme (apprentissage des mouvements oculaires de type EMDR – IMO), des Master Class avec des praticiens expérimentés, des supervisions...
 
Formation en Hypnose Médicale et Thérapeutique - Vous êtes médecin généraliste ou spécialiste, vous travaillez aux urgences, en anesthésie, en milieu hospitalier ou libéral, infirmier(e), kinésithérapeute, ou autre profession soignante ?

Vous êtes intéressé(e) par l’apprentissage de l’hypnose et son utilisation dans le cadre de la douleur, de l’anxiété ?

Vous souhaitez améliorer votre communication avec les patients, découvrir d’autres moyens de les apaiser et les soulager, adaptés à votre métier ?
 
Vous pouvez vous inscrire pour le cycle « hypnose médicale et thérapeutique ».

9 journées pour l’apprentissage des bases de l’hypnose thérapeutique, dans une formation pratique, concrète et adaptée ; et une deuxième année de modules complémentaires « à la carte » selon vos besoins (hypnose et kinésithérapie, hypnose et nutrition, hypnose et tabac/addictions, etc.)
 
Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre site hypnose-medicale.fr (site de couleur orange)



Hypnoscope Mai 2017 - Actualités Thérapeutiques

mardi 30 mai 2017 - 16:12
Les bienfaits thérapeutiques de l’hypnose - France Inter Stress, anxiété, syndrome du côlon irritable, ce matin, on s’intéresse aux bienfaits médicaux, loin du spectaculaire, de l’hypnose, bienfaits en partie reconnu par l’INSERM en 2015

Loin de l’hypnose spectaculaire popularisée en France ces dernières années par le talentueux mentaliste Messmer. Coup de projecteur sur une pratique qui permet de soigner certaines pathologies comme le syndrome du côlon irritable, d’abaisser son stress, son anxiété, de pratiquer des anesthésies locales en bloc opératoire…

Quels sont les bienfaits thérapeutiques de l'hypnose ?

Bref, une pratique qui permet de réconcilier corps et esprit, de retrouver en soi, les ressources pour guérir et aller mieux. Par la magie de la parole de l’hypno-thérapeute et par la prise de pouvoir de l’imagination chez le patient…

En compagnie de :
Julia Zimmerlich, journaliste à « ça m’intéresse »
Constance Flamand Roze, docteur en neurosciences, Orthophoniste et hypnopraticienne spécialisée en neurologie
En duplex de Lausanne : Bertrand Piccard, médecin aéronaute, auteur de Changer d’altitude paru ed. Pocket
Au téléphone : Marc Galy, médecin anesthésiste du Groupe Hospitalier St Joseph à Paris
Partenariat « Santé Magazine » Aline Perraudin
Chronique Thibault de Saint Maurice
Laurent Gross et Philippe Aïm au Congrès d'Hypnose de Clermont-Ferrand 10e Forum Hypnose CFHTB à Clermont-Ferrand: les ateliers pratiques du Dr Philippe AÏM et Laurent GROSS

Communiquer le réel. Se dégourdir les neurones ensemble. Dr Philippe AÏM
Objectif relationnel: se dégourdir un peu les neurones ensemble !
Objectif digital: « éveiller nos consciences » sur quelques enjeux au sujet de...la conscience, de la perception de la réalité et de la thérapie...

Un volcan s’éteint, un être s’éveille. Laurent GROSS
OBJECTIFS : Intégration des mouvements oculaires en hypnose ericksonienne

Retrouvez l'article dans son intégralité
Une nouvelle patiente hypnotisée à l’hôpital de Flers - Ouest France Nasser Kettani et Nathalie Debaize développent la pratique de l’hypnose au centre hospitalier Jacques-Monod. L’intervention réalisée lundi 15 mai concernait une vésicule biliaire.

Scène d’émotion, ce mercredi 17 mai, à l’hôpital de Flers. Maryse Chauveau, qui vient d’être opérée de la vésicule biliaire, revoit Nasser Kettani, anesthésiste, et Nathalie Debaize, infirmière anesthésiste. Tous deux sont spécialisés en hypnose au centre hospitalier Jacques-Monod de Flers. « C’est très rare que cette intervention se réalise sous hypnose. La patiente a aussi reçu une dose de péridurale thoracique », précise l’anesthésiste.

« À deux reprises, j’ai eu par le passé de gros problèmes au bloc, à la suite des anesthésies. Je ne dois plus être endormie », explique la patiente originaire de la Mayenne. L’hypnose s’est alors révélée une bonne alternative.


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