Formation Hypnose Ericksonienne Paris

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Paris: Le Collège d'Hypnose de Paris assure les Formations en Thérapies Brèves Orientées Solutions, EMDR-IMO, Hypnose Ericksonienne & Kinésithérapie
Mis à jour : il y a 11 min 58 sec

Hypnoscope Décembre 2018 - Actualités Thérapeutiques

jeudi 3 janvier 2019 - 16:47
Nous avons assisté à une opération du cerveau sous hypnose - Sciences et Avenir Sciences et Avenir a pu assister à une opération à cerveau ouvert sous hypnose. Une expérience qui valide l’efficacité de cette anesthésie par les mots.
Matéo, 13 ans, le visage rond comme la lune, l’écoute. Il est question d’une "casquette" qu’il devra bientôt porter sur sa tête, d’un grand toboggan aquatique sur lequel il pourra glisser à volonté, d’une piscine, de la fraîcheur de l’air sur sa peau, du souffle du vent… Aucun produit anesthésique, juste la voix du médecin. Matéo ne réagit même pas à l’aiguille qui pénètre sous la peau, ni au liquide froid du sérum de réhydratation qui circule dans ses veines. Son regard bleu glisse sur le visage rassurant de Catherine Bernard.

La voix l’hypnotise lentement. Ses paupières se ferment, il s’endort. L’effet est saisissant. Dans un instant, on va lui ouvrir le crâne.Depuis l'âge de 6 ans, Matéo souffre de crises d'épilepsie qui lui gâchent la vie et handicapent sa main droite. "Ces crises ne me font pas avaler la langue !", tient-il à rectifier à l'attention de ses camarades de classe un brin moqueurs. Mais des convulsions très violentes surviennent n'importe quand et n'importe où (la nuit, à l'école, dans les rayons d'un supermarché…) durant une dizaine de minutes et le laissent groggy pendant des heures. Aucun médicament ne peut en venir à bout. En janvier 2018, une première opération, à l'aide d'électrodes intracérébrales, a permis de repérer précisément la région épileptogène, située dans l'hémisphère gauche de son cerveau, à proximité de la zone responsable de la motricité de la main droite, et une électrocoagulation d'un des foyers a été tentée. Mais très vite, les crises ont réapparu.

Aujourd’hui, c’est une intervention extraordinaire que réalise le professeur Nozar Aghakhani, neurochirurgien : une chirurgie éveillée à cerveau ouvert ! Alors qu’une partie de son crâne sera ôtée, le jeune patient, conscient et présent, guidera lui-même le médecin pour mieux délimiter la zone atteinte. "On a besoin de l’enfant pour qu’il bouge la main, qu’il réponde au chirurgien quand ce dernier stimulera certaines zones sensibles, explique Catherine Bernard. Le but est de retirer le foyer pathogène sans abîmer les zones motrices, sensorielles ou langagières dans lesquelles il est situé."

Juste un minimum de sédatif, pour le détendre, et une grande dose de confiance
Pour endormir l’enfant, le Dr Bernard utilise, en guise d’anesthésie, l’hypnose éricksonienne. Les avantages ? D’abord contrôler l’anxiété face à cette intervention longue et impressionnante, en créant une véritable alliance thérapeutique qui permet au patient d’être acteur de son soin. Ensuite, réduire considérablement l’utilisation des produits d’anesthésie et leurs effets secondaires. Mais aussi, lorsque c’est nécessaire, réveiller plus rapidement le malade et faire jouer ses performances cognitives, essentielles pour la réussite de la chirurgie. Visualisation, pensées positives, relaxation, hypnose, et même méditation, sont les principaux anxiolytiques utilisés par l’anesthésiste, dont les pratiques font déjà école.

Au chevet de Matéo, elle s’émerveille : le jeune garçon s’est endormi sans narcose classique. Juste le minimum de sédatif pour le détendre un peu, et une grande dose de confiance. Confiance que Catherine Bernard, accompagnée de la psychologue clinicienne Anne Elbaz, a su créer entre l’enfant et l’équipe au cours de cinq longues séances préparatoires : "Cette étape est primordiale, car lorsque le patient sortira de sa transe hypnotique, il se réveillera dans la réalité de sa propre chirurgie. Il faut donc traiter l’anxiété et les crises de panique en amont." Un magicien professionnel, Christophe Bellamy, qui développe une pratique de rééducation psychomotrice par la magie, a été intégré à l’équipe, afin de tranquilliser davantage encore Matéo.

11 h. "Tu ressens la chaleur du soleil sur ton front... ?" En même temps qu’elle lui parle, Catherine Bernard injecte avec une fine aiguille un produit d’anesthésie locale, qui boursoufle la peau au-dessus des arcades sourcilières du garçon. "Il fait chaud dehors. Tu as besoin de ta casquette pour sortir. Mets-la pour te protéger du soleil, tu seras bien…" L’enfant dort et, pourtant, il l’entend. "Matéo est sensible à certains mots, raconte Catherine Bernard. Je lui suggère des pensées positives durant sa transe hypnotique. Les patients sont souvent capables de faire appel à leur imaginaire ou à des souvenirs en situation stressante." Pendant ce temps, le neurochirurgien approche un arceau en métal qui immobilisera la tête pendant toute la durée de l’opération. L’enfant a enfilé sa fameuse "casquette" sans même se réveiller !

Après avoir ciblé la zone épileptogène par neuronavigation (sorte de GPS 3D du cerveau), le professeur Aghakhani procède à l’ouverture du crâne. Une étape délicate et bruyante qui peut faire sortir le patient de sa torpeur. Tandis que de l’autre côté du champ stérile la scie découpe l’os du crâne, Catherine Bernard susurre à l’enfant des paroles inaudibles. Mais Matéo est réveillé par les vibrations de l’outil. Aussitôt, Catherine lui caresse délicatement les yeux, lui dépose quelques gouttes d’eau sur les lèvres et, de sa voix apaisante, le replonge dans sa "sieste" : "Tu glisses sur un long toboggan d’eau et tu plonges dans une piscine… Il fait beau. Il y a des bruits de gens qui s’amusent, autour de toi. Tu es bien… Tu entends le bruit du vent quand tu glisses ?..." Après que le chirurgien a retiré un morceau de crâne de 10 centimètres de côté, découpé les méninges (membrane protectrice qui sépare le cortex cérébral de l’os), le cerveau apparaît, pulsant doucement comme un coeur qui bat.

De l’autre côté du champ opératoire, l’enfant décrit en direct l’effet des stimulations
12 h."Matéo… Réveille-toi… Sors de la piscine maintenant…" L’enfant dort toujours. Catherine insiste. Le neurochirurgien attend. Matéo ouvre un oeil, le referme. "Nous sommes tous là…", le rassure Anne Elbaz qui s’approche pour lui saisir la main. Il émerge enfin et nous regarde. Il est prêt. Avec la précision nécessaire, le professeur Aghakhani pose alors ses électrodes sur le cerveau. De l’autre côté du champ opératoire, l’enfant décrit en direct les stimulations : crampes au niveau du poignet, picotements dans l’index, fourmis à l’extrémité des doigts, etc. La scène est surréaliste. Parfois, son bras tout entier s’agite du mouvement involontaire qu’une impulsion électrique du chirurgien a généré. Là, c’est la partie droite de son visage qui grimace sans qu’il le veuille.

En cartographiant au millimètre près la zone concernée, Nozar Aghakhani circonscrit le foyer pathogène sans risquer d’abîmer les parties fonctionnelles avoisinantes. "Le cerveau n’est pas innervé. Il n’y a donc aucune douleur", explique Catherine Bernard.

Tout à coup, Matéo est pris de soubresauts : le début d’une crise d’épilepsie. Catherine prévient le neurochirurgien qui fait aussitôt couler de l’eau froide sur le cerveau, inhibant l’activité des neurones et stoppant net la crise. Les tests reprennent. Fermer la main, ouvrir la main, serrer une balle, lever le bras… La zone épileptique enfin délimitée, le professeur Aghakhani, les yeux rivés à un gigantesque microscope binoculaire, procède à l’extraction. Un travail d’orfèvre qui ne tolère pas la moindre erreur. Coincé dans sa têtière, Matéo se livre à des parties de bras de fer ou de jeux vidéo sur smartphone avec la psychologue.

14 h 30. L’opération est terminée. Le foyer épileptogène mesure 3 centimètres, la taille d’une noix. Reste à recoudre les méninges et l’os du crâne. Catherine Bernard approche son ordinateur de Matéo et lui passe une musique relaxante de bord de mer. Dans le bloc opératoire de Bicêtre, on entend à présent le bruit des vagues et le cri des mouettes. Et la voix d’une femme qui rendort un enfant.
Hypnose médicale : retour en force - Allo-Médecins Bannie par la médecine pendant de nombreuses décennies, l’hypnose médicale fait un retour en force depuis quelques années. De plus en plus utilisée, en particulier dans le traitement de la douleur chronique et en chirurgie, elle séduit aussi bien les patients que les professionnels de santé pour son efficacité.

Atténuer les douleurs dans le cadre de pathologies chroniques
L’hypnose est une pratique qui consiste à placer le patient dans un état de relaxation profonde, un état dit « modifié de la conscience ». Plus précisément, il n’est pas endormi, mais se trouve entre veille et sommeil. En premier lieu, l’hypnopraticien capte son attention. Puis, survient la transe hypnotique. A la fin de la séance, il réveille son patient.
D’après la directrice de l’IFPPC ou Institut français des pratiques psychocorporelles, Isabelle Célestin-Lhopiteau, l’hypnose médicale fonctionne le mieux sur les douleurs générées par les pathologies chroniques. Pour exemple, l’hypno analgésie permet de soulager les migraines et les tremblements de la maladie de Parkinson. Cette technique est aussi adaptée pour traiter les tics chez les enfants.
Dans le cadre des traitements des douleurs, l’hypnose présente un intérêt particulier. Elle agit autant sur l’aspect émotionnel que sur l’intensité elle-même. En outre, les nombreuses études menées à ce jour ne révèlent aucun effet indésirable. Par contre, cette technique ne fonctionne pas sur tous les patients. Une relation de confiance, sans résistance, est indispensable pour que l’hypnose fonctionne.

Proposer une alternative à l’anesthésie générale au bloc opératoire
L’hypnose a aussi fait son entrée dans les blocs opératoires. Beaucoup de médecins anesthésistes apprennent la technique de l’hypno-sédation afin de proposer aux patients devant subir une intervention chirurgicale une alternative à l’anesthésie classique. Elle convient parfaitement lors de certaines opérations sur le cerveau durant lesquelles les patients doivent être éveillés pour aider le chirurgien à ne pas endommager les zones critiques.
L’hypno-sédation en chirurgie nécessite la construction au préalable d’un scénario d’évasion mentale avec le patient. Le jour J, le médecin anesthésiste le guide ainsi à travers son voyage intérieur. Cela permet de modifier et de réduire sa perception de l’environnement hospitalier, de la douleur et de l’anxiété générée par l’intervention. Le patient ne ressent plus d’inconfort psychologique.
Par ailleurs, l’hypnopraticien est capable de ramener à n’importe quel moment un patient sous hypnose. Quand le chirurgien a besoin de la coopération de ce dernier, il le réveille. Le patient répond aux tests avant de replonger totalement dans son voyage intérieur. Ce procédé l’aide à avoir un meilleur vécu de l’intervention et diminue l’utilisation d’antalgiques.
"Sous hypnose, le patient peut utiliser son imaginaire pour maîtriser sa douleur" - Sciences et Avenir Entretien avec Marie-Elisabeth Faymonville, anesthésiste, chef de service en algologie et soins palliatifs au CHU de Liège, chercheuse au Centre d'études de l'hypnose et de la douleur.

Que se passe-t-il quand notre cerveau expérimente spontanément des états modifiés de conscience ?
Une femme est arrivée aux urgences du CHU de Liège car elle avait été attaquée par un lion dans un parc animalier. Grièvement blessée, elle m'a pourtant raconté qu'elle n'avait rien senti. Le choc émotionnel a été si violent qu'elle a glissé dans un état modifié de conscience, hors de son corps, ayant perdu toute sensibilité, observatrice de ce qu'il se passait ! C'est également ce que peuvent expérimenter les victimes d'enlèvement ou de viol. Ils demeurent figés, immobiles, spectateurs de ce qui leur arrive. Une autre femme m'a raconté avoir réussi à soulever la voiture qui écrasait son fils, trouvant une force extraordinaire. Un père qui avait heurté son fils avec une tondeuse à gazon l'a amené aux urgences, dans un état second, sans se rendre compte qu'il avait lui-même des orteils sectionnés. Tous ces exemples montrent que l'on a la capacité de se protéger lors de cas extrêmes. Une fonction cérébrale sélectionnée par l'évolution pour protéger l'être humain dès que son intégrité physique est menacée.

L’esprit et le corps sont donc bel et bien liés…
Depuis Descartes, on a voulu séparer l'esprit et le corps. Avec cette idée, notamment, que la douleur était purement physique. C'est une ineptie ! L'observation du cerveau par imagerie cérébrale révèle que lorsqu'on cause une douleur (légère !) à un volontaire, les régions des sensations, de l'émotion, du comportement et de la cognition (les pensées) s'activent de concert. Soit les quatre composantes de la douleur. Pour obtenir une modulation des sensations douloureuses, il faut donc travailler sur l'ensemble de ces composantes. La douleur aiguë est un signal d'alarme, que l'on soigne avec des analgésiques. Si elle perdure et devient chronique, des infiltrations, des médicaments voire une opération chirurgicale peuvent soulager, mais il est également indispensable de proposer une approche psychologique et sociale. L'imagerie cérébrale nous a montré que sous hypnose, la connectivité entre les régions de ces quatre composantes était modifiée. Plus précisément, est modulée l'activation d'une zone du cerveau appelée cortex cingulaire antérieur, dont on sait qu'elle est connectée avec la région de l'émotion, du comportement et des pensées. On observe la même réaction avec la méditation. Chez l'être humain, le cerveau a donc une action sur le corps et réciproquement.

Qu’apporte cette connexion dans les cas de douleurs chroniques ?
Se laisser glisser dans un état modifié de conscience permet au patient de constater qu’il peut utiliser son imaginaire pour maîtriser sa douleur. Aujourd’hui, par exemple, j’ai réalisé une séance d’hypnose avec une personne atteinte d’une maladie lupique à l’origine de fortes douleurs articulaires et musculaires, ainsi que d’un état de grande fatigue, comme lors d’une grippe sévère. Nous avons travaillé sur ses douleurs de manière métaphorique. D’abord, en attribuant différentes couleurs à la douleur selon son intensité, qu’elle a placées mentalement sur un schéma du corps. Puis, sous hypnose, elle a imaginé se promener dans la nature et déposer le dessin dans un ruisseau ; elle devait observer les couleurs se diluer. À l’issue de la séance, elle a constaté que son état s’était amélioré. Et découvert qu’elle possédait - en elle-même - des ressources. C’est à ces ressources que nous nous intéressons, en postulant qu’elles peuvent être utilisées pour aller mieux. Nous ne sommes pas dans une logique d’exclusivité, mais de complémentarité. L’idée étant de combiner, avec sagesse, différentes approches.

Pour traiter la douleur, les professionnels de la santé mettent pourtant le plus souvent les médicaments en avant…
Durant nos études de médecine, nous avons été formatés selon l’idée que la solution venait de l’extérieur. Les médicaments, la chirurgie, la technique ont été mises sur un piédestal, et nous avons délaissé cette capacité qu’ont la tête et le corps à collaborer entre eux. C’est dommage. Je pense que le personnel soignant ne cherche pas suffisamment à explorer et mettre en oeuvre les formidables ressources des patients.

Peut-être parce que l’on craint ces techniques, qui peuvent servir des objectifs moins… honnêtes.
Oui, c’est une évidence. En état modifié, le cerveau ne fonctionne pas comme d’habitude. Il perd son esprit critique, sa capacité de raisonnement, de jugement et d’analyse. Le patient est plus suggestible. Or, si les suggestions ne sont pas éthiques ou même contraires à son intérêt, il ne saura pas se défendre. La prudence s’impose. La méthode est efficace, c’est pourquoi il ne faut pas la mettre dans n’importe quelles mains !

Comment ne pas se tromper ?

Un des adages, c’est "faire avec l’hypnose (ou d’autres techniques) ce que l’on peut faire sans". Si je sais recevoir en consultation quelqu’un qui a un problème de douleur, je peux le faire avec ou sans hypnose. Il n’est pas question de s’autoproclamer hypnothérapeute, comme le font trop de "praticiens" ne disposant, hélas, d’aucune formation adaptée (psychologie, médecine). Je conseille au patient de s’informer. Et même avec une formation à l’hypnose, un architecte, un ingénieur ou une puéricultrice ne sauront pas prendre en charge un problème de douleur. Certes, il existe des formations qualifiantes. Cependant, les pratiques psychocorporelles ne sont pas suffisamment encadrées. Je souhaiterais une éthique plus stricte.

Globalement, quel message désirez-vous faire passer ?

Aux soignants, j’aimerais dire : sachez que votre façon de communiquer avec les patients est parfois aussi efficace que des médicaments. Les mots peuvent soigner. Je suis pour une médecine participative fondée sur une relation patient-soignant très puissante, qui parvienne à activer des facteurs de soin très longtemps sous-estimés. Il nous reste pourtant encore beaucoup à découvrir, à explorer. Notamment les processus de conscience chez les malades. Pourquoi un individu se laisse-t-il glisser dans une douleur chronique alors que la douleur ne devrait être qu’un signal d’alarme ? Dans le grand puzzle des processus de conscience, seules quelques pièces sont assemblées.

Journée Francophone de l'Hypnose 2019

jeudi 20 décembre 2018 - 21:56
Le Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris, l'Institut Uthyl de Nancy, ainsi que l'Institut Hypnotim de Marseille, seront très largement représentés à cette journée de l'Hypnose de Metz. L’HYPNOSE INTEGRATIVE : NEUROPHYSIOLOGIE, CLINIQUE ET THERAPIES COMPLEMENTAIRES Cette journée s’adresse à tous les professionnels de santé concernés par l’hypnose thérapeutique dans leur champ de compétence


Conseil scientifique

- Dr Nazmine GULER, Présidente du conseil scientifique, Metz-Thionville
- Dr Jean-Pierre ALIBEU, Grenoble
- Mme Christine BERLEMONT, Paris
- Pr Bruno BONAZ, Grenoble
- Dr Chantal WOOD, Limoges

Lieu et accès
METZ congrès Robert Schuman
Place de l’amphithéâtre
100 rue aux Arênes - 57000 METZ

Renseignement : Christine DECLERCQ c.declercq@trilogie-sante.com
9h00 - 9h10
Mot d’ouverture
Dr Khalifé KHALIFE, Président de la CME et Chef de service cardiologie, CHR Metz-Thionville
Mme Marie-Odile SAILLARD, Directrice Générale, CHR Metz-Thionville
Mr Dominique GROS, Maire de Metz

9h10 - 9h15
Conférence d’ouverture
L’hypnose aujourd’hui : une démarche intégrative
Dr Nazmine GULER, CHR Metz-Thionville
Dr Jean-Pierre ALIBEU, CHU Grenoble-Alpes


9h15 - 10h00
Modératrice : Dr Chantal WOOD, CHU Limoges
Les neuromédiateurs de l’hypnose : cytokines et inflammation centrale
Pr Bruno BONAZ, CHU Grenoble-Alpes

10h00 - 10h30 Pause-café

10h30 - 11h00
Modératrice : Dr Chantal WOOD, CHU Limoges
Épilepsie psychogène et hypnose
Dr Coraline HINGRAY, CHRU de Nancy

11h00 - 11h30
Neurophysiologie clinique des contes de fées
Dr Laurent VERCUEIL, CHU de Grenoble-Alpes

11h30 -12h30
1ère Session focus au choix
1. PÉDIATRIE
Dr Catherine DEVOLDERE, CHU d’Amiens
Pressentie : Dr Perrine MAREC–BERARD, CHU de Lyon

ou

2. URGENCE
Dr Nazmine GULER, CHR Metz-Thionville
M. Raphaël DISTANTE, Infirmier, SAMU, CHU de Lyon

ou

3. INFIRMIER
Mme Christine BERLEMONT, Infirmière ressource douleur, Paris

ou
4. COMMUNICATION THÉRAPEUTIQUE
Dr Philippe AIM, Président de l’institut uthyl, Nancy et Responsable pédagogique au CHTIP

Dr Isabelle BOUILLEVAUX, URASSM (Unité régionale d’accueil pour les sourds et malentendants), CHRU Nancy. Assure des formations à Paris au CHTIP et à Marseille chez Hypnotim

12h30 - 14h00 Déjeuner libre

14h00 -15h00
2ème Session focus au choix
5. ONCOLOGIE
Mme Anne-Sophie BOUNIE, Infirmière, Institut Curie, Paris

ou
6. KINÉSITHÉRAPIE
Mr Théo CHAUMEIL, kinésithérapeute, Paris, Formateur en Hypnose médicale au CHTIP et à Hypnotim Marseille

ou

7. DENTISTERIE
Dr Pascale REYNETTE, Nancy
Dr Stéphanie GUILLEMARD, St-Julien Les Metz

ou

8. ANESTHÉSIE
Dr Marco KLOP, Président de l’institut Milton Erickson, Hôpitaux Robert Schuman, Luxembourg
Mme Hélène BITARD, Infirmière anesthésiste, Hôpital Robert Schuman, site Belle Isle, Metz

15h00 - 15h20 Pause-café

15h20 -16h20
3ème Session focus au choix
9. MÉDECINE GÉNÉRALE
Dr Sandrine DEITSCH, Metz
Mme Isabelle GUEUGNIAUD, Infirmière libérale, Lyon

ou

10. ORTHOPHONIE
Mr Philippe PENIGAULT, Orthophoniste, Paris

ou

11. DOULEURS CHRONIQUES
La fibromyalgie
Dr Jean-Pierre ALIBEU, CHU Grenoble-Alpes
Mme Maud GUERIAUX, Hypnothérapeute , Voiron


ou
12. PSYCHOLOGIE
Prévention du burn-out des Soignants
Mme Laurence ADJADJ, Présidente de l’institut Hypnotim et psychologue, Marseille

16h30 -17h15
Remis du Trophée 2018 du poster plébiscité par les congressistes



TABLE RONDE
L’hypnose au coeur des thérapies complémentaires
Animée par les membres du comité scientifique : Dr Nazmine GULER, Dr Jean-Pierre ALIBEU, Dr Chantal WOOD, Pr Bruno BONAZ, Mme Christine BERLEMONT

Dr Eric BOURBONNAIS, Président, Dr Eric TOMASSINI, Réanimateur et Mme Christelle TOMASSINI, Infirmière, Institut Lorrain de Médecine Chinoise Traditionnelle
Dr Henri VANOLI, Médecin généraliste ostéopathe, Metz

17h15 -17h45
Conférence de clôture
Modératrice : Dr Chantal WOOD, CHU Limoges


Le livre blanc de l’hypnose
Dr Patrick BELLET, Président-Fondateur de la Confédération Francophone d’Hypnose et de Thérapies Brèves et Président de l’Institut Milton H Erickson, Avignon

Journée Francophone de l'Hypnose 2019

jeudi 20 décembre 2018 - 21:56
Le Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris, l'Institut Uthyl de Nancy, ainsi que l'Institut Hypnotim de Marseille, seront très largement représentés à cette journée de l'Hypnose de Metz. L’HYPNOSE INTEGRATIVE : NEUROPHYSIOLOGIE, CLINIQUE ET THERAPIES COMPLEMENTAIRES Cette journée s’adresse à tous les professionnels de santé concernés par l’hypnose thérapeutique dans leur champ de compétence


Conseil scientifique

- Dr Nazmine GULER, Présidente du conseil scientifique, Metz-Thionville
- Dr Jean-Pierre ALIBEU, Grenoble
- Mme Christine BERLEMONT, Paris
- Pr Bruno BONAZ, Grenoble
- Dr Chantal WOOD, Limoges

Lieu et accès
METZ congrès Robert Schuman
Place de l’amphithéâtre
100 rue aux Arênes - 57000 METZ

Renseignement : Christine DECLERCQ c.declercq@trilogie-sante.com
9h00 - 9h10
Mot d’ouverture
Dr Khalifé KHALIFE, Président de la CME et Chef de service cardiologie, CHR Metz-Thionville
Mme Marie-Odile SAILLARD, Directrice Générale, CHR Metz-Thionville
Mr Dominique GROS, Maire de Metz

9h10 - 9h15
Conférence d’ouverture
L’hypnose aujourd’hui : une démarche intégrative
Dr Nazmine GULER, CHR Metz-Thionville
Dr Jean-Pierre ALIBEU, CHU Grenoble-Alpes


9h15 - 10h00
Modératrice : Dr Chantal WOOD, CHU Limoges
Les neuromédiateurs de l’hypnose : cytokines et inflammation centrale
Pr Bruno BONAZ, CHU Grenoble-Alpes

10h00 - 10h30 Pause-café

10h30 - 11h00
Modératrice : Dr Chantal WOOD, CHU Limoges
Épilepsie psychogène et hypnose
Dr Coraline HINGRAY, CHRU de Nancy

11h00 - 11h30
Neurophysiologie clinique des contes de fées
Dr Laurent VERCUEIL, CHU de Grenoble-Alpes

11h30 -12h30
1ère Session focus au choix
1. PÉDIATRIE
Dr Catherine DEVOLDERE, CHU d’Amiens
Pressentie : Dr Perrine MAREC–BERARD, CHU de Lyon

ou

2. URGENCE
Dr Nazmine GULER, CHR Metz-Thionville
M. Raphaël DISTANTE, Infirmier, SAMU, CHU de Lyon

ou

3. INFIRMIER
Mme Christine BERLEMONT, Infirmière ressource douleur, Paris

ou
4. COMMUNICATION THÉRAPEUTIQUE
Dr Philippe AIM, Président de l’institut uthyl, Nancy et Responsable pédagogique au CHTIP

Dr Isabelle BOUILLEVAUX, URASSM (Unité régionale d’accueil pour les sourds et malentendants), CHRU Nancy. Assure des formations à Paris au CHTIP et à Marseille chez Hypnotim

12h30 - 14h00 Déjeuner libre

14h00 -15h00
2ème Session focus au choix
5. ONCOLOGIE
Mme Anne-Sophie BOUNIE, Infirmière, Institut Curie, Paris

ou
6. KINÉSITHÉRAPIE
Mr Théo CHAUMEIL, kinésithérapeute, Paris, Formateur en Hypnose médicale au CHTIP et à Hypnotim Marseille

ou

7. DENTISTERIE
Dr Pascale REYNETTE, Nancy
Dr Stéphanie GUILLEMARD, St-Julien Les Metz

ou

8. ANESTHÉSIE
Dr Marco KLOP, Président de l’institut Milton Erickson, Hôpitaux Robert Schuman, Luxembourg
Mme Hélène BITARD, Infirmière anesthésiste, Hôpital Robert Schuman, site Belle Isle, Metz

15h00 - 15h20 Pause-café

15h20 -16h20
3ème Session focus au choix
9. MÉDECINE GÉNÉRALE
Dr Sandrine DEITSCH, Metz
Mme Isabelle GUEUGNIAUD, Infirmière libérale, Lyon

ou

10. ORTHOPHONIE
Mr Philippe PENIGAULT, Orthophoniste, Paris

ou

11. DOULEURS CHRONIQUES
La fibromyalgie
Dr Jean-Pierre ALIBEU, CHU Grenoble-Alpes
Mme Maud GUERIAUX, Hypnothérapeute , Voiron


ou
12. PSYCHOLOGIE
Prévention du burn-out des Soignants
Mme Laurence ADJADJ, Présidente de l’institut Hypnotim et psychologue, Marseille

16h30 -17h15
Remis du Trophée 2018 du poster plébiscité par les congressistes



TABLE RONDE
L’hypnose au coeur des thérapies complémentaires
Animée par les membres du comité scientifique : Dr Nazmine GULER, Dr Jean-Pierre ALIBEU, Dr Chantal WOOD, Pr Bruno BONAZ, Mme Christine BERLEMONT

Dr Eric BOURBONNAIS, Président, Dr Eric TOMASSINI, Réanimateur et Mme Christelle TOMASSINI, Infirmière, Institut Lorrain de Médecine Chinoise Traditionnelle
Dr Henri VANOLI, Médecin généraliste ostéopathe, Metz

17h15 -17h45
Conférence de clôture
Modératrice : Dr Chantal WOOD, CHU Limoges


Le livre blanc de l’hypnose
Dr Patrick BELLET, Président-Fondateur de la Confédération Francophone d’Hypnose et de Thérapies Brèves et Président de l’Institut Milton H Erickson, Avignon

Hypnoscope Novembre 2018 - Actualités Thérapeutiques

lundi 3 décembre 2018 - 12:23
Hypnose : 5 choses à savoir avant de se lancer - Femme Actuelle Qu’est-ce que l’hypnose ?
Les phénomènes de transe sont connus depuis des temps anciens mais le terme d’hypnose apparait pour la première fois au début du 19ème siècle. L’état d’hypnose est compliqué à définir, c’est un état de conscience particulier, et surtout ce n’est ni de l’éveil ni du sommeil « L’état d’hypnose correspond à un état de conscience modifiée (la transe) et à une activité cérébrale propre différente de celle de l’état d’éveil ou celle que l’on peut observer dans les différentes phases de sommeil. C’est un phénomène qui est produit par l’esprit de la personne hypnotisée et qui émerge du lien avec l’environnement et/ou de la relation avec autrui. La transe hypnotique amène à une modification de la perception du sujet, une sorte de perception plus élargie», décrit Roseline Bueder, psychologue et hypnothérapeute à Paris.

Quel type d’hypnose choisir ?
Il existe plusieurs formes d’hypnose et la plupart du temps, le thérapeute les utilise dans sa pratique en s’adaptant au contexte et au patient.
Dans le cas de l’hypnose par suggestion directe, le thérapeute est autoritaire et directif, un peu comme s’il donnait des ordres. Cette forme est opposé à l’hypnose par suggestion indirecte, que l’on appelle hypnose ericksonnienne: « le thérapeute utilise des suggestions ouvertes et invite la personne à progresser dans la transe à sa guise, il s’adapte au patient, le ton n’est pas dirigiste »,ajoute la spécialiste. Il existe aussi l’hypnose conversationnellequi se présente sous la forme d’une conversation entre le thérapeute et le patient dans laquelle le thérapeute utilise des stratégies précises pour rendre la communication hypnotique. C’est une technique que le praticien peut adopter comme base de communication avec le patient.

Comment se déroule une séance ?
Les séances d’hypnose ne sont pas les mêmes d’un thérapeute à l’autre et les techniques utilisées peuvent varier selon le contexte et le patient. « La position confortable n’est pas une nécessité, on peut entrer en hypnose assis sur un tabouret ou même debout. »
En premier lieu, le thérapeute va capter le langage corporel et verbal du patient puis, par des méthodes d’induction, l’amener vers cet état de transe en s’adaptant à son langage à son rapport au monde. Ce dernier peut être de différent type : visuel comme le bleu du ciel ou les nuances de couleurs des feuilles d’automne, sonore (chant des oiseaux, voix de proches), issu de l’odorat(odeur d’un gâteau qui sort du four) ou encore lié au mouvement comme le roulis des vagues ou un train qui se déplace.
Viennent alors les plus thérapeutiques qui vont permettre à la personne de se reconnecter à ses ressources.

Quels sont les champs d’action de l’hypnose ?

Les domaines d’application de l’hypnose sont variés, comme l’explique Roseline Bueder « on peut travailler avec de l’hypnose sur la douleur chronique ou aigüe, sur les symptômes psychosomatiques, comme outil à intégrer dans un suivi psychothérapeutique. Il est même possible de la pratiquer une chirurgie en alternative à l’anesthésie générale pour certaines interventions ou même en accouchement»

Tout le monde est-il répondant ?
Pour la thérapeute, nous sommes tous réceptifs à l’hypnose puisqu’il s’agirait d’une capacité que notre esprit possède naturellement. Comme lorsque nous sommes éveillés ou lorsque nous dormons, nous pouvons aussi entrer dans cet état de conscience modifié spontanément. « En fait, on peut expérimenter l’hypnose plusieurs fois par jour, par exemple quand vous lisez consciencieusement un livre ou que vous regardez un film, vous êtes ailleurs, vous ne vous rendez pas compte du temps qui passe par exemple, vous êtes ailleurs et aussi présents. Mais certaines personnes, ont un tel besoin de contrôle ou appréhende la séance, qu’elles activeront difficilement cette capacité ou resteront en transe légère. Alors on apprend, et on s’entraine à provoquer l’état d’hypnose, et parfois sans surtout lâcher prise cela va prendre un peu plus de temps que prévu avant d’y arriver… et tout en gardant bien le contrôle ! » ajoute la spécialiste.


Hypnose, acupuncture : quand les hôpitaux se mettent aux médecines complémentaires - France 24 En France, les médecines alternatives ou complémentaires, comme l'hypnose ou l'acupuncture, ont le vent en poupe. Plus de 58 % des Français se seraient tournés vers ce genre de soins en 2017 et plus de 6 000 médecins se sont déjà formés à ces pratiques dites "douces" que les hôpitaux n’hésitent plus à intégrer. Mais il existe aussi sur le marché des milliers de thérapeutes autoproclamés ne disposant d'aucun diplôme d'État. Que faut-il penser de toutes ces pratiques ?


Occitanie : l’hypnose au service des patients - Midi Libre La pratique propose une alternative aux anesthésies chimiques et aux traitements analgésiques médicamenteux.
Depuis quelques années, l’hypnose a poussé la porte des cabinets médicaux et des salles d’opération. Loin des spectacles du fascinateur Messmer, la pratique se présente comme une alternative aux anesthésies médicamenteuses et séduit de plus en plus de praticiens. Médecin anesthésiste, le docteur Guylaine Tran pratique l’hypnose depuis une dizaine d’années au CHU de Nîmes. Invitée de Midilibre.fr pour répondre en direct aux interrogations des internautes, elle fait le point sur une pratique encore méconnue des patients.

1 - L’hypnose, un procédé novateur ?
Après avoir été mise au ban de l’anesthésie par les procédés chimiques, l’hypnose est aujourd’hui une pratique qui gagne du terrain. La pratique est pourtant loin d’être nouvelle. Au XIXe siècle, on pratiquait déjà des ablations du sein selon cette méthode. "C’est un processus très ancien que tout le monde a déjà expérimenté dans sa vie personnelle, explique le docteur Tran. Quand nous sommes en état d’éveil, une partie de notre cerveau fonctionne en liaison avec le monde extérieur. Mais il possède aussi un mode hypnotique qui vous permet de vous évader, tout en gardant la faculté de revenir à tout moment dans la réalité." Un pêcheur à la ligne qui regarde son bouchon ne voit pas le temps passer car il active ce mode hypnotique. "L’hypnose médicale consiste à l’activer pour en tirer un bénéfice pour le patient."

2 - Que peut-on en attendre ?
Le recours à l’hypnose se fait principalement dans le cadre des douleurs chroniques ou d’anesthésies préopératoires. "Au bloc, l’hypnose est souvent associée à l’administration de petites doses d’analgésiques en fonction du ressenti du patient. Cela concerne des interventions chirurgicales de surface : endoscopie, chirurgie thyroïdienne ou gynécologique, acte dentaire… " Pour le docteur Tran, l’hypnose apporte surtout du confort en réduisant de 50 % la perception de la douleur. Le meilleur exemple ? Le temps de récupération réduit à quelques dizaines de minutes à peine après une intervention sous hypnose, contre plusieurs heures en cas d’anesthésie chimique. "Il existe des preuves scientifiques de l’efficacité de l’hypnose. Ce n’est ni un placebo, ni du charlatanisme, ni une croyance. C’est une science."

3 - À qui cela s’adresse ?
De l’avis de l’ensemble des praticiens, et même si certains présentent des réticences, l’hypnose est accessible à tous les patients. "Le plus important, c’est d’établir un lien de confiance pour que la personne lâche prise avec l’extérieur. Ensuite, on ne fait que suggérer. L’hypnose, tout le monde l’a en soi." Reste que les enfants, et leur imaginaire développé, sont souvent plus réceptifs aux sollicitations des anesthésistes hypnotiseurs.

4 - Un risque de perdre le contrôle ?
Ne plus contrôler ses gestes et ses idées, c’est la crainte principale à laquelle les anesthésistes doivent faire face. "Les gens ont peur d’une prise de pouvoir alors que c’est l’inverse qui se passe. Notre travail, c’est de permettre au patient de faire appel aux ressources qu’il a en lui. Au contraire, cela permet au patient de redevenir acteur de son opération. L’hypnose n’est pas une période de sommeil, c’est une hyperactivité du cerveau."
NICOLAS ZARROUK

Hypnoscope Novembre 2018 - Actualités Thérapeutiques

lundi 3 décembre 2018 - 12:23
Hypnose : 5 choses à savoir avant de se lancer - Femme Actuelle Qu’est-ce que l’hypnose ?
Les phénomènes de transe sont connus depuis des temps anciens mais le terme d’hypnose apparait pour la première fois au début du 19ème siècle. L’état d’hypnose est compliqué à définir, c’est un état de conscience particulier, et surtout ce n’est ni de l’éveil ni du sommeil « L’état d’hypnose correspond à un état de conscience modifiée (la transe) et à une activité cérébrale propre différente de celle de l’état d’éveil ou celle que l’on peut observer dans les différentes phases de sommeil. C’est un phénomène qui est produit par l’esprit de la personne hypnotisée et qui émerge du lien avec l’environnement et/ou de la relation avec autrui. La transe hypnotique amène à une modification de la perception du sujet, une sorte de perception plus élargie», décrit Roseline Bueder, psychologue et hypnothérapeute à Paris.

Quel type d’hypnose choisir ?
Il existe plusieurs formes d’hypnose et la plupart du temps, le thérapeute les utilise dans sa pratique en s’adaptant au contexte et au patient.
Dans le cas de l’hypnose par suggestion directe, le thérapeute est autoritaire et directif, un peu comme s’il donnait des ordres. Cette forme est opposé à l’hypnose par suggestion indirecte, que l’on appelle hypnose ericksonnienne: « le thérapeute utilise des suggestions ouvertes et invite la personne à progresser dans la transe à sa guise, il s’adapte au patient, le ton n’est pas dirigiste »,ajoute la spécialiste. Il existe aussi l’hypnose conversationnellequi se présente sous la forme d’une conversation entre le thérapeute et le patient dans laquelle le thérapeute utilise des stratégies précises pour rendre la communication hypnotique. C’est une technique que le praticien peut adopter comme base de communication avec le patient.

Comment se déroule une séance ?
Les séances d’hypnose ne sont pas les mêmes d’un thérapeute à l’autre et les techniques utilisées peuvent varier selon le contexte et le patient. « La position confortable n’est pas une nécessité, on peut entrer en hypnose assis sur un tabouret ou même debout. »
En premier lieu, le thérapeute va capter le langage corporel et verbal du patient puis, par des méthodes d’induction, l’amener vers cet état de transe en s’adaptant à son langage à son rapport au monde. Ce dernier peut être de différent type : visuel comme le bleu du ciel ou les nuances de couleurs des feuilles d’automne, sonore (chant des oiseaux, voix de proches), issu de l’odorat(odeur d’un gâteau qui sort du four) ou encore lié au mouvement comme le roulis des vagues ou un train qui se déplace.
Viennent alors les plus thérapeutiques qui vont permettre à la personne de se reconnecter à ses ressources.

Quels sont les champs d’action de l’hypnose ?

Les domaines d’application de l’hypnose sont variés, comme l’explique Roseline Bueder « on peut travailler avec de l’hypnose sur la douleur chronique ou aigüe, sur les symptômes psychosomatiques, comme outil à intégrer dans un suivi psychothérapeutique. Il est même possible de la pratiquer une chirurgie en alternative à l’anesthésie générale pour certaines interventions ou même en accouchement»

Tout le monde est-il répondant ?
Pour la thérapeute, nous sommes tous réceptifs à l’hypnose puisqu’il s’agirait d’une capacité que notre esprit possède naturellement. Comme lorsque nous sommes éveillés ou lorsque nous dormons, nous pouvons aussi entrer dans cet état de conscience modifié spontanément. « En fait, on peut expérimenter l’hypnose plusieurs fois par jour, par exemple quand vous lisez consciencieusement un livre ou que vous regardez un film, vous êtes ailleurs, vous ne vous rendez pas compte du temps qui passe par exemple, vous êtes ailleurs et aussi présents. Mais certaines personnes, ont un tel besoin de contrôle ou appréhende la séance, qu’elles activeront difficilement cette capacité ou resteront en transe légère. Alors on apprend, et on s’entraine à provoquer l’état d’hypnose, et parfois sans surtout lâcher prise cela va prendre un peu plus de temps que prévu avant d’y arriver… et tout en gardant bien le contrôle ! » ajoute la spécialiste.


Hypnose, acupuncture : quand les hôpitaux se mettent aux médecines complémentaires - France 24 En France, les médecines alternatives ou complémentaires, comme l'hypnose ou l'acupuncture, ont le vent en poupe. Plus de 58 % des Français se seraient tournés vers ce genre de soins en 2017 et plus de 6 000 médecins se sont déjà formés à ces pratiques dites "douces" que les hôpitaux n’hésitent plus à intégrer. Mais il existe aussi sur le marché des milliers de thérapeutes autoproclamés ne disposant d'aucun diplôme d'État. Que faut-il penser de toutes ces pratiques ?


Occitanie : l’hypnose au service des patients - Midi Libre La pratique propose une alternative aux anesthésies chimiques et aux traitements analgésiques médicamenteux.
Depuis quelques années, l’hypnose a poussé la porte des cabinets médicaux et des salles d’opération. Loin des spectacles du fascinateur Messmer, la pratique se présente comme une alternative aux anesthésies médicamenteuses et séduit de plus en plus de praticiens. Médecin anesthésiste, le docteur Guylaine Tran pratique l’hypnose depuis une dizaine d’années au CHU de Nîmes. Invitée de Midilibre.fr pour répondre en direct aux interrogations des internautes, elle fait le point sur une pratique encore méconnue des patients.

1 - L’hypnose, un procédé novateur ?
Après avoir été mise au ban de l’anesthésie par les procédés chimiques, l’hypnose est aujourd’hui une pratique qui gagne du terrain. La pratique est pourtant loin d’être nouvelle. Au XIXe siècle, on pratiquait déjà des ablations du sein selon cette méthode. "C’est un processus très ancien que tout le monde a déjà expérimenté dans sa vie personnelle, explique le docteur Tran. Quand nous sommes en état d’éveil, une partie de notre cerveau fonctionne en liaison avec le monde extérieur. Mais il possède aussi un mode hypnotique qui vous permet de vous évader, tout en gardant la faculté de revenir à tout moment dans la réalité." Un pêcheur à la ligne qui regarde son bouchon ne voit pas le temps passer car il active ce mode hypnotique. "L’hypnose médicale consiste à l’activer pour en tirer un bénéfice pour le patient."

2 - Que peut-on en attendre ?
Le recours à l’hypnose se fait principalement dans le cadre des douleurs chroniques ou d’anesthésies préopératoires. "Au bloc, l’hypnose est souvent associée à l’administration de petites doses d’analgésiques en fonction du ressenti du patient. Cela concerne des interventions chirurgicales de surface : endoscopie, chirurgie thyroïdienne ou gynécologique, acte dentaire… " Pour le docteur Tran, l’hypnose apporte surtout du confort en réduisant de 50 % la perception de la douleur. Le meilleur exemple ? Le temps de récupération réduit à quelques dizaines de minutes à peine après une intervention sous hypnose, contre plusieurs heures en cas d’anesthésie chimique. "Il existe des preuves scientifiques de l’efficacité de l’hypnose. Ce n’est ni un placebo, ni du charlatanisme, ni une croyance. C’est une science."

3 - À qui cela s’adresse ?
De l’avis de l’ensemble des praticiens, et même si certains présentent des réticences, l’hypnose est accessible à tous les patients. "Le plus important, c’est d’établir un lien de confiance pour que la personne lâche prise avec l’extérieur. Ensuite, on ne fait que suggérer. L’hypnose, tout le monde l’a en soi." Reste que les enfants, et leur imaginaire développé, sont souvent plus réceptifs aux sollicitations des anesthésistes hypnotiseurs.

4 - Un risque de perdre le contrôle ?
Ne plus contrôler ses gestes et ses idées, c’est la crainte principale à laquelle les anesthésistes doivent faire face. "Les gens ont peur d’une prise de pouvoir alors que c’est l’inverse qui se passe. Notre travail, c’est de permettre au patient de faire appel aux ressources qu’il a en lui. Au contraire, cela permet au patient de redevenir acteur de son opération. L’hypnose n’est pas une période de sommeil, c’est une hyperactivité du cerveau."
NICOLAS ZARROUK

Formation en Auto-hypnose pour l'autonomie du patient et le confort du praticien

mercredi 17 octobre 2018 - 11:55
Durée: 2 jours Dates : 9 et 10 Juillet 2019 Lieu : Espace Hermès, 10 Cité Joly, 75011 Paris Selon certains (citons par exemple Jeffrey Zeig), l’autohypnose n’existe pas, car l’hypnose est un phénomène éminemment relationnel. Pour d’autres (citons par exemple Ernest Rossi), le travail vient exclusivement du patient, et l’autonomisation de celui-ci est tellement centrale, qu’au fond c’est plutôt l’hypnose qui n’existe pas vraiment en thérapie, nous ne faisons que stimuler de l’auto-hypnose.

Pour certains, l’auto-hypnose est un certain nombre de techniques, pour d’autres, rien de spécifique : c’est “la même chose que dans la séance avec un thérapeute, mais tout seul”.
Comment stimuler l’autonomie du patient, alors même qu’il vient se “confier” au thérapeute ? Que devons nous lui apprendre à apprendre ? L’auto-hypnose comment ? Pour quel patient ? Dans quel cadre ?
Au fond, que l’hypnose se pratique seul ou même à deux, tout cela n’est-il pas, une fois de plus, une question relationnelle et stratégique ?

L’expérience nous montre que, comme toutes les autonomisations, elle se fait d’abord en relation. L’apprentissage de l’auto-hypnose nous oblige à questionner les notions de sécurité, de liberté, d’autonomie, d’intuition…
Et comme le meilleur moyen d’apprendre à être libre est d’abord de vivre cette liberté dans le cadre d’une relation, nous ferons de nombreux exercices, par groupe de deux, collectivement ou même seuls, ensemble.

L’objectif de la journée est d’être plus à l’aise avec l’auto-hypnose, tant pour soi-même qu’avec le patient, savoir la “prescrire” et “l’enseigner” de façon adaptée, notamment dans les domaines où elle est quasi indispensable (douleur chronique, anxiété, troubles dissociatifs…).

S'inscrire à la Formation en Autohypnose
Infos pratiques Durée: 2 jours

Dates : 9 et 10 Juillet 2019

Lieu : Espace Hermès, 10 Cité Joly, 75011 Paris

Tarifs :
*Elèves et adhérents du CHTIP/ UTHyL: 375€
*Professionnel de santé formé à l’IFH ou dans un institut de la CFHTB: 425€
*Convention de formation continue : 500€


Formation en Auto-hypnose pour l'autonomie du patient et le confort du praticien

mercredi 17 octobre 2018 - 11:55
Durée: 2 jours Dates : 9 et 10 Juillet 2019 Lieu : Espace Hermès, 10 Cité Joly, 75011 Paris Selon certains (citons par exemple Jeffrey Zeig), l’autohypnose n’existe pas, car l’hypnose est un phénomène éminemment relationnel. Pour d’autres (citons par exemple Ernest Rossi), le travail vient exclusivement du patient, et l’autonomisation de celui-ci est tellement centrale, qu’au fond c’est plutôt l’hypnose qui n’existe pas vraiment en thérapie, nous ne faisons que stimuler de l’auto-hypnose.

Pour certains, l’auto-hypnose est un certain nombre de techniques, pour d’autres, rien de spécifique : c’est “la même chose que dans la séance avec un thérapeute, mais tout seul”.
Comment stimuler l’autonomie du patient, alors même qu’il vient se “confier” au thérapeute ? Que devons nous lui apprendre à apprendre ? L’auto-hypnose comment ? Pour quel patient ? Dans quel cadre ?
Au fond, que l’hypnose se pratique seul ou même à deux, tout cela n’est-il pas, une fois de plus, une question relationnelle et stratégique ?

L’expérience nous montre que, comme toutes les autonomisations, elle se fait d’abord en relation. L’apprentissage de l’auto-hypnose nous oblige à questionner les notions de sécurité, de liberté, d’autonomie, d’intuition…
Et comme le meilleur moyen d’apprendre à être libre est d’abord de vivre cette liberté dans le cadre d’une relation, nous ferons de nombreux exercices, par groupe de deux, collectivement ou même seuls, ensemble.

L’objectif de la journée est d’être plus à l’aise avec l’auto-hypnose, tant pour soi-même qu’avec le patient, savoir la “prescrire” et “l’enseigner” de façon adaptée, notamment dans les domaines où elle est quasi indispensable (douleur chronique, anxiété, troubles dissociatifs…).

S'inscrire à la Formation en Autohypnose
Infos pratiques Durée: 2 jours

Dates : 9 et 10 Juillet 2019

Lieu : Espace Hermès, 10 Cité Joly, 75011 Paris

Tarifs :
*Elèves et adhérents du CHTIP/ UTHyL: 375€
*Professionnel de santé formé à l’IFH ou dans un institut de la CFHTB: 425€
*Convention de formation continue : 500€


Hypnoscope Septembre 2018 - Actualités Thérapeutiques

mercredi 10 octobre 2018 - 13:45
Hypnose : les infirmières privées de formation par l'ANDPC - Caducee.net L’agence nationale du développement professionnel continue (ANDPC) a précisé au moyen d’une alerte diffusée sur l’extranet des organismes de formation, les règles d’acceptation des formations à l’hypnose notamment celles destinées aux professionnels de santé non médicaux au premier rang desquels on trouve les infirmiers. Au motif qu’elle se refuse à encourager l’exercice illégal de la médecine, l’ANDPC ne validera des formations à l’hypnose des soignants que dans la stricte mesure ou elles sont réalisées en équipes de soins, sous responsabilité médicale et encadrées par un protocole de soins écrit. Abus de pouvoir ou nécessaire précaution ?

L’hypnose a pris ces dernières années une place de plus en plus importante dans l’arsenal thérapeutique des professionnels de santé, notamment dans la prise en charge de la douleur chronique. Constatant au quotidien son efficacité, les infirmiers n’échappent pas à cette tendance et s’intéressent de près aux vertus analgésiques de l’hypnose. Longtemps réservées aux médecins, les formations continues en hypnose se sont progressivement et en toute logique ouvertes aux soignants désireux d’intégrer ces techniques dans leur pratique quotidienne.

Enseigner l’hypnose aux IDEL c’est encourager l’exercice illégal de la médecine ?

En mars 2017 déjà, l’ANDPC lance un pavé dans la mare en sommant par lettre recommandée l’Agence pour la formation continue des professionnels infirmiers libéraux de retirer de son catalogue toutes les formations sur l'hypnose. Elle vient de réaffirmer début septembre sa position sur le sujet en émettant une alerte diffusée auprès des organismes de formation agréés DPC.

Pour l’agence, c’est très clair. L’hypnose est un acte médical à réserver aux professions médicales. Elle n’autorisera donc les formations sur l’hypnose à destination des soignants que si elles sont enseignées dans un cadre pluridisciplinaire sous responsabilité médicale.

« Pour les professions de santé non médicales, la pratique de l’hypnose n’est légale que sous responsabilité médicale et dans le cadre d’une prise en charge pluriprofessionnelle de la douleur. L’Agence n’accepte donc les actions de DPC sur l’hypnose pour ces professionnels que lorsqu’elles se réalisent en équipes de soins telles que définies à l’article L.1411-11-1 du CSP constituées en établissement ou en ambulatoire et appelées à travailler concrètement ensemble sur la base de protocoles et a communiqué en ce sens en mars 2017. »

Deux raisonnements juridiques s’opposent.

D’un côté l’ANDPC semble vouloir se prémunir de tout risque de poursuite judiciaire à son encontre. Son raisonnement se base d’une part sur des décisions de justice qui considèrent que l’hypnose à visée thérapeutique est un acte de médecine réservé aux psychiatres, mais aussi, et surtout sur la présence dans la classification commune des actes médicaux des séances d’hypnose à visée antalgique en tant qu’acte technique médical, ce qui en fait un acte réservé aux professions médicales.

Or l’exercice illégal de la médecine est constitué à partir du moment où une personne « pratique l’un des actes professionnels prévus dans une nomenclature fixée par arrêté du ministre chargé de la santé »... sans être titulaire du diplôme...

Les risques pour une infirmière libérale de se voir poursuivre pour exercice illégal de la médecine en cas de séance d’hypnose à visée antalgique, sans prescription médicale sont donc réels. Quant à savoir si elles pourraient effectivement être condamnées dans ce cas, rien n’est moins sûr.
D’abord parce qu’il n’existe pas de cadre réglementaire clair sur l’hypnose : qualifiée de pratique de soins non conventionnelle, sa pratique n’est pas reconnue officiellement par l’ordre des médecins, ni documentée par la HAS, ni spécifiée dans le code de la santé publique, encore moins remboursée par l’assurance maladie sauf dans certains parcours de soins coordonnés.
Ensuite parce que l’on pourrait très bien considérer que les techniques d’hypnose à visée antalgique relèvent du rôle propre de l’infirmier tel que défini dans le code de la santé publique et ne nécessitent donc pas de prescription médicale pour être pratiquées. C’est en tout cas la position de Nathalie Lelièvre, juriste en droit de la santé à Lyon.

« À la différence des soins sur prescriptions médicales où l’infirmier prodigue des soins au patient conformément à la prescription. Dans le cadre de son rôle propre, il lui appartient après évaluation des besoins du patient de prendre les dispositions qui s’imposent. Concernant la prise en charge de la douleur, l’infirmier se doit d’évaluer la douleur (rôle propre) et de déterminer les actions nécessaires : informer le médecin, application d’un protocole, recours à l’hypnoanalgésie. »
 
C’est également la position de la Fédération Nationale des Infirmiers (FNI) pour qui l’hypnose s’inscrit pleinement dans le rôle autonome infirmier et qui ne s’est pas privée de contester en 2017 la prise de position de l’ANDPC en avançant les arguments suivants : 
– aucun texte réglementaire n’interdit la pratique de l’hypnose aux infirmiers. Seules les indications de cette pratique sont limitées et le traitement de la douleur fait bien partie de celles qui sont reconnues.
– de nombreuses universités continuent de proposer des diplômes universitaires en direction des infirmières. Se pourrait-il que ces universités forment des infirmières à la pratique illégale de la médecine ?
– le centre national de ressources de lutte contre la douleur (CNRD) documente les bienfaits d’une pratique infirmière de l’hypnose.
Enfin le FNI mettait en doute la légitimité de l’ANDPC à statuer in fine de ce qui relevait du ressort exclusif de la médecine ou non.
Considérant l’intérêt pour la santé publique du développement de l’hypnose dans la prise en charge de la douleur, une clarification de la réglementation en la matière s’impose.


Il N’y A Pas D’anesthésie Hypnotique…Et C’est Pour Ça Que Ça Marche ! - Institut-uthyl.com Extraits choisis.

Article du Dr Philippe Aïm
Une base exacte, un faux buzz
Alors, c’était juste un faux buzz cette histoire?

Ce n’est pas la première fois que les journaux et les réseaux vont enjoliver une info pour faire la course au buzz et au click.
Depuis le début de la semaine dernière on entend parler d’un homme qui aurait subi une intervention à coeur ouvert, sans anesthésie locale (AL) ni générale (AG).
Cet excellent article de factchecking rétablit les faits, je le recommande !
 
Rien n’était vrai dans les articles inexacts?
Si, bien sur.
-c’est effectivement une opération qui concerne le cœur !
il s’agit d’un « TAVI » : un remplacement de valve aortique qui se fait par l’artère fémorale, technique formidable (et d’origine française !) qui permet d’éviter l’anesthésie générale et le « cœur ouvert » (on passe par l’intérieur du système vasculaire en somme)
-il y a bien eu une séance d’hypnose en lieu et place d’une médication sedative
 
Et qu’est-ce qui était faux alors?
Ce qui est à rectifier :
-ce n’est pas une opération à cœur ouvert
-ce n’est pas une opération qui nécessite habituellement une AG
-il y a bien eu une anesthésie médicamenteuse: en l’occurence locale au niveau femoral
 
Hypnose, anesthésie et gestes médicaux
On fait donc usuellement des opérations qui ne nécessitent pas l’AG, en ajoutant de l’hypnose pour augmenter confort, sédation, anxiolyse, antalgie…
Exactement. Des opérations gynécologiques (IVG…), de la chirurgie dentaire bien sur, dermatologique, de la radiologie interventionnelle, les gestes douloureux aux urgences, en cancérologie…
L’occasion de précisions sur « l’anesthésie hypnotique »…

Bon revenons à la l’hypnose. Pensez-vous qu’on puisse parler « d’anesthésie hypnotique » ?
Non. Il ne me paraît pas exact de parler d’anesthésie.
Il existe une hypno-analgesie (diminution de la douleur), une hypnosedation…mais pas une hypno-anesthésie.
L’info est bien émise, et elle arrive au cerveau…
 
Mais si ça n’anesthésie pas, pourquoi ça marche?
Ça marche, et avec l’utilisation d’un phénomène encore plus impressionnant, selon moi, que si ça anesthésiait vraiment…

La clé du fonctionnement de cette affaire (et nous le verrons, de mon point de vue, probablement de l’hypnose tout court) est, (non pas l’expérience d’anihilation de sensation que serait une véritable anesthésie!) mais de modification perceptive. Soit de modification de sa hiérarchie de traitement ou de sa modalité de traitement.
Lire l'intégralité de l'article du Dr Philippe Aïm

Désintox. Non, une opération à coeur ouvert sous hypnose n'a pas eu lieu - France Tv Info Un homme âgé de 88 ans qui aurait subi une opération à « coeur ouvert uniquement grâce à l'hypnose » ? C’est ce qu'ont affirmé plusieurs médias, dont « BFM TV » et « France 2 » la semaine dernière.

C'est spectaculaire, mais c'est faux ! En réalité, Il y a bien eu une anesthésie, et il ne s'agissait pas d'une opération à coeur ouvert. C'est « France Bleu Nord » qui a le premier raconté cette opération, avant que plusieurs médias ne grossissent un peu le trait.

De quoi parle-t-on vraiment ? D'un patient, qui s'appelle Gérard, qui a 88 ans, et à qui il fallait remplacer une valve aortique. Comment ça marche exactement ? Pour changer une valve aortique, il faut faire une petite incision dans chacune des artères au niveau des hanches. Pour ensuite mettre 2 fils qui remontent jusqu'au coeur. Il ne s'agit donc pas du tout d'une opération à coeur ouvert.

La deuxième information « une intervention uniquement grâce à l’hypnose » est également fausse : car  pour ce genre d'opération, le patient reçoit normalement d'abord une perfusion de morphine ou d'anxiolytique pour le calmer. 

Ensuite place à l’anesthésie locale au niveau de la hanche au moment de l’incision. Hypnose ou pas, le patient, pour l’instant, ne peut pas y couper.
Dans le cas de Gérard, l'hypnose, réalisé par une infirmière, a donc permis de sauter la première étape, mais au moment de l'incision il y a bien eu une anesthésie locale et une petite dose de lidocaïne, comme à chaque fois pour ce genre d'opération.



Grenoble : l’hypnose pour accompagner les femmes atteintes d’un cancer du sein - France Bleu Le mois d’octobre est celui dit « rose » de la prévention du cancer de sein. De nombreuses opérations sont menées en France. A Grenoble, les femmes atteintes par la maladie peuvent être accompagnée par l’hypnose.

D’un bout à l’autre de la maladie, les patientes du CHU de Grenoble peuvent être aidées par l’hypnose. Un soutien pour Anne-Cécile Philippe docteur du centre de cancérologie de la femme à l’hopital « ça ne remplace pas un travail avec un psychologue, c’est quelque chose qui est différent, les patientes décrivent plus de sérénité, plus de calme, elles arrivent mieux à analyser ce qui leur arrive ». L’opération peut notamment être effectuée sous hypnose, en complément d’une anesthésie locale. Le CHU de Grenoble pratique ces opérations depuis plus d’un an « c’est une demande des patientes qui ne souhaitaient pas une anesthésie générale pour diminuer la fatigue post-opératoire » explique Ana Rogé médecin anesthésiste « on va demander à la patiente de choisir un souvenir agréable pour elle ou un endroit où elle est bien, de manière à l’aider à aller dans ce souvenir, dans ce lieu pendant que l’on fait l’intervention ».

L’hypnose aussi présente dans l’après cancer
Le CHU de Grenoble propose aussi aux patientes d’utiliser l’hypnose lors des traitements comme la chimiothérapie, mais également après la guérison. « C’est un moment pas évident pour les patientes, elles doivent se réinsérer dans une vie normale avec une vie qui n’est plus normale pour elles. Souvent les patientes sont satisfaites d’être accompagnées par l’hypnose ».
En France, 59.000 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués chaque année.

Hypnoscope Septembre 2018 - Actualités Thérapeutiques

mercredi 10 octobre 2018 - 13:45
Hypnose : les infirmières privées de formation par l'ANDPC - Caducee.net L’agence nationale du développement professionnel continue (ANDPC) a précisé au moyen d’une alerte diffusée sur l’extranet des organismes de formation, les règles d’acceptation des formations à l’hypnose notamment celles destinées aux professionnels de santé non médicaux au premier rang desquels on trouve les infirmiers. Au motif qu’elle se refuse à encourager l’exercice illégal de la médecine, l’ANDPC ne validera des formations à l’hypnose des soignants que dans la stricte mesure ou elles sont réalisées en équipes de soins, sous responsabilité médicale et encadrées par un protocole de soins écrit. Abus de pouvoir ou nécessaire précaution ?

L’hypnose a pris ces dernières années une place de plus en plus importante dans l’arsenal thérapeutique des professionnels de santé, notamment dans la prise en charge de la douleur chronique. Constatant au quotidien son efficacité, les infirmiers n’échappent pas à cette tendance et s’intéressent de près aux vertus analgésiques de l’hypnose. Longtemps réservées aux médecins, les formations continues en hypnose se sont progressivement et en toute logique ouvertes aux soignants désireux d’intégrer ces techniques dans leur pratique quotidienne.

Enseigner l’hypnose aux IDEL c’est encourager l’exercice illégal de la médecine ?

En mars 2017 déjà, l’ANDPC lance un pavé dans la mare en sommant par lettre recommandée l’Agence pour la formation continue des professionnels infirmiers libéraux de retirer de son catalogue toutes les formations sur l'hypnose. Elle vient de réaffirmer début septembre sa position sur le sujet en émettant une alerte diffusée auprès des organismes de formation agréés DPC.

Pour l’agence, c’est très clair. L’hypnose est un acte médical à réserver aux professions médicales. Elle n’autorisera donc les formations sur l’hypnose à destination des soignants que si elles sont enseignées dans un cadre pluridisciplinaire sous responsabilité médicale.

« Pour les professions de santé non médicales, la pratique de l’hypnose n’est légale que sous responsabilité médicale et dans le cadre d’une prise en charge pluriprofessionnelle de la douleur. L’Agence n’accepte donc les actions de DPC sur l’hypnose pour ces professionnels que lorsqu’elles se réalisent en équipes de soins telles que définies à l’article L.1411-11-1 du CSP constituées en établissement ou en ambulatoire et appelées à travailler concrètement ensemble sur la base de protocoles et a communiqué en ce sens en mars 2017. »

Deux raisonnements juridiques s’opposent.

D’un côté l’ANDPC semble vouloir se prémunir de tout risque de poursuite judiciaire à son encontre. Son raisonnement se base d’une part sur des décisions de justice qui considèrent que l’hypnose à visée thérapeutique est un acte de médecine réservé aux psychiatres, mais aussi, et surtout sur la présence dans la classification commune des actes médicaux des séances d’hypnose à visée antalgique en tant qu’acte technique médical, ce qui en fait un acte réservé aux professions médicales.

Or l’exercice illégal de la médecine est constitué à partir du moment où une personne « pratique l’un des actes professionnels prévus dans une nomenclature fixée par arrêté du ministre chargé de la santé »... sans être titulaire du diplôme...

Les risques pour une infirmière libérale de se voir poursuivre pour exercice illégal de la médecine en cas de séance d’hypnose à visée antalgique, sans prescription médicale sont donc réels. Quant à savoir si elles pourraient effectivement être condamnées dans ce cas, rien n’est moins sûr.
D’abord parce qu’il n’existe pas de cadre réglementaire clair sur l’hypnose : qualifiée de pratique de soins non conventionnelle, sa pratique n’est pas reconnue officiellement par l’ordre des médecins, ni documentée par la HAS, ni spécifiée dans le code de la santé publique, encore moins remboursée par l’assurance maladie sauf dans certains parcours de soins coordonnés.
Ensuite parce que l’on pourrait très bien considérer que les techniques d’hypnose à visée antalgique relèvent du rôle propre de l’infirmier tel que défini dans le code de la santé publique et ne nécessitent donc pas de prescription médicale pour être pratiquées. C’est en tout cas la position de Nathalie Lelièvre, juriste en droit de la santé à Lyon.

« À la différence des soins sur prescriptions médicales où l’infirmier prodigue des soins au patient conformément à la prescription. Dans le cadre de son rôle propre, il lui appartient après évaluation des besoins du patient de prendre les dispositions qui s’imposent. Concernant la prise en charge de la douleur, l’infirmier se doit d’évaluer la douleur (rôle propre) et de déterminer les actions nécessaires : informer le médecin, application d’un protocole, recours à l’hypnoanalgésie. »
 
C’est également la position de la Fédération Nationale des Infirmiers (FNI) pour qui l’hypnose s’inscrit pleinement dans le rôle autonome infirmier et qui ne s’est pas privée de contester en 2017 la prise de position de l’ANDPC en avançant les arguments suivants : 
– aucun texte réglementaire n’interdit la pratique de l’hypnose aux infirmiers. Seules les indications de cette pratique sont limitées et le traitement de la douleur fait bien partie de celles qui sont reconnues.
– de nombreuses universités continuent de proposer des diplômes universitaires en direction des infirmières. Se pourrait-il que ces universités forment des infirmières à la pratique illégale de la médecine ?
– le centre national de ressources de lutte contre la douleur (CNRD) documente les bienfaits d’une pratique infirmière de l’hypnose.
Enfin le FNI mettait en doute la légitimité de l’ANDPC à statuer in fine de ce qui relevait du ressort exclusif de la médecine ou non.
Considérant l’intérêt pour la santé publique du développement de l’hypnose dans la prise en charge de la douleur, une clarification de la réglementation en la matière s’impose.


Il N’y A Pas D’anesthésie Hypnotique…Et C’est Pour Ça Que Ça Marche ! - Institut-uthyl.com Extraits choisis.

Article du Dr Philippe Aïm
Une base exacte, un faux buzz
Alors, c’était juste un faux buzz cette histoire?

Ce n’est pas la première fois que les journaux et les réseaux vont enjoliver une info pour faire la course au buzz et au click.
Depuis le début de la semaine dernière on entend parler d’un homme qui aurait subi une intervention à coeur ouvert, sans anesthésie locale (AL) ni générale (AG).
Cet excellent article de factchecking rétablit les faits, je le recommande !
 
Rien n’était vrai dans les articles inexacts?
Si, bien sur.
-c’est effectivement une opération qui concerne le cœur !
il s’agit d’un « TAVI » : un remplacement de valve aortique qui se fait par l’artère fémorale, technique formidable (et d’origine française !) qui permet d’éviter l’anesthésie générale et le « cœur ouvert » (on passe par l’intérieur du système vasculaire en somme)
-il y a bien eu une séance d’hypnose en lieu et place d’une médication sedative
 
Et qu’est-ce qui était faux alors?
Ce qui est à rectifier :
-ce n’est pas une opération à cœur ouvert
-ce n’est pas une opération qui nécessite habituellement une AG
-il y a bien eu une anesthésie médicamenteuse: en l’occurence locale au niveau femoral
 
Hypnose, anesthésie et gestes médicaux
On fait donc usuellement des opérations qui ne nécessitent pas l’AG, en ajoutant de l’hypnose pour augmenter confort, sédation, anxiolyse, antalgie…
Exactement. Des opérations gynécologiques (IVG…), de la chirurgie dentaire bien sur, dermatologique, de la radiologie interventionnelle, les gestes douloureux aux urgences, en cancérologie…
L’occasion de précisions sur « l’anesthésie hypnotique »…

Bon revenons à la l’hypnose. Pensez-vous qu’on puisse parler « d’anesthésie hypnotique » ?
Non. Il ne me paraît pas exact de parler d’anesthésie.
Il existe une hypno-analgesie (diminution de la douleur), une hypnosedation…mais pas une hypno-anesthésie.
L’info est bien émise, et elle arrive au cerveau…
 
Mais si ça n’anesthésie pas, pourquoi ça marche?
Ça marche, et avec l’utilisation d’un phénomène encore plus impressionnant, selon moi, que si ça anesthésiait vraiment…

La clé du fonctionnement de cette affaire (et nous le verrons, de mon point de vue, probablement de l’hypnose tout court) est, (non pas l’expérience d’anihilation de sensation que serait une véritable anesthésie!) mais de modification perceptive. Soit de modification de sa hiérarchie de traitement ou de sa modalité de traitement.
Lire l'intégralité de l'article du Dr Philippe Aïm

Désintox. Non, une opération à coeur ouvert sous hypnose n'a pas eu lieu - France Tv Info Un homme âgé de 88 ans qui aurait subi une opération à « coeur ouvert uniquement grâce à l'hypnose » ? C’est ce qu'ont affirmé plusieurs médias, dont « BFM TV » et « France 2 » la semaine dernière.

C'est spectaculaire, mais c'est faux ! En réalité, Il y a bien eu une anesthésie, et il ne s'agissait pas d'une opération à coeur ouvert. C'est « France Bleu Nord » qui a le premier raconté cette opération, avant que plusieurs médias ne grossissent un peu le trait.

De quoi parle-t-on vraiment ? D'un patient, qui s'appelle Gérard, qui a 88 ans, et à qui il fallait remplacer une valve aortique. Comment ça marche exactement ? Pour changer une valve aortique, il faut faire une petite incision dans chacune des artères au niveau des hanches. Pour ensuite mettre 2 fils qui remontent jusqu'au coeur. Il ne s'agit donc pas du tout d'une opération à coeur ouvert.

La deuxième information « une intervention uniquement grâce à l’hypnose » est également fausse : car  pour ce genre d'opération, le patient reçoit normalement d'abord une perfusion de morphine ou d'anxiolytique pour le calmer. 

Ensuite place à l’anesthésie locale au niveau de la hanche au moment de l’incision. Hypnose ou pas, le patient, pour l’instant, ne peut pas y couper.
Dans le cas de Gérard, l'hypnose, réalisé par une infirmière, a donc permis de sauter la première étape, mais au moment de l'incision il y a bien eu une anesthésie locale et une petite dose de lidocaïne, comme à chaque fois pour ce genre d'opération.



Grenoble : l’hypnose pour accompagner les femmes atteintes d’un cancer du sein - France Bleu Le mois d’octobre est celui dit « rose » de la prévention du cancer de sein. De nombreuses opérations sont menées en France. A Grenoble, les femmes atteintes par la maladie peuvent être accompagnée par l’hypnose.

D’un bout à l’autre de la maladie, les patientes du CHU de Grenoble peuvent être aidées par l’hypnose. Un soutien pour Anne-Cécile Philippe docteur du centre de cancérologie de la femme à l’hopital « ça ne remplace pas un travail avec un psychologue, c’est quelque chose qui est différent, les patientes décrivent plus de sérénité, plus de calme, elles arrivent mieux à analyser ce qui leur arrive ». L’opération peut notamment être effectuée sous hypnose, en complément d’une anesthésie locale. Le CHU de Grenoble pratique ces opérations depuis plus d’un an « c’est une demande des patientes qui ne souhaitaient pas une anesthésie générale pour diminuer la fatigue post-opératoire » explique Ana Rogé médecin anesthésiste « on va demander à la patiente de choisir un souvenir agréable pour elle ou un endroit où elle est bien, de manière à l’aider à aller dans ce souvenir, dans ce lieu pendant que l’on fait l’intervention ».

L’hypnose aussi présente dans l’après cancer
Le CHU de Grenoble propose aussi aux patientes d’utiliser l’hypnose lors des traitements comme la chimiothérapie, mais également après la guérison. « C’est un moment pas évident pour les patientes, elles doivent se réinsérer dans une vie normale avec une vie qui n’est plus normale pour elles. Souvent les patientes sont satisfaites d’être accompagnées par l’hypnose ».
En France, 59.000 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués chaque année.