Formation Hypnose Ericksonienne Paris

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Paris: Le Collège d'Hypnose de Paris assure les Formations en Thérapies Brèves Orientées Solutions, EMDR-IMO, Hypnose Ericksonienne & Kinésithérapie
Mis à jour : il y a 6 min 22 sec

Les agréments du CHTIP: DATADOCK, DPC, FIF-PL

vendredi 14 septembre 2018 - 14:01
Le CHTIP est référencé auprès du DATADOCK, plateforme qui centralise toutes les demandes de prise en charge dont le FIFPL.
Vous pouvez donc déposer un dossier. Nous pourrons vous fournir un devis et un programme détaillé de la formation choisie, sur demande.
Il faudra leur renseigner notre numéro d’enregistrement de formation continue : 11751503275.

Le CHTIP a l'agrément du DPC, sous la référence 6502.
Nos formations sont accessibles à un financement par le DPC.

Pour le 3e trimestre 2018 voici les formations du CHTIP qui ont été validées :

- Les bases de la Thérapie Brève Orientée vers la Solution (ouvert uniquement aux médecins et sages-femmes), 20 au 22 Novembre 2018
Référence 65021700004

La procédure
Vous devez vous rendre sur le site du DPC réservé aux professionnels de santé : https://www.mondpc.fr, puis créer votre compte.
Ensuite, vous allez rechercher les formations du CHTIP.
Pour cela, vous pouvez nous retrouver par la "référence organisme" : 6502
Vous aurez alors la liste des formations que nous proposons.
Vous pouvez aussi faire une recherche par la référence du programme.
Pensez à bien vérifier les dates des formations !
C'est le DPC qui validera ou pas votre demande de financement et nous transmettra un mail de validation de la prise en charge et son montant.

Hypnoscope Août 2018 - Actualités Thérapeutiques

mardi 11 septembre 2018 - 16:31
Hypnose médicale : une alternative à l’anesthésie de plus en plus crédible - Ra-Santé L’hypnose médicale constitue aujourd’hui une alternative crédible et fiable à l’anesthésie générale. Au point d’être de plus en plus pratiquée dans les établissements hospitaliers d’Auvergne-Rhône-Alpes. De Grenoble à Lyon, histoires à dormir debout....

Mais bon sang, réveillez-vous !! L’hypnose médicale est en train de faire une entrée fracassante dans le milieu hospitalier. Dans la mouvance de médecines alternatives en plein développement, cette technique ancestrale connaît un regain d’intérêt qui n’a rien d’anecdotique.
Ici, pas de grand show télévisé ni de scène de spectacle. Le décor se veut beaucoup plus sobre. Une salle de consultation ou un bloc opératoire. Quant à l’acteur principal, il n’a ni veste à paillette ni regard translucide. Juste une blouse blanche et l’œil bienveillant.

Hypnose médicale, du rêve à la réalité
A Lyon, une cinquantaine de salariés (médecins, infirmiers, aides-soignants, brancardiers) du centre hospitalier Saint Joseph Saint Luc ont ainsi déjà été formés à l’hypnose. C’est le cas de Jean-Pierre Lavignon, médecin urgentiste dans l’établissement des quais du Rhône. « Certains sont sceptiques sur l’efficacité de la technique mais rares sont les patients qui refusent d’en tester la pertinence. On fait preuve de pédagogie en expliquant que cette pratique ne comporte aucun danger, qu’il s’agit juste d’un état physiologique naturel déclenché par le patient lui-même. Parfois, de dernier conserve les yeux ouverts. Ce n’est pas du micro sommeil ni de la somnolence. Plutôt une forme d’état second ».

Pour parvenir à ce relâchement total, cette déconnection du corps et de l’esprit, le docteur Lavignon a une technique infaillible. « Je demande au patient de se concentrer sur une activité qu’il apprécie. Ce peut être un loisir, un séjour à la mer, à la montagne, une pratique sportive… Virtuellement, j’ai emmené d’autres patients vers la musique et même vers leur passion du tricot ! La personne parvient ainsi à se décontracter, elle se relâche complètement. Elle ne fait qu’écouter ma « musique » de voix en se concentrant sur ces impressions anesthésiques évoquant des odeurs, des couleurs, des bruits, des choses agréables. Lorsque le patient « décroche », il est prêt physiquement et psychologiquement à subir l’intervention ».

Au service des urgences de Saint Joseph Saint Luc, Jean-Pierre Lavignon exerce l’essentiel de son art en traumatologie, pour un doigt ou une épaule luxée par exemple. « Je pratique également régulièrement des ponctions lombaires sous hypnose, des actes traumatisants qui impliquent un fort stress. L’hypnose ne pas faire disparaître complètement la douleur, elle va permettre de la détourner. Voilà pourquoi de telles séances ne durent jamais très longtemps, entre 5 minutes et une demi-heure maximum en fonction de l’état du patient ».
 
L’hypnose pour réduire les drogues anesthésiques
Au groupement hospitalier mutualiste de Grenoble, ils sont sept médecins anesthésistes et autant d’infirmiers anesthésistes à pratiquer quotidiennement l’hypno-sédation, également appelée hypno-analgésie. « J’ai été formé en 2010 à Marseille par l’institut Emergences, explique le docteur Stéphane Bouvier, adepte de l’hypnose ericksonienne, qui interviendra lors d’une conférence-débat grand public gratuite sur l’hypnose médicale le mercredi 17 octobre à 18h30 à l’Université Catholique de Lyon. Au début, c’était par curiosité. A l’époque, l’hypnose médicale était peu développée, peu médiatisée. Après douze jours de formation intensive, j’ai commencé par des coloscopies, puis on a progressivement élargi l’usage de l’hypnose à d’autres types d’interventions : varices, hernies inguinales, tumeurs du sein, cardiologie interventionnelle… ».

Aujourd’hui, le docteur Bouvier pratique en moyenne deux à trois séances d’hypno-sédation par semaine, essentiellement pour des interventions d’ordre gynécologique. « 90% des conisations(NDLR : ablation d’une partie du col de l’utérus) sont réalisées sous hypnose. Le principal intérêt, c’est de limiter au maximum l’injection de drogues anesthésiques, voire ne pas en injecter du tout comme lors de coloscopies. Outre le fait de diminuer la douleur, on réduit aussi l’anxiété avant, pendant et après l’intervention, ainsi que les effets secondaires et les nausées post-opératoires. Enfin, on constate une meilleure récupération des patients qui peuvent ressortir au bout de 2 à 3 heures au lieu de 5 heures après une anesthésie traditionnelle ».
 
Hypnose et douleur
Gain de temps, gain d’argent, confort du patient… Autant d’arguments mis en avant lors du septième congrès « Hypnose et douleur, de la douleur à douceur » organisé en juin dernier à Saint-Malo. Dans leurs conclusions, les 1200 congressistes présents notent que « l’hypno-sédation répond parfaitement aux exigences actuelles de maîtrise des coût de santé et du développement de la chirurgie ambulatoire ». Et de militer pour que « l’hypnose soit reconnue comme un outil thérapeutique complémentaire par les autorités en charge de la santé ».
L’hypnose médicale intégralement remboursée par la Sécurité Sociale ? Pour l’instant, une telle pratique n’est prise en charge que partiellement et sous certaines conditions par l’Assurance Maladie et les complémentaires santé. Mais le ministère compétent garde un œil bienveillant sur cette médecine alternative dans l’air du temps…

En attendant, concrètement, plusieurs établissements hospitaliers et cliniques privées d’Auvergne-Rhône-Alpes proposent déjà à leurs patients une intervention sous hypnose médicale. C’est le cas, dans la grande région lyonnaise, de l’Hôpital Femme-Mère-Enfant, de l’Infirmerie Protestant, de la Clinique du Val d’Ouest, du Centre Hospitalier Saint Luc Saint Joseph, de l’Hôpital de la Croix-Rousse et de l’Hôpital Nord-Ouest de Villefranche, tous financés par la Fondation Apicil. Par ailleurs, l’Université Clermont Auvergne a créé en 2017 un diplôme dédié à l’hypnose. Une trentaine d’élèves en formation initiale (étudiants post-2ecycle) ou en formation continue (médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, masseurs-kinés) suivent un programme de 80 heures composé de huit sessions de deux journées.
Pascal Auclair

Stress post-traumatique: bouger les yeux pour aller mieux - Pourquoidocteur L’EMDR, pour "Eye Movement Desensitization and Reprocessing", est une psychothérapie basée sur les mouvements oculaires. Elle permet d’atténuer les troubles de stress post-traumatique. Mais pas uniquement. La dépression ou les phobies peuvent aussi en bénéficier.

Pas besoin de prendre de l’ecstasy ou encore de la MDMA pour soigner le stress post-traumatique. Il vous suffit de bouger les yeux ! Une thérapie appelée EMDR (pour Eye Movement Desensitization and Reprocessing) s’avère efficace.
Découverte il y a trente ans par la psychologue américaine Francine Shapiro, elle consiste à exercer des stimulations bilatérales alternées (SBA) sur un malade, pendant que ce dernier se remémore l’évènement traumatisant. Selon The Conversation, 80% des personnes atteintes d’un traumatisme dit "simple" sont soignées en une à huit séances d’EMDR. 

Le stress post-traumatique, c’est quoi ?
Le trouble de stress post-traumatique, appelé aussi syndrome de stress post-traumatique (PTSD), est un trouble anxieux qui se développe après un évènement traumatisant, au cours duquel la personne ressent une détresse importante. Cela peut être une catastrophe naturelle, un attentat, un accident de la route, des sévices physiques ou encore sexuels.

On parle de syndrome de stress post-traumatique lorsque la période d’anxiété qui suit l’évènement choquant est anormalement longue. La personne traumatisée revit en permanence cet évènement à travers des souvenirs, des cauchemars. Certaines pensées peuvent virer à l’obsession et provoquer une dépression. D’autres signes peuvent apparaitre: engourdissement émotif, troubles du sommeil, irritabilité, hypervigilance. Selon une étude, le traumatisme pourrait aussi laisser des séquelles héréditaires.

Détacher le souvenir du traumatisme
L’EMDR est une thérapie qui agit sur les souvenirs hantant la personne atteinte de syndrome de stress post-traumatique. Le professionnel de santé applique des stimulations bilatérales appliquées (SBA) pendant que le patient se souvient de l'évènement choquant.
Il s’agit de mouvements des yeux allant de droite à gauche et de gauche à droite. Mais il y a aussi des sons, des "bip" qui parviennent d’une oreille à l’autre. Et des tapotements d’une partie du corps (la main ou le genou) d’un coté, puis de l’autre. Ensuite, le thérapeute arrête toute stimulation et le patient doit décrire son ressenti. Puis, les SBA reprennent, et cela pendant plusieurs séances. Jusqu’au jour où le souvenir du patient n’est plus lié à quelque chose de traumatisant.

L’EMDR modifie la perception du cerveau sur le souvenir
Quand un souvenir est traumatisant, il n’est pas traité par le cortex dans le cerveau, mais dans le cerveau limbique, la partie du cerveau liée aux émotions. En quelque sorte, l’EMDR permet de "recoder" l’information traumatique et de la remettre à la bonne place pour être traitée.
Les mouvements oculaires permettent de diminuer la charge émotionnelle du souvenir. Ainsi, l’amygdale, partie du cerveau liée au sentiment de danger ou de peur, n’est plus activée. Et c’est lorsque cette dernière n’est plus activée que le traumatisme disparait. Lorsque l’on subit un petit choc, ce processus de restructuration se fait naturellement. Mais en cas de gros traumatisme, ce n’est pas le cas. Et les symptômes de stress post-traumatique apparaissent.
Certains thérapeutes utilisent l’EMDR pour traiter aussi les phobies, les addictions ou encore la dépression. En juin dernier, des chercheurs de l’Inserm ont constaté que cette technique pouvait être bénéfique pour réduire le stress des patients reçus aux urgences.
Johanna Hébert 

L’hypnose qui soigne - Radio Canada C'est une pratique encore marginale dans le milieu de la santé, chez nous. Mais l'hypnose permet aux soignants d'aider leurs patients à ressentir moins de douleur. La science, d'ailleurs, comprend de plus en plus précisément ce qui explique ces succès.

Un texte de Jean-François Bouthillette, des Années lumière
À l’occasion du 21e Congrès mondial d’hypnose médicale et clinique, des chercheurs et soignants de partout dans le monde ont convergé vers Montréal. Parmi eux, des dentistes, psychologues et médecins qui ont en commun l’utilisation de techniques d’hypnose pour aider leurs patients.
La psychologue Clarisse Defer travaille auprès de patients atteints de cancer au service de radio-oncologie de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, à Montréal. Pour elle, l’hypnose est un outil qui permet d’aider ses patients à vivre avec leur cancer et les traitements envahissants qu’ils reçoivent.
Dans son bureau, elle hypnotise les patients qui le souhaitent. D’une voix grave, d’un ton lent, elle les amène à se glisser dans un état de calme et de bien-être.

« J’invite la personne à s’asseoir, à fermer les yeux. En accompagnant le mouvement de sa respiration, je vais lui proposer, sous la forme de suggestions, par le choix de mots apaisants, de rentrer dans cet état de conscience modifiée, décrit par les patients comme un moment d’absorption, où l’on est plus à l’intérieur de soi, moins conscient de l’environnement extérieur », explique Clarisse Defer.
Pas d’inquiétude à avoir, précise-t-elle : il ne s’agit pas d’une prise de contrôle de l’esprit du patient par autrui. Il s'agit plutôt d’accompagner le patient pour qu’il atteigne lui-même cet état d’absorption – qu’il pourra idéalement atteindre bientôt seul, sans son aide.
« Je peux aussi leur suggérer de laisser leur esprit voyager dans un endroit agréable », ajoute-t-elle. Les traitements potentiellement anxiogènes, voire traumatisants, passent ainsi plus facilement.

Jusqu’à des chirurgies sans anesthésie générale
Au-delà de l’anxiété, l’hypnose permet de réduire la douleur des patients. Non seulement de la rendre moins menaçante, ou moins envahissante, mais bien d’agir directement sur l’intensité de la douleur.

Une illustration spectaculaire de cela peut être trouvée dans les travaux de l’anesthésiste Marie-Elisabeth Faymonville, directrice du Centre de la douleur du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Liège, en Belgique.
Cette spécialiste de la douleur est célèbre pour avoir mis au point la technique de l’hypnosédation. En plongeant des patients en état d’hypnose, elle est parvenue à permettre des chirurgies importantes (opération à la thyroïde, mastectomie, greffe) qui requièrent habituellement une anesthésie générale, non dénuée d’effets secondaires et de risques.

« Le patient est placé dans cet état d’hypnose, de conscience modifiée. L’équipe chirurgicale complète avec une simple anesthésie locale, limitée au territoire où il travaille. En cas de besoin, l’anesthésiste peut donner un médicament antidouleur en intraveineux. Mais, toujours, le patient reste conscient. Conscient, mais mentalement absent du bloc opératoire », dit Marie-Elisabeth Faymonville.
D’autres usages des vertus analgésiques de l’hypnose, moins spectaculaires, sont néanmoins pleins de promesses en santé. La gestion de douleurs chroniques avec moins de médicaments, par exemple.

Explications scientifiques

Pendant que les résultats en clinique s’accumulent et sont abondamment documentés, la science comprend de mieux en mieux ce qui se passe dans le cerveau d’un patient hypnotisé.
Les appareils d’imagerie permettent d’observer que le cerveau se transforme quand un patient est en état d’hypnose

«On a vu que la façon dont le cerveau reçoit l’information douloureuse change drastiquement quand on est en hypnose. On a même constaté que le réseau de la douleur dans le cerveau, qui s’active quand on a mal, travaille autrement quand on est en hypnose. C’est dire que les connexions, à l’intérieur du cerveau, se modifient!»
—Marie-Elisabeth Faymonville

Le chercheur Pierre Rainville explore lui aussi l’effet de l’hypnose sur la douleur. Dans son laboratoire de neuropsychophysiologie de la douleur, au Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, il compare ce que vivent des participants hypnotisés ou non hypnotisés devant les mêmes stimuli douloureux.

Son équipe et lui ont mesuré que les patients sous hypnose – à qui l’on fait des suggestions dans le sens d’une analgésie – tolèrent mieux la douleur infligée par de l’eau chaude ou des petits courants électriques. Ils rapportent, après coup, avoir fait l’expérience d’une douleur moindre que les participants non hypnotisés.
Mais les mesures de Pierre Rainville vont au-delà de ces rapports subjectifs par les participants. Il mesure même davantage que l’activité des différentes zones du cerveau.

« Non seulement le cerveau réagit moins, mais on mesure des réponses physiologiques périphériques, dit Pierre Rainville. Le rythme cardiaque, par exemple – qui, normalement, augmente avec la douleur –, augmente moins. Des réflexes moteurs de protection vont être atténués, ce qui témoigne d’une activation des mécanismes de régulation du cerveau vers le tronc cérébral et la moelle épinière. [...] L’effet va au-delà de la seule interprétation de la douleur ; ça peut atténuer le traitement du signal sensoriel dès son entrée dans le système nerveux au niveau de la moelle épinière. »
L’hypnose est plus utilisée dans le domaine de la santé en Europe qu’au Canada. Là-bas, des universités ont déjà intégré ces techniques à la formation de psychologues, de dentistes, d’anesthésistes ou d’infirmières.

Congrès Mondial d'Hypnose: Apport de l'Hypnose en pédopsychiatrie par Jessica Servaye

mercredi 1 août 2018 - 16:27
Interview de Jessica Servaye par Laurent Gross, du CHTIP. Jessica Servaye Interne en Psychiatrie à Paris et formée en Hypnose et Thérapies Brèves au CHTIP, nous parle d'un cas clinique qu'elle présentera lors du Congrès mondial d'hypnose de Montréal, le 25 août 2018. L'intitulé : "Apport de l'hypnose Ericksonienne dans la prise en charge thérapeutique individuelle d'un deuil compliqué en pédopsychiatrie". Description du cas clinique Les objectifs de la séance :

·       Développer des outils d'hypnose Ericksonnienne formelle et conversationnelle utilisables et reproductibles en pédopsychiatrie à partir d'éléments classiques de la consultation pédopsychiatrique (jeu symbolique...)
·       Développer des outils d'hypnose Ericksonnienne formelle et conversationnelle utilisables et reproductibles dans la prise en charge d'un deuil 
·       Appréhender l'utilisation du conte métaphorique dans la prise en charge psychothérapeutique du deuil avec les enfants
 

Introduction : Chez l’enfant, les 3 phases habituelles du deuil (choc, repli, résolution) sont souvent physiologiquement plus longues et la souffrance se traduit par divers symptômes pouvant entraver le développement psycho-affectif de l’enfant, surtout s’il existe des facteurs de risque de deuil pathologique.

Observation clinique : Ava, 8 ans, consulte accompagnée de sa mère en centre-médico-psychologique de pédopsychiatrie, 2 mois après le décès brutal et inattendu de son père. Ava présente un sentiment de culpabilité, une instabilité émotionnelle et des symptômes anxieux avec sensation chronique d’insécurité ; sans critères diagnostiques suffisants pour une pathologie psychiatrique circonscrite telle que décrite dans le DSM-V.

Prise en charge : Nous débutons une psychothérapie individuelle pour la soulager des symptômes actuels, au rythme d’une séance de 30 minutes par semaine, et ce pendant 10 semaines. Outre des éléments psychothérapeutiques classiques, j’ai intégré dans les différentes séances des outils d’hypnose Ericksonienne. Au cours des séances nous avons travaillé à appréhender la réalité de la perte et à rétablir le sentiment de sécurité interne chez Ava.

D’abord en lui permettant de faire appel à ses ressources inconscientes pour dire au-revoir à son père dans des conditions sécures, puis d’ancrer un souvenir agréable vécu avec celui-ci à travers des suggestions directes et indirectes. Nous avons travaillé ses angoisses sur le thème de la maladie et de la mort, et leurs manifestations psychosomatiques, par l’établissement d’un lieu-sûr et d’un endroit-ressource confortable dans le corps. Nous avons aussi travaillé en hypnose l’appel à des personnes-ressources pour Ava, afin de sécuriser à nouveau les liens avec les personnes de son entourage actuel et de lui permettre d’investir progressivement le quotidien et l’avenir. 



Conclusion : L’apport d’outils d’hypnose Ericksonienne dans une psychothérapie individuelle chez un enfant confronté à un deuil pourrait donc permettre de soulager ses symptômes et prévenir l’apparition d’un deuil pathologique, c’est-à-dire d’une pathologie psychiatrique circonscrite au cours, ou après la période de deuil.


- Voir son interview de la veille du Congrès

- Voir un bout de son intervention


Hypnoscope Juillet 2018 - Actualités Thérapeutiques

mercredi 1 août 2018 - 11:57
Au CHU de Rouen, les opérations se pratiquent sous hypnose : « Ça humanise le soin » - Actu.fr Le docteur Delphine Provost a amené l'hypnose au CHU de Rouen en 2012. Depuis, la pratique ne cesse d'intéresser les services. Dernier en date, celui de chirurgie vasculaire.

L’hypnose se pratique au CHU de Rouen (Seine-Maritime) depuis de nombreuses années, pour soulager les patients lors d’interventions chirurgicales. Les personnes souffrant de varices peuvent aussi désormais se faire opérer sous hypnose. Selon le docteur Pascale Thomas, chirugienne vasculaire, 20 % des opérations se font à l’aide de cette technique. Les avantages sont nombreux pour les patients et les soignants.

« Pour moi l’hypnose, c’était Messmer »
L’hôpital Charles-Nicolle est reconnu pour cette pratique maintenant bien éprouvée. Tout est parti d’une femme : le docteur Delphine Provost, âgée de 61 ans, anesthésiste obstétricale, mais surtout pionnière en la matière. C’est elle qui a amené l’hypnose dans les blocs opératoires. 
Il y a 15 ans, le Dr Provost n’aurait pas mis une pièce sur cette technique. « Pour moi l’hypnose, c’était Messmer [artiste québécois, ndlr]« , sourit le médecin anesthésiste. Et puis, au hasard d’une formation, elle découvre cette discipline, et avec elle son spécialiste français, le Rouennais Yves Halfon. Convaincue, Delphine Provost obtient son diplôme en 2012. Depuis, elle ne cesse de convaincre les différents services du CHU.

Près de 300 soignants formés au CHU
Depuis 2015, pas moins de 14 sessions de formation ont eu lieu en lien avec l’institut Milton H. Erickson de Normandie (IMHEN) d’Yves Halfon, dans lequel elle est maintenant formatrice. Au sein de l’hôpital, près de 300 soignants — médecins, infirmiers, manipulateur radio… — sont maintenant formés à cet « outil extraordinaire ». Et depuis les travaux du professeur d’anesthésie belge Marie-Élisabeth Faymonville, l’efficacité scientifique n’est plus à prouver.
Plusieurs interventions chirurgicales peuvent se réaliser entièrement sous hypnosédation, c’est-à-dire sans aucune anesthésie générale : fibroscopie, pose de cathéter veineux ou encore coloscopie. « C’est quand même bête de pratiquer une anesthésie générale pour une coloscopie, alors que ça fonctionne très bien sous hypnose », insiste Delphine Provost.

Une hypnosédation qui peut également intervenir, plus rarement, pour les patients qui, pour des raisons médicales, ne peuvent pas subir d’anesthésie. Le docteur Provost a déjà accompagné plusieurs patientes pour une ablation du sein grâce à cette technique.
Mais la plupart du temps, c’est l’hypnose médicale qui est effectuée, en complément des sédatifs et antalgiques. Cela permet d’injecter beaucoup moins de produits lors de l’intervention. Sa méthode : faire revivre un souvenir agréable guidé par les voix et les suggestions du praticien.

« Il n’y a rien de magique »
Pour le patient, c’est un confort apprécié, comme en témoigne Armel, opérée de la cataracte :
« C’est un état de conscience modifié. Il n’y a rien de magique. Plusieurs fois par jour, chacun de nous se met en hypnose. C’est le moment où notre corps mobilise des ressources pour se sentir mieux. Naturellement, notre corps est protecteur de lui-même, mais trop souvent, on l’empêche de s’exprimer », explique le docteur Provost.

« Un remède contre le burn-out »
Un bien-être pour les patients, mais aussi pour le personnel soignant. Delphine Provost assure que l’hypnose « change les relations entre soignants, parce que tout le monde joue le jeu. Le bloc opératoire est bien plus cool ». L’anesthésiste en est convaincue : « C’est un remède contre le burn-out. L’hypnose permet d’humaniser le soin, là où nous avons de plus en plus recours aux robots et à la mécanique. »


L'hypnose est-elle la solution à tous les maux? - Le Matin Elle ne fait pas de miracle, mais peut aider à maigrir, arrêter de fumer, mieux se concentrer et moins stresser. Éclairages de spécialistes.

Écraser sa dernière clope et ne plus jamais y toucher après une seule séance d’hypnose. Réussir à s’endormir en avion d’un simple mouvement de doigt malgré le stress. Réussir ses examens détendu, ou apprendre une langue plus facilement. Trop beau pour être vrai? Après la méditation et le yoga, l’hypnose est en passe de devenir la pratique bonne à tout. Serait-on en face d’un phénomène de mode qui flirte avec le charlatanisme?
Utilisée depuis le XIXe siècle comme soutien à la psychothérapie, l’hypnose fait partie des outils phares du développement personnel. C’est qu’elle est accessible à tous, et que comme Monsieur Jourdain pratiquait la prose sans le savoir, nous faisons tous et plusieurs fois par jour cette expérience durant laquelle nos perceptions se transforment, entre le sommeil et la méditation: la transe hypnotique. Quand on fait le trajet Genève-Lausanne en train et qu’on s’aperçoit qu’on est arrivé alors qu’on a l’impression d’être tout juste parti, par exemple.

«Non seulement tout le monde peut le faire, mais tout le monde le fait. Il n’y a pas de don particulier à avoir, explique Éric Bonvin, psychiatre, hypnothérapeute et directeur de l’Hôpital du Valais. La transe est une expérience naturelle qui modifie nos perceptions et stimule notre imaginaire. On est alors absorbé dans cette expérience, dans cette sorte de rêverie.»

Installée à Nyon (VD), la psychologue et hypnothérapeute Gabrielle Schneider a choisi de se mettre à l’hypnose parce que cette voie thérapeutique brève offre d’excellents résultats dès la première séance. «Les patients viennent rarement avec une représentation claire de ce qu’est l’hypnose, ils ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés, et ont peur de la prise de contrôle par l’hypnothérapeute lié aux nombreux spectacles d’hypnose. D’autres viennent justement avec cette attente magique que le thérapeute détient une méthode infaillible pour le soulager dans sa souffrance. Cette attente reste inadéquate parce que le patient n’a pas d’implication active. L’alliance thérapeutique est primordiale, elle permet au thérapeute d’instaurer un changement de perception par l’hypnose. Ce n’est pas le thérapeute qui a la solution, le patient devient le propre acteur de ses changements.»
Le champ des possibles est donc de fait très large pour soulager nos maux, blocages ou autres phobies. Mais en aucun cas elle ne peut guérir une maladie, point sur lequel insistent tous les spécialistes. «La seule chose que peut faire l’hypnose, et c’est déjà beaucoup, c’est qu’elle modifie la perception de la maladie, du soin qu’on reçoit, de la douleur ou de l’anxiété», explique Éric Bonvin, qui, depuis plusieurs années enseigne son usage dans les hôpitaux valaisans, à l’instar des HUG genevois qui proposent depuis le début de l’année aux médecins et soignants une formation à l’hypnose clinique pour accompagner les patients.
Pas de recette miracle, mais des clés pour progresser. Explications en quatre points.

Moins stresser

En consultation, les troubles de l’angoisse sont la demande la plus fréquente. «Dans notre société, la plupart des patients sont bloqués dans la sphère contrôle et mental. Ils ruminent et s’angoissent, ne sont plus capables de rêver, de ressentir, de lâcher prise. C’est ce qui entraîne les crises d’angoisse, l’anxiété, les phobies et autres troubles compulsifs», explique Gabrielle Schneider.
L’hypnose permet de remettre les compteurs à zéro lorsqu’on est pris par une préoccupation, avec un schéma de pensée qui tourne en boucle. «Le simple fait, à un moment donné, de lâcher, de s’abandonner à l’expérience va réarranger les choses autrement. La transe permet de réajuster beaucoup de choses pour le cerveau, qui a tendance à se rigidifier dans le dédale des pensées», décode Éric Bonvin. Accompagné d’un hypnothérapeute ou en pratiquant l’autohypnose (plutôt conseillée après une initiation par un professionnel), le patient peut alors observer ce qui l’aide à basculer dans cette expérience permettant la transformation de ses perceptions et d’y retourner en cas de stress. «Ça peut être en courant, ou en tondant le gazon. À chacun sa manière de faire. L’hypnothérapeute est là pour accompagner le patient dans ces moments de bascule, rien d’autre», conclut Éric Bonvin.

Mieux se concentrer

Certaines écoles, telle Langue sous Hypnose à Morges (VD), proposent d’utiliser l’art de la transe pour apprendre plus facilement une langue. Ou comment booster la réceptivité et la confiance en soi pour être plus efficace. L’hypnothérapeute canadien Richard Garnier, auteur d’un livre qui cartonne sur le sujet et qui consulte également à Paris, utilise, lui, la technique des «ancrages» pour aider les étudiants à enregistrer mieux en cours et diminuer le stress au moment des examens et avoir un meilleur accès à l’info.
«En installant des ancrages durant plusieurs séances où on associe le geste, comme deux doigts qui se touchent par exemple, à un état de conscience donné, hors stress, presque méditatif, le patient aura plus facilement accès aux informations lorsqu’il reproduira ce même geste quand il en aura besoin, commente Richard Garnier. C’est comme si depuis que vous êtes enfant, votre maman vous embrassait sur le front avant de vous endormir, et que votre partenaire vous fait un bisou sur le front le soir: vous allez mieux vous endormir. Même si vous ne comprenez pas pourquoi. Votre corps a enregistré ces ancrages.»

Perdre du poids

Dans son livre, Richard Garnier propose une session audio gratuite à télécharger pour perdre trois kilos, à écouter au moins une fois par jour pendant cent jours. Testée sur septante personnes pendant trois mois au Québec, elle a permis à six personnes sur dix de maigrir en l’écoutant. De quoi interpeller. «On travaille sur leur rapport à l’aliment et leur rapport à eux-mêmes, explique-t-il. Cette session est comme une boîte à outils qu’on vous fournirait et où votre cerveau va piocher ce dont il a besoin. Dans l’absolu, si on était bien connecté à notre corps, on saurait tous ce qu’il faut manger et dans quelle quantité il faut le manger. Mais on a tous autour de nous quelqu’un qui va manger en cas de stress l’aliment qui n’est pas bon pour lui. On ne peut pas dire que ce soit un bon fonctionnement du cerveau. C’est là où l’hypnose va vous permettre d’avoir accès à ce programme dissonant, à cette porte entre le conscient, l’inconscient et le subconscient, pour mettre en place un nouveau mode de fonctionnement.»
C’est donc en activant les ressources du patient, sans être directif, que les changements peuvent s’opérer. «Il n’y a pas de consultation type en addictologie. L’action entière se situe du côté du patient. Il retrouve sa place dans le présent. Ce retour vers l’autonomie demande un accompagnement et la solution se situe souvent là où on ne l’attend pas et quand on ne l’attend plus», ajoute Gabrielle Schneider.

Arrêter de fumer

Même principe pour arrêter de fumer. Contrairement aux troubles alimentaires, le problème peut parfois être résolu en une seule séance. Là encore, on n’est pas dans la restriction ou l’injonction, mais dans l’accompagnement sur la perception même de l’acte de fumer. «Si on regarde le site suisse stoptabac.ch, les statistiques montrent que la durée de vie d’un fumeur est diminuée de huit ans par l’usage du tabac et qu’un sur deux va mourir d’une maladie due au tabac. Aucun humain doté d’un cerveau conscient et lucide ne vous dirait «c’est pas grave j’ai tellement de plaisir à fumer que ça vaut le coup de perdre huit ans de vie et d’en mourir», explique Richard Garnier. C’est comme une dysfonction d’une partie de notre cerveau qui ferait que la personne va quand même continuer à fumer. En changeant l’état de conscience, on a accès à ce programme dissonant, sur lequel on peut travailler, comme on ferait une mise à jour informatique à l’intérieur d’un ordinateur. Dans mes consultations, trois personnes sur quatre arrêtent en une séance.»
Rien d’extraordinaire ni de miraculeux, dans l’hypnose. Sauf peut-être sa capacité à nous faire percevoir les choses sous un autre angle, moins problématique. Guidé par un spécialiste, chacun peut trouver son petit truc pour entrer dans sa transe libératrice. Tout bénéfice. (Le Matin)

Ils ont été formés au CHTIP à Paris

vendredi 27 juillet 2018 - 11:10
Vous cherchez un Médecin, un Psychologue, un Psychothérapeute, un Kinésithérapeute, Professionnel de santé formé à l'Hypnose thérapeutique, médicale, ericksonienne, voici la liste des praticiens qui ont été formés au CHTIP à Paris. Alsace 
67 - Bas Rhin
- Rebecca BENHAMOU, Psychologue clinicienne à Strasbourg 67000
- Gabriel BENOILID, Psychologue clinicien à Strasbourg 67000
- Anaelle GOGNY, Diététicienne Nutriotionniste à Obernai 67210
68 - Haut Rhin 
Jean HUBERT, Hypnose Ericksonienne à Colmar 68000 

Aquitaine 
33 - Gironde
- Dr Odile MORANT, Médecin généraliste à Montagne 33570
40 - Landes
- Bénédicte DÉPART, Infirmière à Mont de Marsan, 40000 
64 - Pyrénées-Atlantiques
Claude BIALAS, Kinésithérapeute, Hypnothérapeute à Anglet 64600 

Auvergne
03 - Allier
- Céline PRZYZYCKI, Ostéopathe à Moulins 03000

Basse Normandie 
14 - Calvados 
- Caroline DEVISME, Sexologue clinicienne et Psychologue à Honfleur 14600
Bernard OLIVIER, Hypnose Ericksonienne à La Rivière Saint Sauveur 14600 

Bourgogne 
21 - Côte d'Or 
Dr Maud BENETTI, Psychiatre, Hypnose Ericksonienne à Dijon 21033 

Bretagne
35 - Ile et Vilaine
- Stéphane DIVAY, Infirmier hospitalier, Sophrologue, Hypnose médicale à Rennes

Région Centre 
18 - Cher 
Dr Fabienne RÉBILLOUT, Médecin généraliste, Hypnose médicale à Bourges 18000 

28 - Eure et Loire 
Dr Ratiba HAMIDACHE MOALI, Psychiatre, Hypnose Ericksonienne à Lucé 28110 

41 - Loir-et-Cher 
Dr Anne SORET, Médecin du travail, Hypnothérapeute à Vendôme 41100 
- Dr Sylvie OSTERREICHER, Médecin généraliste, Sexologue, Hypnose médicale à Blois 41000

45 - Loiret 
- Marie-Michelle ALMAS GRIVEAU, Psychologue à Orléans 45000
Dr Bernadette Berland, Chirurgien, Hypnose médicale à Orléans 45100 

Haute Normandie 
27 - Eure
- Olivier PEYR, Coordinateur de recherche clinique, Consultations en hypnose à Gisors 27140
76 - Seine Maritime 
Daniel PONIN BALLOM, Interne en Psychiatrie, Hypnose Ericksonienne à Rouen 76000 
Dr Jeanne DELABIE LAFONT, Psychiatre, Hypnose Ericksonienne à Dieppe 76200 
- Dr Corinne PAILLETTE, Médecin généraliste et Hypnothérapeute au Havre 76600

Ile-de-France 
75 - Paris 
- Dr Roxane COLETTE, Psychiatre à Paris 7
- Sabrina SELLAM, Infirmière à Paris 8
- Dr Nassim SARNI, Psychiatre à Paris 9
Mariline MORCILLO, Infirmière, Hypnose médicale à Paris 11 
Sophie TOURNOUËR, Psychologue, Thérapeute familiale, Hypnothérapeute à Paris 11 
Valérie TOUATI, Ostéopathe, Hypnose Ericksonienne à Paris 12ème 
Florent HAMON, Infirmier Anesthésiste, Hypnose Médicale à Paris 11ème 
Olivier PEYR, Attaché de recherche clinique, Hypnothérapeute à Paris 11ème 
Dr Jocelyne ESKENAZI, Gynécologue, Hypnothérapeute à Paris 12ème
Philippe PENIGAULT, Orthophoniste, Hypnose Ericksonienne à Paris 13ème 
Stefan KUBARENKO, Infirmier, Hypnose médicale à Paris 14ème 
Aude ANSELMI, Naturopathe, Hypnothérapeute à Paris 15ème
Sylvie CAMBOULIVES, Orthophoniste, Coach, Hypnothérapeute à Paris 15ème 
- Roseline BUEDER, Psychologue Clinicienne, Hypnose Ericksonienne à Paris 16ème
Joëlle COUVREUR, Psychologue, Hypnose Ericksonienne à Paris 16ème
- Dr Cyril MACH, Psychiatre à Paris 16ème
Sylviane RUSPINI, Psychologue, Hypnothérapeute à Paris 16ème 
- Dan ABERGEL, Psychologue Clinicien et Neuropsychologue à Paris 17ème
- Elise ARNAL, Ostéopathe à Paris 17ème
- Véronique REVERT, Infirmière à Paris 18ème
Sylviane LIS, Psychologue clinicienne, Hypnothérapeute à Paris 20ème
- Samuel ZITTOUN, Interne en Psychiatrie, Hypnose Ericksonienne à Paris 

77 - Seine et Marne
- Julie BOURDENS, Psychologue à Longperrier 77230
- Dr Soad ZAHAF LEGHMIZI, Psychiatre à Pontault Combault 77340
78 - Yvelines
Sylviane RUSPINI, Psychologue, Hypnothérapeute à Versailles 78000 
- Sylvia LACOSTE, Psychologue et Thérapeute familiale à St Remy les Chevreuse 78470
  
91 - Essonne
Vanessa PRIOU, Psychologue, Hypnose Ericksonienne à Bondoufle 91070 
Bernard OLIVIER, Hypnose Ericksonienne à la Ville du Bois 91620 
Dr Céline RAMDANI, spécialisée en Neurosciences, Hypnose Médicale à Bretigny sur Orge 91223 
Aude FRANCE, Diététicienne nutritionniste, Hypnothérapeute à Arpajon 91290 et à Forges les Bains 91470 

92 - Hauts de Seine
Nadine FRANK, Infirmière, Hypnose médicale à Clichy 92110 
Sylviane LIS, Psychologue, Hypnothérapeute à Nanterre 92000 
Gabrielle MILONE, Psychologue, Coach, Hypnose Ericksonienne à Chatillon 92320 
- Dr Carole DARGET, Chirurgien-dentiste à Bois Colombes 92270

93 - Seine-Saint-Denis
Boriana BOYER, Diététicienne Nutritionniste, Hypnothérapeute à Neuilly Plaisance 93360 
- Laure CALMETTES, Ostéopathe à La Plaine Saint Denis 93210

95 - Val d'Oise
- Anne Marie VENTAUX, Infirmière anesthésiste à Ermont 95120
Dr Nathalie BURET, Médecin Généraliste orientation Gynécologie, Hypnose Médicale à Taverny 95150 
Laurence VANDAME, Infirmière, Hypnose Médicale à Pontoise 95300 
Corinne ELLENA, Diététicienne Nutritionniste, Hypnothérapeute à Sarcelles 95200

Languedoc-Roussillon
34- Hérault
- Andrea GARSON, Psychologue clinicienne, neuropsychologue, psychothérapeute à Clermont l’Hérault 34800

Limousin 
23 - Creuse 
Françoise CHEZEAUD-TOURTE, Kinésithérapeute, Hypnothérapeute à Bourganeuf 23400  

Lorraine 
54 - Meurthe et Moselle 
Caroline DARTE, Psychologue Clinicienne, Hypnose Ericksonienne à Nancy 54000 
Emmanuelle DEMENGEL, Psychologue Clinicienne, Hypnose Ericksonienne à Maxéville 54320 
Dr François NGUYEN, Psychiatre, Hypnothérapeute à Mont Saint Martin 54350 
Dr Virginie COTTET, Psychiatre, Hypnose Ericksonienne, EMDR - IMO à Nancy 54000 
Dr Isabelle LEFEBURE, Psychiatre, Psychothérapeute, Hypnose Ericksonienne, EMDR-IMO à Nancy 54000 
Amélie PAQUIN, Psychologue Clinicienne, Hypnose Ericksonienne, EMDR-IMO à Nancy 54000 
Dr Romain BOREL, Médecin Urgentiste, Hypnose Médicale à Toul 54201 
Dr Virginie FRANCOIS, Médecin Généraliste, Hypnose Médicale, EMDR-IMO à Pompey 54340 

55 - Meuse
Emmanuelle DEMENGEL, Psychologue Clinicienne, Hypnose Ericksonienne à Pagny sur Meuse 55190 
Anne TENCÉ, Psychologue, Hypnothérapeute à Ligny en Barrois 55500 
- Isabelle DEVIENNE, Infirmière, Hypnothérapeute à domicile dans la région de Metz, Nancy, Verdun et Thionville

57 - Moselle
- Dr Laetitia AMANS, Médecin généraliste à Metz 57000
Dr David PRUNIER-DUPARGE, Médecin urgentiste, Hypnose médicale à Metz 57000 
Dr Ahmed LAROUI, Médecin urgentiste, Hypnose Médicale à Metz 57000 
Jean-François ISRAEL, Kinésithérapeute, Ostéopathe, Hypnose Médicale, EMDR - IMO à Terville 57180 
Sophie BALTZER, Interne en Psychiatrie, Hypnothérapeute à Sarreguemines 57200 
Dr Sandrine DEITSCH, Médecin généraliste, Hypnose Médicale, EMDR-IMO à Metz 57000 
Dr Michèle KELLER, Médecin généraliste, Hypnose médicale à Metz 57070  
Julie CROUZIER, Psychologue clinicienne, Hypnose Ericksonienne à Sarreguemines 57200 
Sébastien MULLER, Psychologue, Hypnose Ericksonienne à Augny 57685 
- Marc TALAGA, Kinésithérapeute, Hypnose médicale à Altviller 57730
- Jessica MELIANI Psychologue et Psychothérapeute à MARLY 57155
- Pierre-François GONOT, Infirmier et Hypnothérapeute à Sarreguemines 57200

88 - Vosges
Perrine DEROCHE, Psychologue, Hypnothérapeute à Remiremont 88200 


Nord Pas de Calais 
59 - Nord 
- Dr Karim BOURZOUFI, Médecin anesthésiste au CHRU Lille 59000
Grégory POURRIER, Ostéopathe, Hypnose médicale à Cambrai 59400 
Emmanuelle DECOSTER, Orthophoniste, Hypnose thérapeutique à Roubaix 59100 

Pays de la Loire 
44 - Loire Atlantique 
Dr Idrissa N'DIAYE, Médecin Généraliste, Hypnose Ericksonienne, Thérapies Brèves à Port St Père 44710 
Dr Maureen FLOQUET, Psychiatre, Hypnose Ericksonienne 
- Patricia CHANTREL, Psychologue clinicienne à Pornic 44210
- Brigitte MERAND GLO, Masseur Kinésithérapeute à Le Temple de Bretagne 44360
72 - Sarthe
- Virginie BAUDUIN, Infirmière, Hypnose et douleur aigue, cancérologie, sevrage tabagique à Sarge Les Le Mans

Picardie 
60 - Oise 
Marie-Noëlle LEBLANC, Psychologue Clinicienne, Hypnose Ericksonienne à Beauvais 60000 
Elise VANCAUWEMBERGE, Ergothérapeute, Hypnose Ericksonienne à Beauvais 60000 

Provence-Alpes-Côte d'Azur 
05- Hautes-Alpes  
Elodie TEYSSIER, Kinésithérapeute, Ostéopathe, Hypnose médicale à Chorges 05230 
Stéphane MOUTARD, Kinésithérapeute, Ostéopathe, Hypnose médicale à Vallouise 05290 
06 - Alpes-Maritimes
- Patricia BERSOT, Orthophoniste, Hypnothérapeute à Nice 06100

13 -Bouches-du-Rhône
Laurence ADJADJ, Psychologie Clinique, EMDR - IMO, Hypnose Ericksonienne à Marseille 13006 
Mariline MORCILLO, Infirmière, Hypnose médicale à Roquefort la Bedoule 13840 

Rhône-Alpes 
01 - Ain  
Sylvie PIRISINO, Infirmière, Hypnose Médicale à Ambérieu en Bugey 01500 
- Sandra DAUJAT, Hypnose Clinique et Médicale à Marboz 01851
38 - Isère
- Coralie SALMON, Kinésithérapeute, Hypnose Médicale à Domarin 38300
- Dr Celine JURET, Médecin généraliste et Hypnothérapeute à La Tronche 38700

69 - Rhône
- Karima RIVERA, Hypnose et Thérapies brèves à Tassin la demi lune 69160
Dr Marine BAILLY, Médecin Urgentiste, Hypnose Médicale à Lyon 69009 
Dr Françoise CONTAMIN, Médecin Généraliste, Hypnose Ericksonienne à Lyon 69005 
Joaquim NUNES, Psychologue Clinicien, Hypnose Ericksonienne à Lyon 69002 
Isabelle PAVY, Psychologue Clinicienne, Hypnose Ericksonienne à Oullins 69600 

73 - Savoie 
- Dr Estelle LERUSTE, Médecin urgentiste à Chambéry 73000  
- Dr Celine JURET, Médecin généraliste à Aix les Bains 73100

74 - Haute-Savoie
- Christiane MARINON, Infirmière, Hypnothérapeute à Thonon les Bains 74200

DOM TOM 
97 - DOM TOM 
Rachel LE NUÉ, Interne en Psychiatrie, Hypnose Ericksonienne à Fort de France 97200 
Dr Chedli MAHDAOUI, Médecin, Hypnose Médicale à les Abymes 97139
- Dr Damien BUREAU, Médecin urgentiste, Hypnose médicale à La Réunion 97490

Europe 
Grande-Bretagne
- Johanna GALINSKY TROKINER, Docteur en Pharmacie, Hypnose médicale à Londres
Luxembourg 
Nathalie De MARVILLE, Infirmière Psychiatrique, Hypnose Ericksonienne à Luxembourg 1210 
Pascal ZINNEN, Infirmier, Hypnose médicale à Ettelbrück L-9002



Hypnoscope Juin 2018 - Actualités Thérapeutiques

lundi 2 juillet 2018 - 15:57
Santé : l'hypnose comme antidouleur - France 2 https://www.formation-hypnose.com/video/ France 2 s'intéresse mardi 19 juin à l'hypnose médicale, censée permettre de mieux supporter la douleur. Élisabeth Barbier est infirmière. Elle pratique l'hypnose depuis plus de quinze ans. L'hypnothérapie est l'un des traitements proposés gratuitement aux patients suivis dans cet hôpital pour des douleurs chroniques. Ce jeune homme s'est fracturé le pied il y a un an et demi. Depuis, il souffre d'une douleur continue et lancinante. Son médecin l'a aiguillé vers la consultation d'Élisabeth Barbier. L'hypnose permet une nouvelle approche de la douleur. Selon ce médecin spécialiste de la douleur, les études scientifiques prouvent que le cerveau est modifié par l'hypnose.

L'autohypnose pour apprendre à gérer les crises
Dans ce centre privé, Marie paie 110 € chaque séance d'hypnose. Suite à un cancer il y a deux ans, cette professeure d'espagnol est opérée de la bouche. Pendant des mois, dès qu'elle essaie de parler, la douleur s'invite. De véritables crises. Marie apprend maintenant l'autohypnose. Cette technique, la thérapeute l'enseigne à ses patients afin qu'ils puissent pratiquer seuls, sans aucune aide. Dès la première séance d'hypnose, Marie a repris confiance. Peu à peu, ses douleurs diminuent. Elle espère bientôt pouvoir retrouver ses élèves.

La médecine sous hypnose s'est généralisée à l'hôpital Riquet - La Dépêche Cela fait onze ans que les équipes médicales de l'hôpital Pierre Paul Riquet utilisent l'hypnose dans le cadre de certains soins. Une pratique aux multiples bénéfices, à l'ampleur grandissante.

Si pour vous hypnose rime avec magie et ésotérisme, alors ce qui va suivre devrait vous faire changer d'avis. Car les applications de l'hypnose sont des plus nombreuses et son efficacité est désormais médicalement reconnue. À tel point que depuis quelques années, nombre d'hôpitaux français l'ont inscrite dans leurs pratiques de soins. À Toulouse, Martine Quintard, infirmière anesthésiste au sein de l'hôpital Pierre Paul Riquet, a participé à sa mise en place il y a onze ans. «J'ai utilisé l'hypnose aux urgences. Les médecins ont vu son intérêt, notamment dans la diminution de la douleur au cours de réductions de luxations ou en cas de fractures. C'est comme ça que le travail avec l'algodystrophie est né», explique l'infirmière anesthésiste.
L'algodystrophie est une pathologie se caractérisant par des douleurs importantes localisées au niveau d'un membre et accompagnées d'œdème et de raideurs articulaires. Elle survient après un traumatisme ou une intervention opération chirurgicale, parfois spontanément. Malgré les antalgiques et les séances de kinésithérapie, cette pathologie aux conséquences lourdes est pour le moment difficile à prendre en charge. Lors des séances, en lien avec un kinésithérapeute, l'hypnose a montré son utilité.

Des patients aux prises avec leurs émotions
«L'hypnose permet de diminuer la douleur au cours des soins, parfois de 50 %. Par ailleurs, elle fait ressurgir des émotions. Il n'est pas rare de voir des patients en pleurs ou verbaliser un épisode douloureux de leur vie lors des séances», explique la soignante. Il ne s'agit pas d'un endormissement comme beaucoup le croient, mais d'un état modifié de la conscience. «Nous travaillons sur l'imaginaire, les sensations du corps et participons ainsi à une focalisation particulière de l'attention du patient. Le cerveau ne pouvant pas être focalisé sur ce qui est dit et sur ce qui est fait, cela facilite la réalisation des soins». Bien souvent, les bénéfices du travail de kinésithérapie passive réalisé pendant la séance d'hypnose perdurent dans le temps précise Nathalie Collin kinésithérapeute.
Au sein de l'hôpital, l'hypnose est aussi utilisée dans le traitement de la douleur chronique. L'intérêt pour la pratique est grandissant, et «de plus en plus de soignants se forment», note Martine Quintard.
Martine Quintard, infirmière anesthésiste au sein de l'hôpital Pierre Paul Riquet de Toulouse.
Santé : dans quels cas utilise-t-on l'hypnose ? - France info https://www.formation-hypnose.com/video/ De plus en plus de professionnels de santé sont formés à la pratique de l'hypnose. Le journaliste Julien Duponchel nous explique dans quels cas elle est utilisée. La pratique de l'hypnose est courante dans plusieurs domaines. Sur le plateau du journal de 13 Heures, le journaliste Julien Duponchel explique : "On utilise l'hypnose pour les anesthésies légères, pour les endoscopies, ponctions lombaires ou pour les otoplasties, chirurgie qui permet de recoller les oreilles. Pas de miracles, l'hypnose s'accompagne de doses de sédatifs ou d'anesthésies locales. Les professionnels insistent sur le fait que la pratique de l'hypnose intervient en complément d'un traitement et ne le remplace pas."

L'hypnose contre les addictions
L'hypnose est également utilisée pour lutter contre certaines addictions. "Par exemple le tabac, confirme le journaliste. L'hypnose réduit la dépendance psychologique par des suggestions faites au cerveau comme le dégoût, le désir de respirer ou d'être à nouveau libre. Une vraie séance d'hypnose dure au moins 45 minutes. Elle n'est pas réglementée par le Code de la santé publique et n'est pas remboursée par la Sécurité sociale."


Hypnoscope Avril/Mai 2018 - Actualités Thérapeutiques

mercredi 6 juin 2018 - 13:47
Interview du Dr Philippe Aïm - Télématin L'hypnose peut-elle permettre de retrouver des souvenirs? De savoir la vérité? Est-elle un outil fiable pour explorer la mémoire des faits?

Interview du Dr Philippe Aïm par Christelle Ballestrero pour Télématin Santé du 5 juin 2018.
Metz : hypnose, acupuncture et yoga pour soulager le stress à l’hôpital - Le Républicain Lorrain L’hôpital de Mercy veut créer un Institut des médecines complémentaires. Hypnose, yoga, acupuncture et ostéopathie vont permettre de soulager les anxiétés et les douleurs des patients.

Le CHR de Metz-Thionville veut créer un service dédié aux médecines complémentaires. De quoi s’agit-il ?

Nazmine GULER, urgentiste  : « Les médecines complémentaires ou intégratives interviennent là où la médecine traditionnelle trouve ses limites. Elles permettent une prise en charge globale des patients. »

Quelles sont-elles ?
N. G.  : « Ce sont les médecines chinoises, la musicothérapie, la sophrologie, l’ostéopathie, l’acupuncture, le taï-chi. Ces quatre dernières sont reconnues par l’Académie de médecine, appuyées donc par des études scientifiques. »

Quels avantages apportent-elles dans les soins ?
N. G.  : « Elles sont recherchées par les patients, pour le bien-être qu’elles procurent. La médecine classique s’est déshumanisée. Mais attention ! Les deux médecines ne sont pas concurrentielles. Les médecines intégratives arrivent en complément. Il faut se méfier des gens qui ne veulent se soigner que par des médecines alternatives. »

Pour quels types de pathologies ?
Noura ZANNAD, cardiologue  : « Nous avons des résultats pour soulager les douleurs chroniques par exemple, pour trouver des solutions non médicamenteuses ou pour réduire les effets indésirables des médicaments. Aucune technique ne fonctionne à 100 % mais on a de bons résultats. »

Vous utilisez l’hypnose aux urgences depuis six ans ?
N. G.  : « Cette technique permet de gérer les douleurs aiguës accompagnées de stress qu’il y ait un geste technique ou pas. On peut utiliser l’hypnose par exemple pour réduire une luxation de l’épaule, pour gérer la douleur d’une crise cardiaque, pour les sutures. Nous avons commencé à utiliser l’hypnose car nous étions démunis. »

Un avantage pour les patients et les soignants ?
N. G.  : « On travaille plus facilement dans une bonne ambiance quand le patient est confortable. »

Pourquoi les introduire dans un centre hospitalier régional ?
N. Z.  : « Parce que nous nous rendons compte que le public est en demande, d’une part. Les introduire à l’hôpital permet encore d’éviter les dérives. Ça rassure les patients. Cela permettra encore de faire des recherches, pour avoir des résultats et des études fiables. »

« L’institut répond à une demande des patients »
L’Institut des médecines complémentaires est en cours de conception. « Il s’agit de la création d’une unité de consultations », explique Nasmine Guler, urgentiste qui porte le projet. Un service qui devrait à terme intégrer l’acupuncture, les médecines chinoises, la yogathérapie, l’ostéopathie et l’hypnose. L’institut est en cours de création, ce qui signifie que les porteurs de projets évaluent les compétences en interne. Pour exemple, Noura Zannad, cardiologue, a intégré la yogathérapie à ses consultations, « pour les patients stressés, souffrant d’hypertension artérielle, de palpitations ».
« L’institut dont la création est actée répond à une demande des patients, insiste Charlotte Clément, directrice de cabinet de Marie-Odile Saillard, directrice du CHR Metz-Thionville. Il intègre le parcours de soin, notamment dans la prise en charge de toutes les maladies chroniques (cancers, insuffisances rhénales ou respiratoires…). Des médecins ont été dédiés à cette unité. » « Nous étudions la possibilité d’en faire une unité qui compléterait l’unité de la douleur », répond Khalife Khalifé. Le président de la commission médicale d’établissement et chef du pôle cardiologie a soutenu le projet, après avoir été convaincu par les atouts de l’hypnose dans son service. Tout comme François Braun, patron des urgences, qui estime qu’il est important qu’un centre hospitalier régional dispose d’une telle unité.
Ouverte à Mercy, elle devrait s’étendre dans les mois prochains à l’hôpital Bel-Air de Thionville.
L’unité de consultation des maladies complémentaires est ouverte les mardis et jeudi à l’hôpital Mercy. Tel : 03 87 55 36 20
Propos recueillis par Anne RIMLINGER-PIGNON

Hypnose. L’alerte des professionnels - Le Télégramme Les spécialistes de l’hypnose luttent pour distinguer cette pratique médicale du spectacle. Le sujet est sur la table de leur congrès international de Saint-Malo, en juin.
Messmer, le célèbre hypnotiseur québécois, est rhabillé pour l’hiver. « Le niveau des professionnels de santé est beaucoup plus élevé même si c’est moins spectaculaire », raille Claude Virot, président de la Société internationale d’hypnose. « Quand j’entends parler d’hypnose de rue, je trouve cela effrayant. Est-ce que j’assiste à un spectacle de chirurgie quand je vais voir un lanceur de couteaux ? Non ! »

Efficacité prouvée
Le médecin psychiatre tient précieusement à la distinction entre les spectacles, où les médiums peuvent vous faire rouler par terre à leur guise, et la sérieuse pratique médicale de l’hypnose. Car celle-ci a fait ses preuves et n’est plus discutée, martèle-t-il. Utilisée à l’origine en psychiatrie pour traiter les troubles comportementaux, elle se développe dans les blocs opératoires, en complément ou en remplacement de l’anesthésie classique. Preuve de l’attrait du milieu médical, Émergences, l’institut de Claude Virot basé à Rennes et à Paris, forme 600 personnes par an.
Problème, selon lui, la moitié des personnes qui pratiquent l’hypnose ne sont pas des professionnels de santé. Pire, abonde Bruno Dubos, formateur et psychiatre à Rennes, « on peut aujourd’hui suivre une formation de deux semaines sur internet et se prétendre ensuite professionnel. Or, on manie la conscience des gens, ce n’est pas n’importe quoi ».
C’est là tout le paradoxe.

Le secteur n’étant pas réglementé, n’importe qui peut ouvrir un cabinet. Mais, les professionnels de santé, eux, ne peuvent pas faire valoir leur formation. « La loi nous interdit de faire de la publicité et l’hypnose médicale n’est pas un terme reconnu », note Claude Virot. Par ailleurs, certains paramédicaux, comme les kinés ou les infirmières, ont récemment été interdits de l’utiliser sur des patients.

Économies à la clé
Alors, que faire ? Faut-il que l’ordre des médecins crée une spécialité d’hypnothérapeute au même titre que les autres ? Non, répond Claude Virot. « Cette pratique doit être transversale car elle peut être utilisée dans tous les secteurs contre la douleur. En revanche, il faudrait réserver le terme d’hypnose aux professionnels de santé de la même manière que le terme de massage ne peut être utilisé que par des kinés diplômés ».

Cette piste sera sur la table du 7e Congrès international « hypnose et douleur » qui se tiendra à Saint-Malo, du 14 au 16 juin prochain. Si les adeptes de cette pratique tiennent autant à la protéger des assauts des charlatans, c’est parce qu’ils sont persuadés de ses promesses en termes de santé mais aussi d’économies. Une étude réalisée à Grenoble démontre que les patients opérés sous hypnose guérissent plus vite et coûtent donc 30 % moins cher que les autres. Elle sera présentée lors du Congrès en juin, où l’on ne verra pas des quidams imiter l’otarie : l’événement est réservé aux professionnels.


Stress post-traumatique : comment s’en sortir ? - Marie Claire Flashbacks incessants, cauchemars, attaques de panique… Après un événement violent, le trauma peut être si important que la vie quotidienne devient difficile. Mieux vaut se faire aider rapidement pour ne pas laisser l’anxiété et la dépression s’enraciner.

Le syndrome de stress post-traumatique est un désordre psychologique à prendre au sérieux. Il peut apparaître suite à un viol, un accident de la route, une prise d’otage ou un attentat terroriste.

Les symptômes ne sont pas forcément immédiats : ils surgissent parfois quelques semaines, voire plusieurs mois, après l’événement traumatique. Les troubles restent mineurs chez certains, mais ils génèrent une véritable souffrance et une altération du comportement social chez les personnes plus vulnérables, en raison d’un deuil ou d’une anxiété préexistante.

Syndrome de stress post-traumatique : les signes qui doivent alerter 
La victime connaît souvent un syndrome de répétition. Elle revit mentalement sous forme de flashs la scène dramatique durant le jour, mais aussi au cours de la nuit en faisant des cauchemars à répétition. Sur le qui-vive, elle sursaute souvent pour un rien et se retrouve en proie à des crises d’angoisseinextricables. Des phobies, des obsessions, des colères explosives, des troubles alimentaires ou une hypochondrie peuvent également se développer.
Si ces troubles durent plus d’un mois, il faut impérativement consulter afin de ne pas sombrer dans la dépression ou dans un état d’anxiété généralisé. 

Une prise en charge en deux temps
Après un attentat ou un gigantesque carambolage, une cellule d’urgence médico-psychologique est désormais immédiatement mise en place pour que les personnes présentes – choquées mais pas forcément blessées – digèrent au plus vite le trauma. Certains individus sont dans un état de stupeur, d’autres de torpeur, qui ne présage pas de la manière dont elles surmonteront ultérieurement ce choc psychique. Il est nécessaire de rassurer au plus vite, puis de débriefer l’événement un à deux jours plus tard, une fois la sidération passée. Plus la prise ne charge est précoce, plus le risque de développer un stress post-traumatique chronique est faible.

Si aucun accompagnement psychologique n’a pas été entrepris précocement, comme cela est souvent le cas après un traumatisme individuel, ou si l’événement violent laisse des traces tenaces dans le cerveau et le corps, il faut se faire aider dans la durée pour parvenir à mettre l’événement à distance, reprendre confiance en soi et dissoudre l’anxiété.

Des médicaments antidépresseurs peuvent être prescrits sur une courte période, mais ils ne sont pas une solution à long terme. Et les anxiolytiques sont contre-indiqués. "Ils pourraient même allonger le temps nécessaires pour se remettre d’un événement potentiellement traumatisant", suggère l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Une psychothérapie est d’un plus grand secours pour sortir de l’emprise du trauma, associée à d’autres méthodes comme la sophrologie pour lutter contre les manifestations du stress (insomnie, hypervigilance,…) ou l’hypnose pour revivre plus sereinement le trauma et s’en détacher peu à peu. 

L’EMDR, une technique thérapeutique de plus en plus prisée
L'EMDR - Eye Mouvement Desensitization and Reprocessing en anglais - est actuellement reconnue comme l’une des méthodes thérapeutiques les plus efficaces pour alléger la charge émotionnelle liée à un traumatisme devenu chronique.

Elle repose sur une stimulation oculaire alternée (œil gauche/œil droite) visant à retraiter le souvenir traumatique, à le déraciner du cerveau émotionnel. Le travail peut également être réalisé avec des stimulations alternées sur les jambes – à l’aide de tapotements - ou avec des sons qui basculent d’une oreille à l’autre, pendant que le patient se remémore le trauma.

"C’est un outil puissant de restructuration cognitive qui amène à réinterpréter l’événement", estime le Dr Christophe Bagot, qui pratique l’EMDR avec ses patients. En 5 à 10 séances, un trauma omniprésent se métamorphose ainsi en un simple souvenir. Il n’est pas effacé de la mémoire mais il n’empoisonne plus le présent.
Sylvia Vaisman
Des domaines d'application de plus en plus vastes pour l'hypnose - Ouest France L'hypnose ericksonienne
Le Dr Hervé Maillard, chef de service de dermatologie au centre hospitalier du Mans, a totalement intégré l'hypnose dans ses techniques de soins. « En milieu médical, on pratique l'hypnose ericksonienne (1). Le but est de mobiliser les expériences et souvenirs du patient, en le mettant en état de transe. Rien à voir avec ce que l'on voit à la télé. L'idée n'est pas d'imposer une volonté, mais de guider au travers de suggestions. »

L'hypnose conversationnelle
Il faut distinguer l'hypnose conversationnelle et la transe profonde. La première permet un détournement de l'attention par les mots, pour faciliter un acte. « Je la pratique très régulièrement, sur des interventions douloureuses, qui ne nécessitent pas ou ne peuvent se faire sous anesthésie. » C'est le premier degré de la « dissociation, phénomène où l'esprit se détache du corps ». Une nouvelle forme de langage, pour ne pas induire d'inquiétude.

Conscience modifiée
Mais certaines pathologies poussent le Dr Maillard à mettre en transe profonde son patient, c'est-à-dire en état de conscience modifié. « Pour traiter l'hypersudation des mains, nous réalisons soixante injections de toxines botuliques à chaque main. On ne peut utiliser de produits anesthésiants, c'est donc très douloureux. Avec l'hypnose, on arrive à suggérer une anesthésie complète de la main ! »
Autre exemple : une greffe de peau pour un ulcère de jambe: « On combine une anesthésie locale en pommade et l'hypnose. Le gros avantage est de permettre des greffes sans avoir besoin d'anesthésiste. Un vrai gain de temps. » Un procédé utilisé également lors d'ablation de tumeurs cutanées bénignes ou malignes importantes.

L'hypnose peut aussi soigner
Des dermatoses peuvent être traitées sans médicament, uniquement par l'hypnose. Démangeaisons, eczéma, douleurs dans la bouche (stomatodynies). Et même un psoriasis, une maladie inflammatoire de la peau, chronique et multigénique. « Au même titre que l'hypnose peut avoir un impact sur l'influx de la douleur, des études scientifiques ont montré qu'elle pouvait aussi diminuer le phénomène d'inflammation. »

De nouveaux champs d'application
La portée médicale de l'hypnose ne s'arrête pas à la dermatologie. De nouveaux champs d'application sont étudiés: l'asthme chronique en pneumologie, le traitement d'un infarctus en cardiologie, lors de colopathies fonctionnelles en gastro-entérologie. Mais aussi en rhumatologie, en pédiatrique ou en gynécologie, lors d'un accouchement par exemple.

L'hypnose profonde n'est cependant pratiquée que sur un patient sur trente en dermatologie.
Mais l'hôpital poursuit sa démarche de formation des personnels, en fonction des projets de chaque service. « Par exemple, nous souhaitons que tous les patients qui demandent une anesthésie sous hypnose au bloc puissent en bénéficier. »

(1) Milton Hyland Erickson (1901-1980) était un psychiatre et psychologue américain qui a joué un rôle important dans le renouvellement de l'hypnose clinique et a consacré de nombreux travaux à l'hypnose thérapeutique.