Formation Hypnose Ericksonienne Paris

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Mis à jour : il y a 3 min 8 sec

Hypnoscope Juin 2018 - Actualités Thérapeutiques

lundi 2 juillet 2018 - 15:57
Santé : l'hypnose comme antidouleur - France 2 https://www.formation-hypnose.com/video/ France 2 s'intéresse mardi 19 juin à l'hypnose médicale, censée permettre de mieux supporter la douleur. Élisabeth Barbier est infirmière. Elle pratique l'hypnose depuis plus de quinze ans. L'hypnothérapie est l'un des traitements proposés gratuitement aux patients suivis dans cet hôpital pour des douleurs chroniques. Ce jeune homme s'est fracturé le pied il y a un an et demi. Depuis, il souffre d'une douleur continue et lancinante. Son médecin l'a aiguillé vers la consultation d'Élisabeth Barbier. L'hypnose permet une nouvelle approche de la douleur. Selon ce médecin spécialiste de la douleur, les études scientifiques prouvent que le cerveau est modifié par l'hypnose.

L'autohypnose pour apprendre à gérer les crises
Dans ce centre privé, Marie paie 110 € chaque séance d'hypnose. Suite à un cancer il y a deux ans, cette professeure d'espagnol est opérée de la bouche. Pendant des mois, dès qu'elle essaie de parler, la douleur s'invite. De véritables crises. Marie apprend maintenant l'autohypnose. Cette technique, la thérapeute l'enseigne à ses patients afin qu'ils puissent pratiquer seuls, sans aucune aide. Dès la première séance d'hypnose, Marie a repris confiance. Peu à peu, ses douleurs diminuent. Elle espère bientôt pouvoir retrouver ses élèves.

La médecine sous hypnose s'est généralisée à l'hôpital Riquet - La Dépêche Cela fait onze ans que les équipes médicales de l'hôpital Pierre Paul Riquet utilisent l'hypnose dans le cadre de certains soins. Une pratique aux multiples bénéfices, à l'ampleur grandissante.

Si pour vous hypnose rime avec magie et ésotérisme, alors ce qui va suivre devrait vous faire changer d'avis. Car les applications de l'hypnose sont des plus nombreuses et son efficacité est désormais médicalement reconnue. À tel point que depuis quelques années, nombre d'hôpitaux français l'ont inscrite dans leurs pratiques de soins. À Toulouse, Martine Quintard, infirmière anesthésiste au sein de l'hôpital Pierre Paul Riquet, a participé à sa mise en place il y a onze ans. «J'ai utilisé l'hypnose aux urgences. Les médecins ont vu son intérêt, notamment dans la diminution de la douleur au cours de réductions de luxations ou en cas de fractures. C'est comme ça que le travail avec l'algodystrophie est né», explique l'infirmière anesthésiste.
L'algodystrophie est une pathologie se caractérisant par des douleurs importantes localisées au niveau d'un membre et accompagnées d'œdème et de raideurs articulaires. Elle survient après un traumatisme ou une intervention opération chirurgicale, parfois spontanément. Malgré les antalgiques et les séances de kinésithérapie, cette pathologie aux conséquences lourdes est pour le moment difficile à prendre en charge. Lors des séances, en lien avec un kinésithérapeute, l'hypnose a montré son utilité.

Des patients aux prises avec leurs émotions
«L'hypnose permet de diminuer la douleur au cours des soins, parfois de 50 %. Par ailleurs, elle fait ressurgir des émotions. Il n'est pas rare de voir des patients en pleurs ou verbaliser un épisode douloureux de leur vie lors des séances», explique la soignante. Il ne s'agit pas d'un endormissement comme beaucoup le croient, mais d'un état modifié de la conscience. «Nous travaillons sur l'imaginaire, les sensations du corps et participons ainsi à une focalisation particulière de l'attention du patient. Le cerveau ne pouvant pas être focalisé sur ce qui est dit et sur ce qui est fait, cela facilite la réalisation des soins». Bien souvent, les bénéfices du travail de kinésithérapie passive réalisé pendant la séance d'hypnose perdurent dans le temps précise Nathalie Collin kinésithérapeute.
Au sein de l'hôpital, l'hypnose est aussi utilisée dans le traitement de la douleur chronique. L'intérêt pour la pratique est grandissant, et «de plus en plus de soignants se forment», note Martine Quintard.
Martine Quintard, infirmière anesthésiste au sein de l'hôpital Pierre Paul Riquet de Toulouse.
Santé : dans quels cas utilise-t-on l'hypnose ? - France info https://www.formation-hypnose.com/video/ De plus en plus de professionnels de santé sont formés à la pratique de l'hypnose. Le journaliste Julien Duponchel nous explique dans quels cas elle est utilisée. La pratique de l'hypnose est courante dans plusieurs domaines. Sur le plateau du journal de 13 Heures, le journaliste Julien Duponchel explique : "On utilise l'hypnose pour les anesthésies légères, pour les endoscopies, ponctions lombaires ou pour les otoplasties, chirurgie qui permet de recoller les oreilles. Pas de miracles, l'hypnose s'accompagne de doses de sédatifs ou d'anesthésies locales. Les professionnels insistent sur le fait que la pratique de l'hypnose intervient en complément d'un traitement et ne le remplace pas."

L'hypnose contre les addictions
L'hypnose est également utilisée pour lutter contre certaines addictions. "Par exemple le tabac, confirme le journaliste. L'hypnose réduit la dépendance psychologique par des suggestions faites au cerveau comme le dégoût, le désir de respirer ou d'être à nouveau libre. Une vraie séance d'hypnose dure au moins 45 minutes. Elle n'est pas réglementée par le Code de la santé publique et n'est pas remboursée par la Sécurité sociale."


Hypnoscope Avril/Mai 2018 - Actualités Thérapeutiques

mercredi 6 juin 2018 - 13:47
Interview du Dr Philippe Aïm - Télématin L'hypnose peut-elle permettre de retrouver des souvenirs? De savoir la vérité? Est-elle un outil fiable pour explorer la mémoire des faits?

Interview du Dr Philippe Aïm par Christelle Ballestrero pour Télématin Santé du 5 juin 2018.
Metz : hypnose, acupuncture et yoga pour soulager le stress à l’hôpital - Le Républicain Lorrain L’hôpital de Mercy veut créer un Institut des médecines complémentaires. Hypnose, yoga, acupuncture et ostéopathie vont permettre de soulager les anxiétés et les douleurs des patients.

Le CHR de Metz-Thionville veut créer un service dédié aux médecines complémentaires. De quoi s’agit-il ?

Nazmine GULER, urgentiste  : « Les médecines complémentaires ou intégratives interviennent là où la médecine traditionnelle trouve ses limites. Elles permettent une prise en charge globale des patients. »

Quelles sont-elles ?
N. G.  : « Ce sont les médecines chinoises, la musicothérapie, la sophrologie, l’ostéopathie, l’acupuncture, le taï-chi. Ces quatre dernières sont reconnues par l’Académie de médecine, appuyées donc par des études scientifiques. »

Quels avantages apportent-elles dans les soins ?
N. G.  : « Elles sont recherchées par les patients, pour le bien-être qu’elles procurent. La médecine classique s’est déshumanisée. Mais attention ! Les deux médecines ne sont pas concurrentielles. Les médecines intégratives arrivent en complément. Il faut se méfier des gens qui ne veulent se soigner que par des médecines alternatives. »

Pour quels types de pathologies ?
Noura ZANNAD, cardiologue  : « Nous avons des résultats pour soulager les douleurs chroniques par exemple, pour trouver des solutions non médicamenteuses ou pour réduire les effets indésirables des médicaments. Aucune technique ne fonctionne à 100 % mais on a de bons résultats. »

Vous utilisez l’hypnose aux urgences depuis six ans ?
N. G.  : « Cette technique permet de gérer les douleurs aiguës accompagnées de stress qu’il y ait un geste technique ou pas. On peut utiliser l’hypnose par exemple pour réduire une luxation de l’épaule, pour gérer la douleur d’une crise cardiaque, pour les sutures. Nous avons commencé à utiliser l’hypnose car nous étions démunis. »

Un avantage pour les patients et les soignants ?
N. G.  : « On travaille plus facilement dans une bonne ambiance quand le patient est confortable. »

Pourquoi les introduire dans un centre hospitalier régional ?
N. Z.  : « Parce que nous nous rendons compte que le public est en demande, d’une part. Les introduire à l’hôpital permet encore d’éviter les dérives. Ça rassure les patients. Cela permettra encore de faire des recherches, pour avoir des résultats et des études fiables. »

« L’institut répond à une demande des patients »
L’Institut des médecines complémentaires est en cours de conception. « Il s’agit de la création d’une unité de consultations », explique Nasmine Guler, urgentiste qui porte le projet. Un service qui devrait à terme intégrer l’acupuncture, les médecines chinoises, la yogathérapie, l’ostéopathie et l’hypnose. L’institut est en cours de création, ce qui signifie que les porteurs de projets évaluent les compétences en interne. Pour exemple, Noura Zannad, cardiologue, a intégré la yogathérapie à ses consultations, « pour les patients stressés, souffrant d’hypertension artérielle, de palpitations ».
« L’institut dont la création est actée répond à une demande des patients, insiste Charlotte Clément, directrice de cabinet de Marie-Odile Saillard, directrice du CHR Metz-Thionville. Il intègre le parcours de soin, notamment dans la prise en charge de toutes les maladies chroniques (cancers, insuffisances rhénales ou respiratoires…). Des médecins ont été dédiés à cette unité. » « Nous étudions la possibilité d’en faire une unité qui compléterait l’unité de la douleur », répond Khalife Khalifé. Le président de la commission médicale d’établissement et chef du pôle cardiologie a soutenu le projet, après avoir été convaincu par les atouts de l’hypnose dans son service. Tout comme François Braun, patron des urgences, qui estime qu’il est important qu’un centre hospitalier régional dispose d’une telle unité.
Ouverte à Mercy, elle devrait s’étendre dans les mois prochains à l’hôpital Bel-Air de Thionville.
L’unité de consultation des maladies complémentaires est ouverte les mardis et jeudi à l’hôpital Mercy. Tel : 03 87 55 36 20
Propos recueillis par Anne RIMLINGER-PIGNON

Hypnose. L’alerte des professionnels - Le Télégramme Les spécialistes de l’hypnose luttent pour distinguer cette pratique médicale du spectacle. Le sujet est sur la table de leur congrès international de Saint-Malo, en juin.
Messmer, le célèbre hypnotiseur québécois, est rhabillé pour l’hiver. « Le niveau des professionnels de santé est beaucoup plus élevé même si c’est moins spectaculaire », raille Claude Virot, président de la Société internationale d’hypnose. « Quand j’entends parler d’hypnose de rue, je trouve cela effrayant. Est-ce que j’assiste à un spectacle de chirurgie quand je vais voir un lanceur de couteaux ? Non ! »

Efficacité prouvée
Le médecin psychiatre tient précieusement à la distinction entre les spectacles, où les médiums peuvent vous faire rouler par terre à leur guise, et la sérieuse pratique médicale de l’hypnose. Car celle-ci a fait ses preuves et n’est plus discutée, martèle-t-il. Utilisée à l’origine en psychiatrie pour traiter les troubles comportementaux, elle se développe dans les blocs opératoires, en complément ou en remplacement de l’anesthésie classique. Preuve de l’attrait du milieu médical, Émergences, l’institut de Claude Virot basé à Rennes et à Paris, forme 600 personnes par an.
Problème, selon lui, la moitié des personnes qui pratiquent l’hypnose ne sont pas des professionnels de santé. Pire, abonde Bruno Dubos, formateur et psychiatre à Rennes, « on peut aujourd’hui suivre une formation de deux semaines sur internet et se prétendre ensuite professionnel. Or, on manie la conscience des gens, ce n’est pas n’importe quoi ».
C’est là tout le paradoxe.

Le secteur n’étant pas réglementé, n’importe qui peut ouvrir un cabinet. Mais, les professionnels de santé, eux, ne peuvent pas faire valoir leur formation. « La loi nous interdit de faire de la publicité et l’hypnose médicale n’est pas un terme reconnu », note Claude Virot. Par ailleurs, certains paramédicaux, comme les kinés ou les infirmières, ont récemment été interdits de l’utiliser sur des patients.

Économies à la clé
Alors, que faire ? Faut-il que l’ordre des médecins crée une spécialité d’hypnothérapeute au même titre que les autres ? Non, répond Claude Virot. « Cette pratique doit être transversale car elle peut être utilisée dans tous les secteurs contre la douleur. En revanche, il faudrait réserver le terme d’hypnose aux professionnels de santé de la même manière que le terme de massage ne peut être utilisé que par des kinés diplômés ».

Cette piste sera sur la table du 7e Congrès international « hypnose et douleur » qui se tiendra à Saint-Malo, du 14 au 16 juin prochain. Si les adeptes de cette pratique tiennent autant à la protéger des assauts des charlatans, c’est parce qu’ils sont persuadés de ses promesses en termes de santé mais aussi d’économies. Une étude réalisée à Grenoble démontre que les patients opérés sous hypnose guérissent plus vite et coûtent donc 30 % moins cher que les autres. Elle sera présentée lors du Congrès en juin, où l’on ne verra pas des quidams imiter l’otarie : l’événement est réservé aux professionnels.


Stress post-traumatique : comment s’en sortir ? - Marie Claire Flashbacks incessants, cauchemars, attaques de panique… Après un événement violent, le trauma peut être si important que la vie quotidienne devient difficile. Mieux vaut se faire aider rapidement pour ne pas laisser l’anxiété et la dépression s’enraciner.

Le syndrome de stress post-traumatique est un désordre psychologique à prendre au sérieux. Il peut apparaître suite à un viol, un accident de la route, une prise d’otage ou un attentat terroriste.

Les symptômes ne sont pas forcément immédiats : ils surgissent parfois quelques semaines, voire plusieurs mois, après l’événement traumatique. Les troubles restent mineurs chez certains, mais ils génèrent une véritable souffrance et une altération du comportement social chez les personnes plus vulnérables, en raison d’un deuil ou d’une anxiété préexistante.

Syndrome de stress post-traumatique : les signes qui doivent alerter 
La victime connaît souvent un syndrome de répétition. Elle revit mentalement sous forme de flashs la scène dramatique durant le jour, mais aussi au cours de la nuit en faisant des cauchemars à répétition. Sur le qui-vive, elle sursaute souvent pour un rien et se retrouve en proie à des crises d’angoisseinextricables. Des phobies, des obsessions, des colères explosives, des troubles alimentaires ou une hypochondrie peuvent également se développer.
Si ces troubles durent plus d’un mois, il faut impérativement consulter afin de ne pas sombrer dans la dépression ou dans un état d’anxiété généralisé. 

Une prise en charge en deux temps
Après un attentat ou un gigantesque carambolage, une cellule d’urgence médico-psychologique est désormais immédiatement mise en place pour que les personnes présentes – choquées mais pas forcément blessées – digèrent au plus vite le trauma. Certains individus sont dans un état de stupeur, d’autres de torpeur, qui ne présage pas de la manière dont elles surmonteront ultérieurement ce choc psychique. Il est nécessaire de rassurer au plus vite, puis de débriefer l’événement un à deux jours plus tard, une fois la sidération passée. Plus la prise ne charge est précoce, plus le risque de développer un stress post-traumatique chronique est faible.

Si aucun accompagnement psychologique n’a pas été entrepris précocement, comme cela est souvent le cas après un traumatisme individuel, ou si l’événement violent laisse des traces tenaces dans le cerveau et le corps, il faut se faire aider dans la durée pour parvenir à mettre l’événement à distance, reprendre confiance en soi et dissoudre l’anxiété.

Des médicaments antidépresseurs peuvent être prescrits sur une courte période, mais ils ne sont pas une solution à long terme. Et les anxiolytiques sont contre-indiqués. "Ils pourraient même allonger le temps nécessaires pour se remettre d’un événement potentiellement traumatisant", suggère l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Une psychothérapie est d’un plus grand secours pour sortir de l’emprise du trauma, associée à d’autres méthodes comme la sophrologie pour lutter contre les manifestations du stress (insomnie, hypervigilance,…) ou l’hypnose pour revivre plus sereinement le trauma et s’en détacher peu à peu. 

L’EMDR, une technique thérapeutique de plus en plus prisée
L'EMDR - Eye Mouvement Desensitization and Reprocessing en anglais - est actuellement reconnue comme l’une des méthodes thérapeutiques les plus efficaces pour alléger la charge émotionnelle liée à un traumatisme devenu chronique.

Elle repose sur une stimulation oculaire alternée (œil gauche/œil droite) visant à retraiter le souvenir traumatique, à le déraciner du cerveau émotionnel. Le travail peut également être réalisé avec des stimulations alternées sur les jambes – à l’aide de tapotements - ou avec des sons qui basculent d’une oreille à l’autre, pendant que le patient se remémore le trauma.

"C’est un outil puissant de restructuration cognitive qui amène à réinterpréter l’événement", estime le Dr Christophe Bagot, qui pratique l’EMDR avec ses patients. En 5 à 10 séances, un trauma omniprésent se métamorphose ainsi en un simple souvenir. Il n’est pas effacé de la mémoire mais il n’empoisonne plus le présent.
Sylvia Vaisman
Des domaines d'application de plus en plus vastes pour l'hypnose - Ouest France L'hypnose ericksonienne
Le Dr Hervé Maillard, chef de service de dermatologie au centre hospitalier du Mans, a totalement intégré l'hypnose dans ses techniques de soins. « En milieu médical, on pratique l'hypnose ericksonienne (1). Le but est de mobiliser les expériences et souvenirs du patient, en le mettant en état de transe. Rien à voir avec ce que l'on voit à la télé. L'idée n'est pas d'imposer une volonté, mais de guider au travers de suggestions. »

L'hypnose conversationnelle
Il faut distinguer l'hypnose conversationnelle et la transe profonde. La première permet un détournement de l'attention par les mots, pour faciliter un acte. « Je la pratique très régulièrement, sur des interventions douloureuses, qui ne nécessitent pas ou ne peuvent se faire sous anesthésie. » C'est le premier degré de la « dissociation, phénomène où l'esprit se détache du corps ». Une nouvelle forme de langage, pour ne pas induire d'inquiétude.

Conscience modifiée
Mais certaines pathologies poussent le Dr Maillard à mettre en transe profonde son patient, c'est-à-dire en état de conscience modifié. « Pour traiter l'hypersudation des mains, nous réalisons soixante injections de toxines botuliques à chaque main. On ne peut utiliser de produits anesthésiants, c'est donc très douloureux. Avec l'hypnose, on arrive à suggérer une anesthésie complète de la main ! »
Autre exemple : une greffe de peau pour un ulcère de jambe: « On combine une anesthésie locale en pommade et l'hypnose. Le gros avantage est de permettre des greffes sans avoir besoin d'anesthésiste. Un vrai gain de temps. » Un procédé utilisé également lors d'ablation de tumeurs cutanées bénignes ou malignes importantes.

L'hypnose peut aussi soigner
Des dermatoses peuvent être traitées sans médicament, uniquement par l'hypnose. Démangeaisons, eczéma, douleurs dans la bouche (stomatodynies). Et même un psoriasis, une maladie inflammatoire de la peau, chronique et multigénique. « Au même titre que l'hypnose peut avoir un impact sur l'influx de la douleur, des études scientifiques ont montré qu'elle pouvait aussi diminuer le phénomène d'inflammation. »

De nouveaux champs d'application
La portée médicale de l'hypnose ne s'arrête pas à la dermatologie. De nouveaux champs d'application sont étudiés: l'asthme chronique en pneumologie, le traitement d'un infarctus en cardiologie, lors de colopathies fonctionnelles en gastro-entérologie. Mais aussi en rhumatologie, en pédiatrique ou en gynécologie, lors d'un accouchement par exemple.

L'hypnose profonde n'est cependant pratiquée que sur un patient sur trente en dermatologie.
Mais l'hôpital poursuit sa démarche de formation des personnels, en fonction des projets de chaque service. « Par exemple, nous souhaitons que tous les patients qui demandent une anesthésie sous hypnose au bloc puissent en bénéficier. »

(1) Milton Hyland Erickson (1901-1980) était un psychiatre et psychologue américain qui a joué un rôle important dans le renouvellement de l'hypnose clinique et a consacré de nombreux travaux à l'hypnose thérapeutique.

Master Class Jeanne-Marie JOURDREN et Elodie TEYSSIER "Hypnose et Kinésithérapie"

lundi 28 mai 2018 - 14:40
Formation "Hypnose et Kinésithérapie" - "Revenir à l’essentiel: le corps et ses ressources" animée par Jeanne-Marie Jourdren, Kinésithérapeute et Enseignante en Hypnose, titulaire du Certificat Européen d’Hypnose - "L'hypnose et la communication thérapeutique deux outils à intégrer dans notre quotidien de kinésithérapeute" animée par Elodie Teyssier, Kinésithérapeute Dates : 1er au 4 Octobre 2018 Durée : 4 jours Public concerné : professionnels de santé déjà formés en hypnose au CHTIP ou dans un institut de la CFHTB. Et particulièrement les kinésithérapeutes, les soignants en médecine physique-réadaptation, les soignants prenant en charge des patients présentant des troubles du mouvement/ travaillant ou souhaitant travailler avec des techniques manuelles et de l'hypnose. 1er au 3 Octobre : Revenir à l’essentiel: le corps et ses ressources - Jeanne-Marie Jourdren La marche, la façon de se mouvoir et tous les rythmes du corps sont une magnifique métaphore de la manière dont les gens avancent dans leur vie. L’observation de ces compétences qui allient motricité et sensorialité, informe le thérapeute sur les ressources du monde intérieur du patient.

La kinésithérapie est le soin du mouvement et le soin par le mouvement.
Notre métier est d’aider le patient à se remettre en mouvement, à retrouver ou recréer un mouvement pour bouger et avancer.
Bien plus qu’un simple apprentissage ou réapprentissage du mouvement, cette réadaptation intègre les sensations et toutes les émotions qui y sont reliées. Toutes ces ressources sensitives, motrices et émotionnelles forment le monde intérieur du patient. L’utilisation de ces nombreuses ressources constitueront la base des séances d’hypnose.

Ces trois jours de formations, nous amènerons à connaître et reconnaîre les bases fondamentales de la motricité, de la sensorialité et les émotions associées afin d’aider le patient à équilibrer son monde intérieur suffisamment pour continuer son chemin de vie en toute autonomie. Des outils simples et efficaces pour tous thérapeutes quelques soient leurs champs de compétences.
 Voir le Programme détaillé
4 Octobre : L'hypnose et la communication thérapeutique deux outils à intégrer dans notre quotidien de kinésithérapeute - Elodie Teyssier Utilisation des outils hypnotiques en kinésithérapie

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 Voir le Programme détaillé


S'inscrire à la Master Class

Dates 1er au 4 Octobre 2018

S'inscrire à la Master Class
Lieu Espace Hermès
10 Cité Joly
75011 Paris
Tarifs *Elèves et adhérents du CHTIP / UTHyL: 750€
*Professionnel de santé formé à l’IFH ou dans un institut de la CFHTB: 850€  
*Internes/étudiants : 560€
*Convention de formation continue : 1000€

La respiration est le souffle de vie. Jeanne-Marie Jourdren

jeudi 19 avril 2018 - 10:24
Revue Hypnose & Thérapies brèves n°48 JEANNE-MARIE JOURDREN Kinésithérapeute du sport et thérapeute du mouvement en libéral à Lannion. Formatrice à l’Institut français d’hypnose et au collège d’Hypnose et Thérapies intégratives de Paris. LE MOUVEMENT DE LA RESPIRATION EST LA VIE La vie est indissociable de la respiration. Le soin l’est tout autant : la respiration est le lien qui unit le monde intérieur du patient au monde extérieur. Quel que soit le soin effectué, quelle que soit la discipline pratiquée, le soignant devra être attentif à la respiration du patient. La respiration traduit de façon fidèle le rythme du monde intérieur de tout un chacun. Quel que soit le moment de la séance, le thérapeute doit se mettre au rythme pour
se synchroniser au mieux avec son patient. Son observation est un outil fondamental pour le travail en hypnose.

Lors du recueil d’informations la res- piration nous parle tout autant que les mots. Elle rythme les intonations et donne du souffle aux émotions. Souffle court ou soupir, elle est une langue à elle seule. Le thérapeute pour rentrer en communication devra observer puis apprendre à parler cette même langue.

La respiration est le premier mouvement qui nous relie à la vie. Elle est souvent le premier cri attendu, le symbole de la naissance. Le premier VAKOG, ou sensations Visuelles Auditives Kinesthésiques Olfactives et Gustatives, est riche en émotions pour le nouveau-né.
Le mouvement de la respiration est le signe que la vie continue.

A chaque moment de vie, elle se modifie en fonction de nos sensations, nos mouvements et de nos émotions. La respiration s’adapte à chaque instant et à toutes les situations. Elle est la plus fidèle de nos amies, elle ne nous quitte qu’au dernier souffle de vie.

Parfois elle nous trahit : elle peut dévoiler notre monde intérieur à un thérapeute attentionné et observateur. Trahison bien utile car elle permet au thérapeute d’utiliser toutes les caractéristiques de la respiration pour faciliter l’activation des ressources si utiles pour continuer dans le plus grand des conforts sur le chemin de vie.

Tout thérapeute pratiquant l’hypnose doit être spécialiste de ce mouvement de vie qui permet au corps de produire toute l’énergie dont il a besoin.





Retrouvez la formation de Jeanne-Marie Jourdren au CHTIP : "L’hypnose comme thérapie du mouvement. Retrouver le chemin de vie" 

Bouffées de chaleur: apports de l’hypnose. Marc PICARD-DESTELAN
Je travaille sur le problème des bouffées de chaleur dans le cadre d’un établissement de soins pour des personnes souffrant de cancer, en particulier le cancer du sein. En effet, ces soins entraînent fréquemment des modifications hormonales responsables de bouffées de chaleur.
Les 11 principes d'Erickson. Etude synthétique
Abraham HERNÁNDEZ COVARRUBIAS. Article traduit par Gérard FITOUSSI 
Erickson était réputé pour son efficacité thérapeutique et la rapidité avec laquelle il traitait les patients difficiles. C’était sa spécificité et, pour
y parvenir, il n’hésitait pas à utiliser des techniques et des stratégies différentes avec
un style qui lui était propre.Il n’a cependant pas systématisé ses stratégies. 
Note troisième. Selon François Roustang. Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND
En quelques mots, François Roustang dessine, sans détour, la place singulière que tient le symptôme dans son univers. Tout symptôme en effet y est considéré comme « une isolation, un retranchement du flux de la vie, un arrêt, une mise à l’écart » 
Traumatismes complexes : Adaptation de l'hypnose. Olivier PIEDFORT-MARIN
Les séquelles de traumatismes complexes sont souvent un défi pour la psychothérapie
à bien des égards. Par traumatismes complexes on comprend principalement des événements traumatisants pendant l’enfance et l’adolescence, événements souvent répétés ou réguliers sur de nombreuses années. 
Personne âgée démente et l'hypnose aux urgences. Marie-Laure MOUEZA
En tant que soignante, je me forme au mieux. Actuellement la réponse médicamenteuse est limitée. On ne dispose pas de traitement curatif. Les traitements non médicamenteux apportés par les soignants sont alors d’une grande importance car ils sont souvent les seuls mis en œuvre pour maintenir l’état de santé et d’autonomie des personnes. J’ai donc décidé de me former à l’hypnose. 
La respiration est le souffle de vie. Jeanne-Marie Jourdren
La vie est indissociable de la respiration. Le soin l’est tout autant : la respiration est le lien qui unit le monde intérieur du patient au monde extérieur. Quel que soit le soin effectué, quelle que soit la discipline pratiquée, le soignant devra être attentif à la respiration du patient. La respiration traduit de façon fidèle le rythme du monde intérieur de tout un chacun.

Mouvement de respiration. Concepcion RUANO-SICHI
"C’est toujours le même mouvement, il suffit de se fondre en lui, de s’y absorber. Tenter de revenir. Tenter de passer. Affronter l’écume et la vague. On pourrait croire que c’est un affrontement mais on aurait perdu d’avance. On n’affronte rien. Entrer dans l’océan ne peut pas être l’affronter. On entrera un peu plus loin, on s’accordera à lui. C’est toujours le même mouvement. Dans l’espace physique de la vague. Dans la pensée. C’est ce mouvement-là, exactement. La liberté qu’on prévoit, qu’on entrevoit après la barrière de la vague.
En orthophonie, la respiration. Isabelle HUÉ-DELETTREZ
L’attention à la respiration du patient revêt, pour l’orthophoniste, une importance particulière, que la plainte concerne la voix, l’articulation, la communication bien évidemment, mais aussi dans les autres domaines d’exercice de l’orthophonie tels que le langage écrit, les troubles affectant la logique, les mathématiques, la neurologie... 

Observer et utiliser la respiration. Jean-Michel HÉRIN
Que ce soit dans des domaines aussi variés que l’Anesthésie, l’Hypnose, l’Acupuncture ou l’Art, la respiration est fondamentale. Ce mouvement initial est essentiel puisque, c’est un lieu commun, quand il n’y a pas de respiration, il n’y a pas de vie. De la même manière, ce qui ne bouge pas, ce qui n’est pas dynamique, est figé. Il ne « respire » pas.

Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
La respiration est le premier mouvement qui nous attache à la vie : sans ce mouvement, pas d’énergie et pas de vie. Le manque de cette énergie est crucial. Cette énergie est vitale, elle nous remplit de vie. La variation de cette énergie aura des conséquences sur tout notre organisme, sur toutes les fonctions vitales. Lorsqu’elle vient à manquer, le corps met en œuvre mille et une stratégies pour compenser et préserver ce qui est de plus précieux : la vie.

« Ça tombe bien ! » Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 48
Pas vrai ! Mon vélo a de nouveau un pneu crevé, juste maintenant quand je dois aller au cabinet et suis déjà limite avec le temps. 
« Salut ! mais que fais-tu dans le froid de ce matin ? » Ah, ça tombe bien, un ami qui passe au bon moment avec sa bagnole. Je lui demande un passage et réussis à arriver à temps au boulot. 
Laissez advenir...Sophie COHEN
Laissez advenir... Laissez advenir ce qui est... ce qui est là... présent, dans le maintenant à l’intérieur de vous-même... Sentir ce qui est en place à l’intérieur de vous-même... de votre corps... ressentir, oui, comme ça... c’est très bien... Juste res- sentir ce qui est... est-ce que vous sentez les zones fraîches... les zones chaudes ? Sentez-vous ici des tiraillements ? Là des fourmillements ?... 
Cette phobie, une peur de mourir… ou de vivre ? Dr Adrian CHABOCHE
Dans notre exploration des dimensions humaines et de ce qu’elles recèlent de mystérieux aux confins des pathologies, il semble nécessaire à notre pratique de s’autoriser à avoir des regards innovants et neufs sur ce que l’on pense savoir. Nos connaissances, les théories, si elles nécessitent bien qu’on les maîtrise à un moment donné, sont là pour être oubliées. Ou ré-inventées.
Hypnose et danse avec Catherine Contour. Dr Dina ROBERTS
Pour ce numéro, j’ai choisi d’inviter Catherine Contour, dont la pratique artistique et pédagogique a été considérablement influencée par le pas de côté 
qui l’a emmenée vers l’hypnose. A partir d’une formation aux arts décoratifs et à la danse contemporaine, elle enrichit son approche du corps et du mouvement par des pratiques énergétiques. C’est lors d’un stage de Qi gong organisé par Jean Becchio qu’elle découvre par hasard l’hypnose à laquelle elle décide alors de se former et qui prendra peu à peu une place centrale dans son travail. 
Les Grands Entretiens: Jean-Marc Benhaiem par Gérard Fitoussi
Une des premières questions qui me vient à l’esprit est celle qui a mené à la création du premier diplôme universitaire d’hypnose à la Pitié Salpêtrière, lieu hautement symbolique. Peux-tu nous en donner la genèse ? Jean-Marc Benhaiem : Après avoir ouvert une formation à l’hypnose médicale en 1996, je décide en 2000 de proposer à l’Université de la transformer en DU.

Livres en bouche. Jean-Marc Benhaiem
30 jours pour pratiquer l’autohypnose, Pascale Chami, psychologue, Damien du Perron, médecin. J’ai lu le livre et j’ai aimé ! Les deux auteurs de cet ouvrage, aidés par une longue pratique d’hypnothérapeutes, ont décidé de construire des exercices qui sont des réponses à nos problèmes. 
Recherches: Neuroscience of consciousness 2017. Dr Adrian CHABOCHE
Cet article est le fruit d’une initiative conjointe de la Société internationale d’Hypnose et de la Confédération française d’Hypnose et Thérapies brèves (CFHTB). Ces deux sociétés savantes ont réuni des scientifiques du monde entier en marge du Congrès international d’hypnose ayant eu lieu à Paris en août 2015, pour une journée de réflexion autour de la recherche sur l’hypnose.

Hypnoscope Mars 2018 - Actualités Thérapeutiques

mardi 17 avril 2018 - 11:13
Hypnose et kinésithérapie, Théo Chaumeil - Physios Bourgogne Conférence de Théo chaumeil
Jeudi 12 avril 2018 – DIJON
Résumé

Depuis quelques temps, l’hypnose se démocratise parmi les professionnels de santé, que ce soit à l’hôpital ou en secteur libéral. Devant son succès grandissant, certains non-professionnels de santé s’emparent eux-aussi de cet outil et après quelques heures de formation s’autoproclament « hypnothérapeutes ».
Si l’hypnose est à la mode c’est aussi parce que l’actualité scientifique et surtout les neurosciences ont apporté ces dernières années de nombreux éclairages à l’hypnose.
L’objectif de la soirée sera tout d’abord de démystifier l’outil en apportant un regard critique sur son historique, son utilisation et les connaissances actuelles sur le sujet (tout particulièrement sur la douleur).
Nous aborderons ensuite plus spécifiquement la place et l’intérêt de l’hypnose dans une pratique de la kinésithérapie afin de comprendre comment cet outil peut s’intégrer à nos prises en charge, tout en restant dans notre champ de compétence.
Nous verrons finalement que l’hypnose est un outil double : à la fois thérapeutique permettant, entre autre d’agir sur la douleur et aussi un outil de communication qui vous permettra de modifier votre relation avec les patients.
 
Lieu et Date
Jeudi 12 avril 2018

Salle Chambelland (8, rue Olympe de Gouges, 21000 Dijon) – 20h


Hypnose, une pratique répandue dans les hôpitaux - Allo Médecins L’hypnosédation ou contrôle de la douleur par l’hypnose est une pratique médicale désormais implantée dans les hôpitaux. Son champ d’action est très vaste, du traitement de la douleur et du stress à l’amélioration de la tolérance d’une chimiothérapie. Elle est efficace sur les enfants et les personnes âgées.  


Hypnose et chirurgie, des effets bénéfiques incontestables
Jules Cloquet est le premier chirurgien à avoir réalisé la première intervention chirurgicale sous hypnose en 1829. Il a procédé à une mastectomie sous un sommeil magnétique. Ainsi, l’hypnosédation n’est pas vraiment une pratique médicale nouvelle. Elle a juste été oubliée depuis la découverte de l’éther et du chloroforme en 1846. Cependant, elle revient en force depuis les années 1990.
Selon le Dr Eric Fournier, anesthésiste du CHU de Tours et spécialiste de l’hypnose médicale, l’hypnose en chirurgie offre plusieurs avantages. Il s’agit d’un procédé beaucoup moins lourd que l’anesthésie. Une intervention chirurgicale sous hypnose ne requiert pas l’utilisation d’un respirateur. L’hypnosédation évite également les effets secondaires des anesthésiques comme le risque de confusion et d’agitation au réveil.
Preuve de l’efficacité de ce savoir-faire ressuscité, le Pr Ilyess Zemmoura, neurochirurgien au CHU de Tours, a recours à l’hypnose pour des interventions de neurochirurgie éveillée depuis 2011. Cela lui permet de prévenir la dépression des neurones à cause des effets anesthésiques. Chaque année, il réalise 15 à 20 opérations d’ablation de gliomes de bas grade.

Hypnose contre le stress et la douleur, une efficacité avérée
L’hypnosédation n’est pas seulement utilisée en blocs opératoires. Désormais, cette pratique est adoptée dans les unités de pédiatrie. Le contexte hypnotique est mis en place dès l’accueil. Grâce à des mots et des gestes rassurants, le personnel soignant met les enfants en confiance et évite le stress d’un geste douloureux. En effet, ils sont beaucoup plus sensibles à l’hypnose conversationnelle.
Les enfants peuvent en plus apprendre l’autohypnose pour la gestion des douleurs chroniques. Par exemple, des enfants de quatre à cinq ans atteints de leucémie sont initiés à l’hypnose. Ainsi, ces derniers sont capables d’endormir une zone douloureuse et de ne pas écouter une partie de leur corps. Pour les médecins, ils ont un meilleur imaginaire et constituent ainsi de meilleurs candidats à l’hypnose.
En gériatrie, l’hypnose sert également à gérer l’anxiété générée par les soins, même les plus simples. Avec l’hypnose formelle et la transe conversationnelle, les personnes âgées admises dans le service long séjour sont plus coopératives.


DE L’AISANCE A LA NAISSANCE : pratique de l’hypnose en anesthésie obstétricale - Pediatre online Article écrit par le Dr Jean Michel Hérin, anesthésiste à la Clinique Sainte- Anne à Strasbourg
Extraits

On demande souvent quelle est la différence entre des techniques comme la relaxation, la sophrologie, et l’hypnose. La différence fondamentale est que l’état d’hypnose correspond à un état de dissociation. « Vous savez, quand vous conduisez votre voiture et que vous faites un trajet régulier, qui ne vous demande pas de concentration, que vous faites comme automatiquement, comme du travail à la maison par exemple, il vous arrive d’arriver à destination et de n’avoir aucun souvenir du trajet. D’un côté vous avez pensé à vos prochaines vacances, ou bien à votre dernière soirée entre amis, à votre liste de courses … et pourtant, en même temps, de l’autre côté, vous avez conduit, passé les vitesses, débrayé, freiné, vous étiez capable de vous arrêter au feu rouge, d’éviter un piéton traversant brusquement … vous étiez dissociée » …En général il s’agit d’une expérience plutôt agréable, « confortable », accompagnée d’une abolition de la notion du temps écoulé pendant ce moment. Je me demande s’il ne serait pas plus intéressant de remplacer ce paragraphe par le texte à la fin en annexe qui est une induction de transe pour la réalisation d’une péridurale

Pourquoi faire de l’hypnose ?

« L’hypnose commence au moment où s’établit la relation d’écoute, de respect et de prise en compte de la demande des patients » comme le dit J. Zeidan. Faire de l’hypnose tout simplement parce cela apporte du confort et que l’état hypnotique nous met en contact direct avec notre inconscient. Cet inconscient n’a rien à voir avec l’inconscient de Freud, lieu de refoulements. Il s’agit là d’un réservoir de ressource et d’apprentissages, apprentissages individuels mais aussi d’apprentissages socioculturels ; raison pour laquelle, à new York par exemple, les femmes issues de la communauté italienne ou hispanique ne vivent pas et n’expriment pas l’accouchement de la même manière que les « WASP » (white anglosaxon protestant). La future partu riante ( !) peut ainsi aller puiser dans cet inconscient tout ce qui peut lui être utile pour l’accouchement.

Qui peut faire de l’hypnose ?
Toute personne formée : médecin, sage femme, IADE, IBODE, kinésithérapeute et surtout les patientes elles même ! L’état hypnotique est un état physiologique nécessaire à l’homéostasie psychique humain : nous passons par des « phases hypnotiques » régulièrement, ce qui permet à notre inconscient, un peu comme les ordinateurs, de faire les mises à jours et les sauvegardes. En fait tout praticien fait de l’hypnose comme Monsieur Jourdain fait de la prose, nous savons tous chanter mais si nous prenons des cours de solfège et de chant nous chantons mieux.

Quand faire de l’hypnose dans un contexte obstétrical ?
L’anesthésiste pratiquant l’hypnose peut en faire en salle d’accouchement, pendant la pose de péridurale. Il peut aussi en faire pendant un « accouchement par césarienne », et j’insiste sur la terminologie « accouchement par césarienne ». L’hypnose peut être utile lors de manœuvres endo-utérines telles que révision utérine, délivrance artificielle, ainsi qu’en salle de réveil, en post partum et lors du retour à domicile. En fait on peut tout le temps faire appel à l’une ou l’autre des techniques hypnotiques pour se ressourcer, retrouver du confort !

Comment faire de l’hypnose ?
Le principe est simple : désactiver le cerveau gauche, cerveau numérique, scientifique et pragmatique, et activer le cerveau droit, plutôt analogique, artiste et rêveur. On bloque le cerveau gauche en appliquant des techniques telles que fixation de l’attention sur un point précis, la saturation, la confusion. On active les cerveau droit en utilisant un langage métaphorique, des sensations Visuelles, Auditives, Kinesthésiques et Olfactives : le fameux VAKO.

Quelles sont les particularités de l’hypnose en obstétrique ?
La parturiente arrivant en salle de naissance est en transe hypnotique, mais il s’agit d’une « transe négative », « inconfortable ». Le but est de la faire passer rapidement dans une transe agréable. Le médecin anesthésiste, appelé pour une péridurale, prend en charge une patiente inconnue dans un contexte d’urgence algique souvent intense. Il s’agit alors d’installer alors une transe dans les plus brefs délais afin d’effectuer des gestes techniques précis dans les meilleures conditions. La patiente tournant le dos au médecin pendant la pose de la péridurale il est difficile d’observer les signes classiques d’entrée en transe hypnotique. Quand la patiente rentre en transe hypnotique on constate une immobilité, une diminution de la fréquence respiratoire, sur laquelle on peut se baser pour faire du pacing. La fréquence cardiaque maternelle, et éventuellement fœtale, la pression artérielle ont tendance à diminuer. La patiente ne réagit pas lors de la désinfection cutanée (l’antiseptique est «légèrement frais » et non pas « froid »), lors de l’anesthésie locale (« ça peut picoter légèrement » et non « je vous pique »), lors de l’introduction de l’aiguille de Tuohy (« je vous invite à rester bien immobile » plutôt que « ne bougez pas »)… Il est intéressant de noter que les besoins en anesthésiques locaux ont tendance à être moindres chez les patientes bénéficiant de la pose d’une péridurale sous hypnose et que l’on bénéficie d’une meilleure stabilité hémodynamique.

Hypnose et post partum
Le médecin anesthésiste intervient peu en post partum. Cependant l’hypnose est un outil intéressant pour la prise en charge des douleurs après l’accouchement, ainsi que pour les phénomènes liés à l’allaitement.
Hypnose et vomissements gravidiques
Survenant souvent dans un contexte psychologique particulier les vomissement gravidiques ont pu se voir dans certains cas améliorés par la question magique, ou par des métaphores.

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